"Sous un maillot qui se porte avec fierté, si tu le portes; il faudra le mouiller !" Fan's Club Fribourg Gottéron

20 mars 2026

La der de Reto Berra avec Fribourg

 

Lors du media day de Fribourg Gottéron, Reto Berra était beaucoup moins demandé que Julien Sprunger. Logique, puisque le No 86 est la coqueluche de la BCF Arena et il va mettre ce printemps un terme à 24 années de carrière, toutes avec les Dragons.

Pourtant, une autre page va se tourner cet été sur le plateau de Saint-Léonard. Débarqué en 2018, le portier zurichois va retourner dans la banlieue de la plus grande ville de Suisse, lui qui a signé pour deux ans à Kloten. «Mais je pense que je suis très, très loin de ce que Julien représente pour Gottéron, tempère, modeste, le dernier rempart. D'ailleurs, je suis aussi content que le focus soit sur lui (rires).»

«Je remercie les fans»

Reto Berra se souvient de Julien Sprunger l'adversaire, avant du coéquipier. «Il y a une vingtaine d'années, je me souviens d'avoir évolué ici et il y avait déjà ce grand et tellement bon joueur, sourit le gardien. C'est lui le maître ici et je me répète, tout le focus est sur Sprunger!»

Problème pour lui, en face de nous, c'est bel et bien le No 20 de la BCF Arena. Donc, le temps de l'interview, on se concentrera sur lui. Car lui aussi est très apprécié sur le plateau de Saint-Léonard. «C'est vrai et je profite de l'occasion pour remercier du fond du cœur tout le public pour l'amour et le soutien que j'ai reçus, appuie Reto Berra. Je vois beaucoup de maillots avec mon nom dans les tribunes et je remercie les fans pour la manière dont il m'ont accueilli et traité durant huit ans.»

À la conquête d'un deuxième titre

Reto Berra n'a sans doute pas compté le nombre de fois où il a été rappelé par le public, mais il fait sans doute monter la moyenne. «Fribourg est devenu ma deuxième maison, souligne-t-il. Il y a une grande histoire, mais surtout des gens incroyablement gentils, qu'on rencontre aussi en dehors de la patinoire.» Si le dernier rempart ne peut pas sortir le meilleur ou le pire moment vécu sur ses huit années dans le canton de Fribourg, il espère sans doute que le plus beau reste à venir.

Terminer son aventure avec les Dragons par un titre le fait évidemment rêver. «Évidemment, ces derniers play-off sont spéciaux pour moi, appuie le portier. Mais ce sera le cas pour tout le groupe. Il y aura de l'émotion quand tout ceci sera terminé mais nous sommes à un jour des play-off et je n'y pense pas. Je me concentre uniquement sur ma tâche de gardien.»

Celle-ci, en play-off, est légèrement différente qu'en saison régulière. «Là, on va chercher cet instinct de survie en soi, mime-t-il avec son poing au niveau de sa cage thoracique. C'est pour ça que l'intensité est aussi élevée, avec des matches tous les deux jours. C'est un autre hockey.» Un hockey qu'il connaît bien, à passé 39 ans. Champion en 2009 avec Davos, Reto Berra a forcément envie de décrocher un deuxième titre en National League. Peut-être sa dernière chance, avant de retourner chez de plus modestes Aviateurs. Y pense-t-il? «Tout ça est très hypothétique, répond-il. Avec des si…»

Matthias Davet

blick.ch

Shawn Heins: «Julien… mon capitaine»!»

 


Dans l’histoire du HC Fribourg-Gottéron, certains noms étrangers ont laissé une empreinte indélébile. Après les légendaires Vyacheslav Bykov et Andrei Khomutov, difficile de ne pas penser à Shawn Heins parmi les figures qui ont marqué durablement le club. Défenseur charismatique et leader respecté, il avait été l’un des piliers de l’épopée de 2013, lorsque les Dragons avaient atteint la finale de National League. Plus de dix ans plus tard, son attachement au club reste intact. «Bien sûr que je suis Gottéron, mon cœur sera toujours avec eux», confie-t-il

S’il reconnaît la qualité de l’équipe actuelle, il refuse toutefois de s’enflammer. «Dire qu’ils sont proches d’un titre, c’est la première erreur. Ce qui a été fait en saison régulière ne veut plus rien dire. En play-offs, tout recommence à zéro.»

Comparer les générations reste également délicat à ses yeux. «Le jeu est très différent aujourd’hui, avec plus d’étrangers et moins de jeu physique», explique-t-il. Avant d’ajouter avec conviction qu’une équipe de 2013 en pleine santé «pouvait rivaliser avec n’importe qui», portée par une cohésion et un plaisir de jouer rares.bInterrogé sur les rumeurs entourant Lucas Wallmark, l’ancien défenseur préfère recentrer le débat sur l’essentiel. «Je n’ai rien entendu à ce sujet. Mais si tu te focalises sur un seul joueur, ce n’est pas le bon état d’esprit. C’est un sport d’équipe. Il y a toujours des imprévus et chacun doit être prêt à élever son niveau. Tu as besoin de tout le monde.»

Aujourd’hui, son message serait clair s’il devait s’adresser au vestiaire fribourgeois. «Profitez du moment. Ne soyez ni trop hauts ni trop bas. Jouez en équipe, restez disciplinés et fidèles au plan de jeu. Contrôlez vos émotions et nourrissez-vous de l’énergie des fans. Un shift à la fois, une période à la fois, un match à la fois.» Enfin, difficile pour lui de ne pas avoir une pensée particulière pour Julien Sprunger, qui dispute les derniers instants de sa carrière. «Julien… mon capitaine. Je veux tellement ça pour lui. Il le mérite, tout comme les fans. Ils ont toujours été là, dans les bons comme dans les mauvais moments.»bDésormais, il ne reste plus qu’à transformer les promesses en réalité. Là où tout commence vraiment: en playoffs.

Marc Savary

planetehockey.com

Gottéron face à Rapperswil pour le titre de champion de Suisse

 



17 mars 2026

Gottéron a dû scinder en deux les entraînements

 

Ces derniers matins, la glace de Saint-Léonard est devenue aussi prisée que les gradins qui l’entourent chaque soir de match. La raison? Entre la séance des juniors et celle de la première équipe, un troisième créneau a fait son apparition, à 10 heures précises. Un groupe restreint – six joueurs et un gardien – y prend place pour une heure de travail intense, sous la houlette d’Andrei Bykov et d’Ilya Khanenko. L’objectif: maintenir en alerte les joueurs d’appoint, appelés à n’entrer en scène qu’en cas de cascade de blessures durant les play-off.

Daniel Ljunggren, le Suédois de Thurgovie et dixième licence étrangère de Gottéron, enchaîne ainsi les exercices aux côtés de ses coéquipiers Dominik Binias, Alessandro Villa et Lucas Hedlund (sous contrat avec Fribourg), ainsi qu’Alain Bircher (Bâle) et Julien Rod. Face à eux: Ludovic Hauser, quatrième gardien du club. «Nous structurons notre travail autour de la notion de game readiness, explique Ilya Khanenko, coach technique de Gottéron. L’idée est que ces joueurs puissent entrer en jeu immédiatement si nécessaire. Nous travaillons avec des séquences proches de situations de match, tout en développant leurs qualités individuelles: être meilleurs avec le puck, plus solides dans les duels, plus rapides aussi.»

Suivre le rythme

Un travail essentiel pour suivre le rythme, même à distance, du groupe principal. «Les autres joueurs vont enchaîner beaucoup de matches en peu de temps. Nous devons rester au même niveau en termes de vitesse et de condition physique», souligne Dominik Binias. De retour à Fribourg, où il avait disputé une saison et demie en National League sans parvenir à s’imposer, l’attaquant de 23 ans admet: «Je ne m’attendais pas à être appelé en licence B. L’effectif est déjà très large, je ne pensais pas être une option.»

Son retour n’en est pas moins chargé d’émotion. «C’est spécial pour moi. J’ai fait tout mon parcours ici, depuis mes 15 ans. C’est un grand honneur de porter à nouveau ce maillot.» Il ajoute: «Mon départ la saison dernière m’avait brisé le cœur. Dans un monde parfait, j’aimerais encore être ici. Mais tout arrive pour une raison. Aujourd’hui, je suis heureux à Thurgovie. Mieux vaut jouer un rôle important en Swiss League que rester en tribunes en National League.» Les tribunes, toutefois, il les retrouvera dès vendredi. Malgré les absences de Schmid et Sörensen, Roger Rönnberg dispose tout de même de 20 attaquants valides à disposition – en incluant les juniors Dandois et Boppart –, de 13 défenseurs (Wülser compris) et de quatre gardiens: un large éventail d’options, avant de devoir faire appel à l’un des sept joueurs du groupe de 10 heures.

«Aucune attente»

«Nous n’avons aucune attente en termes de temps de jeu. Nous voulons simplement être prêts», résume Daniel Ljunggren. Un état d’esprit partagé par Alessandro Villa: «C’est une opportunité incroyable d’être appelé par un club comme Fribourg. Quand on reçoit cet appel, on ne réfléchit pas, même en sachant que les chances de jouer sont minces.»

«Ces joueurs savent qu’ils ont peu de chances d’être alignés, confirme Roger Rönnberg. Nous avons tenu une réunion avec eux lundi pour leur expliquer notre vision et notre manière de jouer. Les assistants, ainsi qu’Andrei et Ilya, s’occupent de les encadrer et de les maintenir proches du groupe principal.» Sans partager la glace avec les titulaires, pour des raisons évidentes de logistique, mais aussi afin de permettre à ceux qui joueront de se préparer dans les meilleures conditions.

Play-off? Mode secret activé

«C’est les play-off, on passe en mode secret!» sourit Roger Rönnberg en mimant une clé qui verrouille ses lèvres. Difficile, dès lors, de connaître la raison du maillot distinctif rouge porté par Kevin Nicolet lors de l’entraînement matinal de mardi. Comme Sandro Schmid, l’ailier a été touché lors du dernier match de la saison régulière, à Berne. «Mais il y a de bonnes chances qu’il joue vendredi», assure son entraîneur. En attendant, le technicien suédois aligne Gerber, Dorthe et Reber en quatrième ligne, sans modifier le reste de ses trios offensifs par rapport aux derniers jours: Rattie-Wallmark-de la Rose, Bertschy-Borgström-Biasca et Sprunger-Walser-Marchon. «Les gars sont prêts, tellement impatients de commencer! Moi aussi, je suis vraiment excité, confie Rönnberg. L’attente est longue, et c’est frustrant de ne pas encore connaître notre adversaire.» Le suspense sera levé mercredi soir. Si Rapperswil confirme à domicile son avantage d’un but acquis à Berne (1-2), Fribourg affrontera le club saint-gallois. En cas de succès du SCB, ce sera Zoug. «Nous préparons les deux équipes à l’analyse.»

Même si Gottéron a livré de meilleures prestations face au club de Suisse centrale, cette saison, Rapperswil paraît tout de même plus abordable sur le papier. Une lecture que Rönnberg balaie d’un revers de main: «C’est dangereux de penser comme ça. Et encore plus d’imaginer qu’ils seraient plus fatigués après avoir enchaîné plusieurs matches. Si on estime que ce sera facile, on n’y arrivera pas.» Le Suédois insiste: «C’est face aux meilleures équipes que nous avons été les plus constants et les plus concentrés pendant 60 minutes.»

En coulisses, le travail d’analyse bat son plein. «Erik Lignell, notre assistant vidéo, suit ces équipes durant toute la saison, mais il approfondit encore», explique Rönnberg. «A Zoug, par exemple, le changement d’entraîneur (avec l’arrivée de Benoît Groulx à la place de Michael Liniger le 21 janvier, ndlr) a entraîné des ajustements dans le système. Nous analysons ces évolutions, les tendances, ainsi que les raisons des difficultés rencontrées face à certaines équipes, afin d’identifier clairement leurs forces et leurs faiblesses.» Et de pouvoir, dès ce jeudi matin, axer la préparation sur l’adversaire confirmé. A un jour seulement du début des choses sérieuses. C’est court!

Une réunion pour gommer les excuses

Les excuses? Très peu pour Roger Rönnberg. Encore moins à l’aube des play-off. Mardi matin, le staff et les joueurs de Fribourg-Gottéron ont tenu une réunion afin d’aborder plusieurs points, notamment les absences de Sandro Schmid et Marcus Sörensen, ainsi que «ce qui s’écrit sur Lucas Wallmark», dont les envies de départ en fin de saison font évidemment grand bruit. Le message du coach a été clair: «J’ai dit aux gars que peu importe ce qui se passe à l’extérieur, tout se joue sur la glace. C’est l’état d’esprit que nous devons avoir. Nous concentrer sur les gars qui jouent, afin de construire une mentalité solide et d’éliminer toutes les excuses possibles.» Avant d’insister: «A nous de montrer que nous pouvons bien jouer, quelles que soient les conditions.»

Lors de ces réunions, organisées régulièrement, la parole ne se limite pas à l’entraîneur. «Tout le monde doit contribuer, explique Rönnberg. Une bonne idée, je la prends, peu importe d’où elle vient: d’un joueur, d’un entraîneur ou même du responsable matériel. Nous formons une seule équipe. Nous discutons, nous écoutons, pour mieux nous comprendre.» Un fonctionnement qui s’inscrit dans une volonté plus large: renforcer encore l’état d’esprit du groupe. Un élément clé au moment d’aborder les play-off, où Gottéron entend franchir un cap, notamment sur le plan mental. «J’aime la progression que j’ai vue tout au long de la saison. Elle est constante et me rend confiant», poursuit le Suédois. «A Göteborg, lors de ma première année, nous avions énormément travaillé pour construire cet état d’esprit. Après 12 ans, la mentalité de gagnants était très forte, parce que nous la cultivions chaque jour.» Et de conclure: «Ici, je vois la même chose: la même ambition, la même progression, le même développement.»

Jonas Ruffieux

laliberte.ch

13 mars 2026

Fin de saison pour Schmid !

 

Coup dur pour Fribourg-Gottéron avant d'attaquer les quarts de finale des play-off. Les Dragons vont devoir se passer de leur attaquant Sandro Schmid dont la saison est terminée.

Celui qui a longtemps porté le maillot de top scorer et qui a terminé l'exercice avec 38 points en 52 matches (10 buts) a malheureusement vu sa saison prendre fin lors de la dernière rencontre de la saison régulière lundi dernier contre Berne.

Sur une charge à la bande, le patin du joueur de Morat s'est planté dans la glace et sa jambe a visiblement été touchée. Les caméras avaient suivi le centre fribourgeois qui a rejoint le vestiaire en boitant bas, mais sans l'aide de personne.

bluewin.ch