Le photographe Adrien Perritaz (en médaillon) a vécu des émotions très fortes en immortalisant
le titre des Dragons
image: watson/adrien perritaz
Le photographe fribourgeois Adrien Perritaz (28 ans) publie Gagnants Magnifiques, un livre auto-édité qui raconte le premier titre national des Dragons. L'artiste a eu des émotions intenses derrière son objectif.
Fribourg a vécu des jours fous entre fin avril et début mai, cette année, avec le premier sacre national de ses hockeyeurs. Au cœur des festivités: Adrien Perritaz, jeune photographe professionnel.
Dans l'intimité du vestiaire ou lors de la parade devant 80 000 personnes; à Davos le soir du titre, le 30 avril, et pendant les festivités les jours suivants dans la capitale cantonale, le Fribourgeois (28 ans) a immortalisé ces moments historiques. Il en a fait un livre, Gagnants Magnifiques, qu'il a verni jeudi dernier sur les bords de la Sarine. Ironie du s(p)ort: il y a neuf mois, il publiait Perdants Magnifiques, une œuvre sur la quête du titre éternelle – et jusqu'alors vaine – des Dragons. Pour watson, il présente sa nouvelle création.
Adrien Perritaz fête le titre historique de Gottéron avec le capitaine, Julien Sprunger, sur la glace de Davos.
image: Mathys Estable
En novembre dernier, vous publiiez Perdants Magnifiques pour raconter la quête éternelle du titre de Gottéron. Vous avez donc dû vite corriger le tir avec Gagnants Magnifiques.
ADRIEN PERRITAZ: Je voulais que le sujet de mon premier livre soit la saison du titre, et j'en ai eu marre d'attendre! (Rires) En prenant du recul, je me suis dit qu'il y avait aussi une histoire à raconter à travers la quête impossible de ce premier sacre. Quand j'ai fait le vernissage de Perdants Magnifiques, quelques joueurs sont venus et je leur ai dit en rigolant: «Vous ne m'en voudrez pas pour le titre, mais je compte sur vous pour pouvoir bientôt sortir Gagnants Magnifiques!»
«Et quelques mois après, il est là. Ils ont bien fait le travail!»
Mais attention: ce n'est pas parce qu'on a gagné une fois le titre que ça efface toute l'histoire du club, qui est quand même plutôt celle d'un perdant magnifique.
Il y a un sacré contraste entre les histoires racontées dans vos deux livres.
Oui, et il y a aussi une grande différence de conception. Perdants Magnifiques, c'est une sorte de best-of de mes photos sur dix ans. Pour Gagnants Magnifiques, les trois quarts des images ont été prises en trois jours, à savoir celui du 7e match, le lendemain avec la fête et le samedi lors de la parade.
Adrien Perritaz aime capter les détails, comme ce système ingénieux de livraison de bières.
image: adrien perritaz
Artistiquement aussi, vous voyez de grandes différences?
Dans Perdants Magnifiques, il y a plus de détails et un accent mis sur l'esthétisme. Gagnants Magnifiques, lui, est davantage conçu comme un documentaire: il s’agit de raconter cette semaine historique pour Fribourg. Il y a aussi plus de plans larges pour montrer la foule. Je voulais vraiment que le lecteur ait cette impression de «Waouh!» en tournant les pages, en découvrant cette foule immense et si impressionnante lors des festivités en ville.
«Je connais des fans de Gottéron qui n'ont pas pu être à la parade, alors mon but était de leur permettre de vivre ces moments à travers le livre»
Vous avez aussi dit que votre volonté, c’était de laisser une trace.
Oui, clairement. Le premier livre, je l'ai fait un peu plus pour moi. Celui-ci, il est pour les Fribourgeois et les Fribourgeoises, les supporters et les joueurs aussi.
«Au vernissage, il y avait des gens de 2 à 90 ans. Des bébés aux grands-mamans. Gottéron, ça représente vraiment cela»
D'ailleurs, dans mes livres, il y a plus de photos de supporters que de hockey. Ça me tient à cœur de montrer cet aspect du sport. Mon premier livre, je le voyais aussi comme un hommage aux fans et aux joueurs qui se sont battus pour ce club, sans gagner le titre. Gagnants Magnifiques, c'est la délivrance, mais toujours en montrant ce peuple fribourgeois.
Les liens humains sont au cœur du travail d'Adrien Perritaz
image: adrien perritaz
C'est surtout une aventure humaine que vous mettez en avant.
C'est exactement ça. Et j'aime le lien que les photos peuvent créer. Au vernissage, un père est venu me dire qu'il était tellement fier quand il a découvert dans mon livre la photo de ses deux enfants, prise lors d'une séance de dédicaces des joueurs, grimés avec un dragon sur la joue. J'ai plein de petites histoires comme celle-là. A chaque fois, des gens viennent avec des anecdotes liées à un moment que j'ai photographié et qu'eux ont vécu de l'autre côté de l'appareil.
Vous avez aussi eu des retours de la part du club?
Oui, certains joueurs m’ont dit qu'ils étaient hyper contents, car mes photos leur rappellent ces beaux souvenirs. Mais je dois préciser que mon livre est un projet totalement indépendant du club. Il est auto-édité et il n'a rien à voir avec les mandats externes que j'ai avec Fribourg-Gottéron, et ce même si certaines des photos de l'ouvrage ont aussi été publiées sur les réseaux sociaux du HCFG.
«C'est un livre d'auteur, pas de promotion ou de communication du club»
Je suis donc libre de tous mes choix. C'était aussi le cas pour Perdants Magnifiques.
Gagnants Magnifiques (2026) en bref
- Ouvrage de 208 pages (150 photos), auto-édité par le photographe fribourgeois indépendant Adrien Perritaz
- Il raconte le premier sacre de champion suisse de hockey sur glace de Fribourg-Gottéron
- Des clichés inédits du match décisif à Davos le 30 avril 2026 et des festivités qui ont eu lieu les jours suivants à Fribourg
- Publié à 3 000 exemplaires (50 CHF pièce) pour la version normale. Une édition spéciale (100 exemplaires à 145 CHF) est également en vente
- Les exemplaires sont disponibles sur le site internet d'Adrien Perritaz (cliquez ici) ou dans les librairies Albert le Grand et Payot à Fribourg; à la librairie du Vieux-Comté à Bulle
Une question difficile maintenant: les photos les plus marquantes de Gagnants Magnifiques?
Effectivement, c'est toujours délicat en tant que photographe de mettre en avant une image plutôt qu'une autre. D'ailleurs, le travail de tri est lui-même difficile: j'ai pris 20 000 photos en trois jours, pour n'en garder que 150... Je rêvais depuis longtemps d'aller dans le vestiaire, juste après le sacre, pour immortaliser les joueurs avec le cigare à la bouche.
«Alors la photo de Julien Sprunger comme ça est assez mythique. Celle-là, beaucoup de fans fribourgeois l'attendaient!»
Elle a été publiée rapidement sur les réseaux sociaux. D'ailleurs, j'ai vu que des supporters en ont fait des stickers, qu'ils ont collés sur les sommets fribourgeois. Ça fait plaisir de voir qu'elle est devenue une image iconique!

Une photo iconique de la légende, Julien Sprunger
image: adrien perritaz
Et sinon?
Il y en a une autre de Sprunger. Il est de dos, face à la cathédrale et avec la coupe sur l'épaule. C'est une image forte symboliquement. Pareil avec la photo de Christoph Bertschy sur le balcon du bar Le Belvédère, le lendemain, qui présente le trophée à la ville.
«Pour moi, les images de la foule à Fribourg étaient autant marquantes, voire plus, que le moment où les joueurs ont soulevé la coupe à Davos»
Là-bas, sur le moment, je ne réalisais pas vraiment ce qui était en train de se passer. J'étais concentré à prendre mes photos. C'est après coup que mes émotions sont sorties.
Christoph Bertschy au balcon du Belvédère
image: adrien perritaz
Vous vous souvenez d'un moment en particulier?
Déjà en arrivant à Fribourg depuis Davos, dans la nuit, en voyant tout ce monde à la patinoire, tu commences à prendre conscience de la portée de l'événement.
Mais c'est le samedi, avec 80 000 personnes à la parade, que j'ai vraiment réaliser.
«Quand les joueurs m'ont fait monter sur le camion pour prendre des photos, devant la cathédrale, j'ai pleuré. Là, rien que d'en parler, j'en ai encore les frissons!»
Ça a dû être un sacré moment.
C'était incroyable! D'habitude, dans ce genre de manifestations, c'est un peu la guerre pour prendre des photos: tu es bousculé, les gens ne sont pas contents quand ils te voient arriver avec ton appareil. Ce jour-là, j'ai vécu des choses hors du commun: les gens m'offraient à boire et me félicitaient. Tout le monde était heureux. Il y a même deux gars qui m'ont porté sur leurs épaules pour que je puisse prendre une photo aérienne de la foule.
Le moment où Adrien Perritaz a été pris par l'émotion
image: adrien perritaz
Vous êtes un grand fan de Gottéron. Pour un photographe, être amoureux d'un club, ça change quoi?
C'est un avantage, notamment grâce à mes mandats que j'ai pour Gottéron depuis douze ans. Sur la durée, on construit une relation de confiance avec les joueurs et les supporters. Un exemple: les ultras n'aiment pas être photographiés, car ils ne veulent pas que leur visage soit montré. Si c'est un photographe lambda qui débarque pour les prendre en photo, ils vont vite le faire partir.
«Moi, ils me connaissent et me font confiance: ils savent que je ne vais pas montrer leur visage, mais plutôt un tatouage sur le bras ou un fumigène»
Du coup, j'ai pu photographier plusieurs de leurs cortèges et publier ces images.
Et avec les joueurs?
Là aussi, il y a une relation de confiance, et même d'amitié avec certains, qui se tisse. Pour la photo intimiste de Bertschy au Belvédère, ils ne se sont pas demandé si c'était ok ou non que je fasse des photos à ce moment. C'était juste normal pour eux. Tu finis par faire partie du décor. Dans Gagnants Magnifiques, Julien Sprunger m'a fait le plus beau compliment possible dans la préface qu'il a écrite. Un moment, il dit: «Il y a cette photo, mais je n'avais même pas vu que tu étais là pour la prendre».
La cathédrale, Sprunger et le premier trophée de champion: trois symboles forts de Fribourg
image: adrien perritaz
il y a une photo que vous regrettez de ne pas avoir prise?
Oui. Le vendredi matin, après le retour de Davos et les premières festivités à Fribourg, j'ai dû rentrer chez moi pour me reposer un peu et recharger les batteries de mes appareils. J'ai ensuite rejoint l'équipe au Belvédère un peu plus tard dans la matinée.
«Là-bas, j'ai appris que durant les deux heures où je n'avais pas été avec les joueurs, il s'était passé une scène folle: ils promenaient la coupe en ville, dans un caddie. Cette photo, j'aurais bien voulu l'avoir!»
Mais bon, en même temps, si je n'étais pas rentré me reposer un peu, je n'aurais pas tenu la journée après et j'aurais raté d'autres photos. On ne peut pas tout avoir!
La couverture rouge de l'ouvrage attire l'œil. Mais cette couleur, ce n'est pas vraiment Gottéron, non?
Comme je l'ai dit à mes amis lausannois, ce n'est en tout cas pas un hommage au Lausanne HC! (Rires) En fait, c'est la couleur du G sur le logo de Gottéron.
«C'est aussi celle de l'amour et de la passion, alors je trouvais qu'elle collait bien avec le contenu de mon livre»
Au-delà des photos, ça me tenait à cœur de produire un bel objet de collection, construit avec des matériaux nobles et produit localement. Mon choix de l'imprimerie Courvoisier-Gassmann à Bienne va dans ce sens.
Gagnants Magnifiques est publié à 3 000 exemplaires, un tirage volontairement restreint
pour en faire un objet de collection
image: Titouan Bessire
il y a aussi ce «perdants» barré, remplacé par «gagnants».
Oui, c'est un moyen de dire: «Regardez, j'ai fait la correction qu'on attendait tous»! Dès le soir du sacre, alors que je n'avais pas encore eu l'idée d'un deuxième livre et encore moins son titre, j'ai reçu des dizaines de messages de gens qui me demandaient: «C'est quand que tu publies Gagnants Magnifiques?». Le projet et son titre se sont imposés d'eux-mêmes. Je dois aussi vous dire que juste avant ce fameux 7e match décisif, j'ai fait un pari risqué...
On vous écoute!
Juste avant de partir pour Davos, je suis allé le matin dans un magasin spécialisé à Berne pour acheter un nouvel appareil photo. Parce que j'étais stressé, je me disais: «Purée, si Gottéron gagne, il faudra que je sois vraiment prêt à immortaliser ce moment!» J'avais déjà plusieurs boîtiers, mais je voulais absolument assurer le coup. Alors j'ai pris ce gros risque: acheter un appareil à 3 000 francs. Mais je suis bien content de l'avoir fait, cet achat m'a bien servi!
Un autre cœur acquis aux Dragons👇
Carlos Varela (en médaillon) est un fervent supporter de Fribourg-Gottéron.
image: watson
On connaît Carlos Varela (48 ans) pour sa belle carrière en Super League et ses commentaires avisés en foot sur blue Sport. Mais le natif de Genève voue aussi, depuis plusieurs années, une passion aux tout frais champions de Suisse de hockey sur glace.
Carlos Varela (48 ans) est Genevois et habite à Berne. Autrement dit: il coche toutes les cases pour ne pas supporter Fribourg-Gottéron, Genève-Servette et le CP Berne étant les deux grands rivaux des Dragons. Sans compter qu'il est rare de voir d'anciens footballeurs pros, comme lui, s'intéresser de près au hockey sur glace.
Pourtant, l'ex-milieu de terrain de Super League (Servette, Bâle, YB ou encore Xamax) et actuel consultant foot chez blue Sport est un grand amoureux de Gottéron, et depuis longtemps. Il soutient même avec ferveur les Dragons. Pour preuves: ses nombreuses stories postées sur les réseaux sociaux pour fêter le premier sacre national des Fribourgeois. Il nous raconte cet amour irrationnel.
Carlos Varela est tombé fou amoureux des Dragons il y a dix ans.
Image: KEYSTONE
Un Genevois qui habite Berne et qui soutient Fribourg, c'est quand même très particulier!
CARLOS VARELA: Oui, beaucoup de monde me le fait remarquer! (Rires) Mais vous savez, quand j'ai quitté Genève en 1999, Servette n'était pas encore remonté en National League, et je ne suivais pas encore le hockey. Et oui, j'habite le canton de Berne depuis 18 ans, mais je suis seulement à dix minutes de voiture de Fribourg. Ce qui me permet d'aller souvent à la BCF Arena.
«En fait, je suis tombé fou amoureux de Gottéron il y a dix ans. A mon premier match là-bas, je suis resté scotché par l'ambiance!»
J'ai visité d'autres patinoires, mais je n'ai jamais vu un engouement aussi fort qu'à Fribourg. Cette passion, c'est juste dingue!
Vos deux jobs sont aussi à Fribourg (blue Sport et Otis), ça aide aussi à devenir fan.
Oui, clairement! C'est en côtoyant tous les jours de grands supporters de Gottéron que je suis moi-même devenu un fan absolu. Ils m'ont raconté l'histoire de ce club, je l'ai adorée. Je suis allé visiter l'ancienne patinoire en Basse-Ville, j'ai commencé à mettre un maillot aux matchs. Je ne suis pas né Gottéron, ni hockey, mais je le suis devenu. Comme on dit: «Une fois Fribourg, pour toujours Fribourg».
«Le Dragon m'a pris!»
Le samedi, à la parade de l'équipe pour fêter le titre, j'ai vu des gamins de 15 ans pleurer, des personnes âgées aussi. Mais des jeunes de 15 ans pleurer pour ce sacre, c'est fou! Ça veut dire que leurs parents et même leurs grands-parents leur ont raconté toute l'histoire de ce club, leur ont injecté cette passion dès leur plus jeune âge. Ça prouve la ferveur. J'adore ça! Une autre chose durant la finale m'a rappelé pourquoi j'aime autant ce club...
Le jeudi 30 avril à Davos, Gottéron est devenu champion de Suisse pour la première fois.
Image: KEYSTONE
On vous écoute!
Quand Gottéron était mené 3-2 dans la série, j'entendais tous les fans à Fribourg dire: «Quoi qu'il arrive, ce que Gottéron est en train de nous offrir, c'est extraordinaire!» Franchement, c'est magnifique d'entendre ça!
«L'amour pour un club ne doit pas venir des titres qu'il gagne. A Fribourg, personne n'aurait craché sur l'équipe si elle n'avait pas réussi à gagner le titre»
Au contraire, dans certains clubs, de foot par exemple, des supporters disent: «Si c'est pour perdre une finale, autant ne pas y aller». Mais non, c'est faux! Le sport, c'est les émotions, c'est l'amour du maillot. D'ailleurs, quand je jouais, c'était mon moteur.
Vous êtes abonné à la BCF Arena?
Non, mais je vais voir environ 20 matchs par saison. Grâce à des connaissances qui, elles, ont l'abonnement. Quand l'une d'elles ne peut pas aller au match, je suis toujours le premier sur la liste pour la remplacer! (Rires) Chaque fois que je peux y aller, j'y vais.
Carlos Varela adore Gottéron, mais aussi le hockey en général.
Une preuve: il pose avec l'ancien capitaine du Lausanne HC, Joël Genazzi.
image: dr
Et à la patinoire, vous êtes quel genre de fan?
Je ne vais pas dans le virage et je ne connais pas tous les chants, mais je porte toujours les couleurs du club.
«Pour moi, c'est impossible d'aller voir un match en mode bouteille de champagne au VIP. J'ai toujours besoin de vibrer»
Même pour des équipes pour lesquelles je ne suis pas supporter. Par exemple, on est allé voir AC Milan-Gênes avec mes deux filles de 13 ans et 12 ans. Et on a choisi notre camp, on a acheté une écharpe du Milan, pour vibrer.
En parlant de vibrer, vous avez fêté comment ce premier sacre de Gottéron?
Le soir du match décisif, j'ai dû rester chez moi. Je l'ai regardé à la TV mais... j'ai tout éteint au début de la prolongation. Il fallait que je tente quelque chose de différent: les autres matchs, quand je regardais, ça tournait toujours en faveur de Davos. Du coup, j'ai juste attendu la notification du résultat sur mon téléphone. J'étais sur mon balcon et, tout à coup, j'ai lu: «Gottéron est champion!»
Et ensuite?
Là, c'est parti! J'ai téléphoné à des amis qui étaient à la patinoire à Fribourg, devant l'écran géant, pour fêter avec eux en appel vidéo. Je voulais les rejoindre, mais on m'a dit que tous les accès étaient bouchés.
«Et je n'ai bien sûr pas oublié de contacter tous ceux qui étaient contre Fribourg, pour les chambrer»
Mais de manière bon enfant. J'aurais vraiment bien voulu être sur place pour célébrer...
80 000 personnes ont assisté à la parade des nouveaux champions de Suisse, samedi à Fribourg.
Une ferveur unique dans le pays.
image: Keystone
Mais vous vous êtes rattrapé avec la parade en ville le samedi.
Oui, j'y suis allé avec des potes. On n'a pas pu approcher les joueurs, car il y avait trop de monde autour. Mais c'était impossible pour moi de ne pas venir à Fribourg ce jour-là, il fallait absolument marquer le coup!
Yoann Graber