"Sous un maillot qui se porte avec fierté, si tu le portes; il faudra le mouiller !" Fan's Club Fribourg Gottéron

6 août 2026

Estelle Duvin: «Fribourg est un projet ambitieux dans lequel je me reconnais»

 

Internationale française depuis l’âge de 16 ans, Estelle Duvin fait partie des figures majeures du hockey féminin tricolore. Passée par le Canada, la Finlande et la Suisse au fil de sa carrière, l’attaquante de 29 ans s’est imposée comme une joueuse d’expérience au profil complet. Après trois saisons sous les couleurs de Berne, elle a choisi de relever un nouveau défi en rejoignant les Fribourg-Gottéron Ladies, où elle entend mettre son intensité, son leadership et son vécu international au service des ambitions du club. Interview.

Estelle, vous avez surpris beaucoup de monde en quittant Berne pour Fribourg-Gottéron Ladies. On vous imaginait poursuivre votre aventure dans la capitale. Qu’est-ce qui a motivé ce choix?

Cela faisait plusieurs années que j’étais installée dans la région bernoise, d’abord à Thoune, puis à Berne. J’y ai vécu trois très belles saisons et je me suis toujours sentie bien dans ce club. Mais tout au long de ma carrière, j’ai souvent changé d’environnement. J’ai beaucoup voyagé et, à un moment, j’ai ressenti le besoin de relever un nouveau défi.

Qu’est-ce qui vous a le plus séduite dans le projet fribourgeois?

J’ai trouvé un club qui avance étape par étape, avec une vraie vision. Rien n’a été construit dans la précipitation. L’équipe grandit progressivement et continue de franchir des paliers. C’est exactement le type de projet auquel j’avais envie d’être associée. Fribourg est aussi un club ambitieux. Je me sens bien en Suisse et cette opportunité est arrivée naturellement.

Vous avez connu plusieurs championnats au cours de votre carrière. Votre parcours est assez atypique…

Oui, j’ai toujours aimé découvrir de nouveaux environnements. Après mes débuts en France, je suis partie au Canada où j’ai effectué une première saison à l’Université du Maine avant de poursuivre mes études à Montréal. À cette époque, la PWHL n’existait pas encore et, une fois mon cursus universitaire terminé, il était logique pour moi de revenir en Europe afin de poursuivre ma progression.

Vous avez ensuite choisi la Finlande avant de rejoindre la Suisse. Pourquoi?

J’avais envie de découvrir un autre hockey, un championnat reconnu en Europe et de franchir une nouvelle étape vers le professionnalisme. La Finlande représentait une formidable opportunité et je n’ai jamais regretté ce choix. Par la suite, une possibilité s’est présentée en Suisse. Les conditions proposées étaient excellentes, le championnat était en pleine évolution et cela correspondait parfaitement à ce que je recherchais.

Vous avez quitté la Finlande assez rapidement , finalement…

Ce n’est absolument pas parce que je ne m’y plaisais pas. J’ai adoré vivre à Turku et j’ai énormément apprécié le championnat finlandais. À l’époque, il faisait même partie des meilleures ligues européennes. Mais le championnat suisse a énormément progressé ces dernières années. Depuis mon arrivée, j’ai vu son évolution saison après saison. Aujourd’hui, je pense sincèrement que la Women’s League offre un niveau de jeu supérieur à celui de la Finlande, avec de meilleures conditions de travail pour les joueuses. C’est devenu un championnat très attractif.

La PWHL reste-t-elle un objectif?

Oui, forcément. C’est une ligue qui continue de grandir et qui attire les meilleures joueuses du monde. Je suis ce qui s’y passe avec beaucoup d’attention et je regarde aussi le parcours des joueuses européennes qui tentent leur chance. Aujourd’hui, je me sens vraiment bien en Suisse. J’y ai trouvé un excellent équilibre entre le hockey et ma vie personnelle. Cela ne veut pas dire que je ferme la porte à la PWHL, bien au contraire, mais pour l’instant je suis pleinement investie dans mon projet ici.

Question un peu indiscrète de journaliste: votre contrat avec Fribourg prévoit-il une clause de départ en cas d’offre de la PWHL?

Oui, il y en a une. C’est quelque chose qui me semblait logique.

À 29 ans, vous estimez donc que cette aventure reste encore envisageable?

Bien sûr. Je pense que j’ai encore de belles années devant moi. Pour le moment, toute mon énergie est tournée vers Fribourg, mais si une opportunité se présente un jour, je l’étudierai avec attention.

Vous êtes originaire de Dunkerque. Il y a pourtant une vraie culture du hockey!

Oui, même si ce n’est pas le plus grand club de France, il existe une véritable ferveur populaire. La ville vit au rythme de son célèbre carnaval et cette identité se retrouve aussi à la patinoire. Pendant les matches, un orchestre joue les airs traditionnels du carnaval, ce qui crée une ambiance vraiment unique. La patinoire est presque toujours pleine et les supporters sont très attachés à leur équipe.

À vos débuts, vous avez évolué avec les garçons. Avez-vous vu le hockey féminin progresser en France?

Oui, même si cela avance encore trop lentement. Quand j’ai commencé, il n’y avait tout simplement pas d’équipe féminine à Dunkerque. J’ai effectué tout mon hockey junior avec les garçons. Depuis quelques années, une équipe féminine a été créée et plusieurs clubs français suivent le même chemin. C’est une évolution positive. En revanche, le niveau général reste encore insuffisant. Aujourd’hui, la plupart des internationales françaises évoluent à l’étranger pour continuer à progresser. Cela montre qu’il reste encore beaucoup de travail avant de disposer d’un championnat pleinement professionnel.

L’équipe de France – qui a participé au dernier tournoi olympique – joue donc un rôle essentiel dans le développement du hockey féminin?

Oui, c’est probablement notre meilleure vitrine. Chaque fois que nous organisons un tournoi international en France, on constate un véritable engouement dans la ville qui accueille la compétition. Les personnes qui viennent découvrir le hockey féminin repartent généralement séduites. Le problème, c’est que nous ne sommes pas encore assez visibles médiatiquement. Il faut continuer à montrer que le hockey féminin existe et mérite davantage d’attention.

Vous avez découvert l’équipe de France très jeune.

J’ai été sélectionnée en équipe A à 16 ans. C’était évidemment très précoce, mais aussi une expérience extraordinaire.

Les joueuses françaises sont de plus en plus nombreuses à évoluer à l’étranger…

Pendant longtemps, il était difficile pour une Française de convaincre un club étranger. La France n’était pas vraiment identifiée comme un pays de hockey et nous devions souvent faire davantage nos preuves. Des joueuses avant nous ont ouvert la voie et nous essayons aujourd’hui de poursuivre ce travail. Chaque Française qui réussit dans un championnat étranger contribue à changer le regard porté sur notre hockey et peut donner envie à d’autres clubs de faire confiance aux joueuses françaises.

Après plusieurs saisons à Berne, quelles sont vos premières impressions de Fribourg-Gottéron Ladies?

Je n’ai pas encore eu l’occasion de partager la glace avec mes nouvelles coéquipières, mais j’ai déjà rencontré les dirigeants et découvert le fonctionnement du club. Ce qui m’a frappée, c’est l’intégration de l’équipe féminine au sein de l’organisation. J’ai le sentiment que Fribourg est aujourd’hui un peu plus avancé que Berne dans ce domaine. Les infrastructures sont de grande qualité. Les joueuses disposent d’un véritable vestiaire, notamment grâce aux aménagements réalisés pour le Championnat du monde, et nous avons accès à la même salle de musculation que les hommes. À Berne, les conditions étaient plus modestes. Ce sont des détails qui montrent que le club investit réellement dans son équipe féminine.

On parle aussi de votre intelligence de jeu?

C’est toujours agréable d’entendre ce genre de compliment. Si les gens ont cette image de moi, c’est sans doute parce que j’essaie de prendre les bonnes décisions et d’aider mes coéquipières à être meilleures sur la glace. J’aime porter le palet, provoquer mes adversaires et imposer beaucoup d’intensité.

Vous avez déjà une idée de l’effectif qui vous attend ?

J’ai suivi les mouvements durant l’été. Nous avons une équipe relativement jeune, mais cela ne me paraît pas être un problème. Au contraire, cette jeunesse peut apporter beaucoup d’énergie et d’enthousiasme.

L’objectif?

Continuer à progresser, aider Fribourg à franchir un nouveau palier et tout faire pour jouer les premiers rôles. Quand je viens dans une équipe, c’est toujours pour gagner le championnat, même si je suis consciente que Zoug a encore une tête d’avance…

Philippe Ducarroz

planetehockey.com

John Gobbi se justifie sur la nouvelle règle des 18 matchs minimum pour les abonnés




Fribourg-Gottéron a instauré une nouvelle condition à l'utilisation des abonnements saisonniers. Dans la dernière version des conditions générales de la billetterie, publiée le 19 juin dernier, il est écrit que "l'abonné doit en principe assister à au moins 18 des 26 matchs à domicile de la saison régulière." Dans le cas contraire, le club se réserve le droit de ne pas renouveler l'abonnement à la prochaine échéance.

À noter que le fait de mettre son abonnement à disposition d'une autre personne via le marché secondaire ou la plateforme officielle du club est accepté comme une utilisation valable. 

Des exceptions pourront être acceptées, pour des absences justifiées, en cas de maladie ou de cas de force majeur par exemple, selon l'appréciation du club et sur présentation d'un justificatif.

Le point sur l'infirmerie

 

Fribourg-Gottéron a repris l’entraînement sur glace avec quatre joueurs à l’écart. Andrea Glauser, touché au genou, devra encore patienter plusieurs mois avant de retrouver la compétition comme nous vous en faisions part.

Marcus Sörensen et Ludvig Johnson souffrent pour leur part de blessures mineures. Les deux cas ne suscitent pas d’inquiétude particulière selon Roger Rönnberg confirme La Liberté.

La situation de Sandro Schmid est davantage incertaine. Blessé lors du dernier match de la saison régulière, l’attaquant de 26 ans poursuit sa récupération et travaille notamment avec le staff médical. Il a retrouvé la glace individuellement mercredi, mais estime ne pas encore avoir récupéré toute sa force.

Sa présence au début de la saison 2026-27 reste donc incertaine.

swisshabs.ch

4 août 2026

Gottéron a trouvé son Maître… GIMS

 

GIMS a reçu le chandail es Dragons - Photo: Insta/agence_uptoyou


Le passage de GIMS à l’Estivale Open Air d’Estavayer-le-Lac n’a pas seulement marqué les esprits par son concert. À l’issue de sa prestation, qui a lancé en fanfare la 34e édition du festival devant un public conquis, la star française s’est vu remettre un cadeau très fribourgeois: un maillot officiel de Fribourg-Gottéron. L’artiste était l’une des principales têtes d’affiche de la soirée d’ouverture de l’événement, organisée sur la place Nova Friburgo.

Le présent a rapidement attiré l’attention des amateurs de hockey sur les réseaux sociaux. En offrant le chandail des Dragons à GIMS, les organisateurs ont tenu à mettre en avant l’un des symboles sportifs les plus populaires du canton. Un clin d’œil apprécié qui vient renforcer le lien entre deux univers capables de rassembler des milliers de passionnés: la musique et le hockey sur glace. Pour Fribourg-Gottéron, cette apparition constitue également une belle vitrine. Le maillot du club a ainsi accompagné l’un des artistes francophones les plus populaires du moment.

planetehockey.com

Comment se déroulent les tests physiques à Fribourg-Gottéron?

 

«Le pire test? Tu veux dire celui qui me fait le plus ch***? Clairement le Yo-Yo test.» C’est un mauvais moment à passer. Le plus redouté par Yannick Rathgeb mais aussi Benoît Jecker. «Je stresse toujours pour ce Yo-Yo test alors que je suis en ligue A depuis 13 ans. Sur le papier, ça n’est rien de plus qu’un test d’endurance et de résistance de 15-20 minutes. Pourtant, je ne suis jamais aussi content que lorsque j’en ai terminé avec cette histoire…» Ce lundi et mardi ont lieu les traditionnels tests physiques d’avant-saison de Fribourg-Gottéron. Deux journées bien remplies durant lesquelles les Dragons enchaînent en parallèle les shootings photos. Le début de l’entraînement sur glace n’aura lieu que mercredi matin. D’ici là: souffrir, sourire, souffrir, sourire.

La préparation physique à proprement parler arrivant à son terme, il est temps de mesurer les progrès effectués. Les résultats de cette semaine seront ainsi comparés avec ceux collectés lors de la reprise, début juin. «Il y a forcément une amélioration entre le début et la fin de l’été, sinon tu as fait quelque chose de faux», explique Benoît Jecker, «libéré d’un poids» et pour cause: il en a fini pour cette année avec le Yo-Yo test. Encore lui.

Répéter des efforts

De cette hantise des hockeyeurs qui n’est autre que le quotidien de nombreux sportifs, parlons-en. Le Yo-Yo fait référence à ce test d’endurance intermittente qui évalue la capacité d’un individu à répéter des efforts de haute intensité avec de courtes périodes de récupération. Il consiste à effectuer des allers-retours de 20 mètres, à la course, au rythme de signaux sonores dont la vitesse augmente progressivement. Couramment utilisé dans les sports collectifs, il permet d’estimer les capacités cardiovasculaires: la fameuse Vo2 max. Celle de Yannick Rathgeb est estimée à 57, ce qui le situe dans la fourchette «excellente». A l’option course à pied, «Radi», a préféré le vélo. «Nous pouvons choisir entre les deux sports mais la douleur reste la même. Toutes les 60 secondes, la charge augmente de 50 watts. Tu n’arrêtes pas tant que tu n’as pas atteint ta limite. Un exercice dans lequel je me débrouille plutôt bien.»

Pas de quoi fanfaronner pour autant: «Passé 30 ans, tu ne te compares plus aux autres. Surtout pas aux plus jeunes», lance le défenseur, qui a trouvé son maître. Ses maîtres. Il se raconte en effet que «Dorthe et Nicolet sont pas mal du tout». Voilà justement les deux jeunes qui débarquent devant le vestiaire, frais comme (de) la rose. «Le Yo-Yo test? Ça va franchement! Il ne faut pas en faire une montagne», se marre Nicolet (23 ans), seulement battu par Jan Dorthe (20 ans) dans le groupe passé à la casserole lundi matin. «J’ai tenu jusqu’au palier 21,7. C’est pas mal mais j’ai déjà eu fait mieux», révèle l’attaquant. A défaut d’avoir trouvé Antti Ropo, le nouveau préparateur physique des Dragons, on a demandé à ChatGPT ce qu’il pensait de cette performance. «Atteindre le palier 22 correspond généralement à un excellent niveau d’endurance intermittente.» Puisqu’il le dit.


« On regarde ce qu’on doit améliorer et on fait un plan en conséquence pour la saison »

Kevin Nicolet·Attaquant de Fribourg-Gottéron


Voilà qui risque de réjouir Roger Rönnberg. Car non, le préparateur physique n’est pas le seul membre du staff à débriefer les métriques récoltées avec les principaux concernés. Chacun d’entre eux aura droit à sa visite dans le bureau du boss, impatient de décortiquer la feuille de route de ses 27 poulains (en comptant Elijah Neuenschwander, Alessio Guignard et Yannik Boppart). Endurance, résistance mais aussi force, puissance et accélération: tout athlète a son talon d’Achille. «On regarde ce qu’on doit améliorer et on fait un plan en conséquence pour la saison», ajoute Kevin Nicolet, qui sait très bien sur quoi professeur Rönnberg insistera dans son cas. «Mais ça, c’est entre lui et moi», élude habilement l’attaquant.

Marge de progression

Craint-on le meeting privé avec le coach, réputé pour son exigence? «Franchement, non, assure Benoît Jecker. Du moment que tes chiffres ne sont pas en dessous de ceux de l’année précédente, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.» Confiant, Henrik Borgström l’est aussi. Arrivé légèrement blessé et pas tant affûté il y a 12 mois, le Finlandais avait patiné après ses sensations durant tout l’automne et une partie de l’hiver. Pas du genre à laisser couler, Roger Rönnberg lui avait donné du fil à retordre. «Contrairement à l’an passé, j’ai pu travailler normalement, sur et en dehors de la glace. Je suis en bien meilleure forme», se réjouit le topscorer de la saison du titre.

La journée de mardi sera consacrée aux tests sur la glace. Gardien de sa nature, Ludovic Waeber aura droit à un programme allégé. «Je ne crois pas qu’on devra faire les accélérations comme les joueurs.» Ce n’est pas pour autant que le successeur de Reto Berra passe un bon quart d’heure. «Pendant les 20 minutes de vélo à fond, tu as l’impression de crever. Mais c’est pour la bonne cause.»

Pierre Schouwey

laliberte.ch