"Sous un maillot qui se porte avec fierté, si tu le portes; il faudra le mouiller !" Fan's Club Fribourg Gottéron

4 novembre 2026

Les agresseurs à la gare de Prilly-Malley risquent cinq ans de prison ferme

 

Le 24 octobre marque un tournant dans la violence liée au hockey en Suisse romande. Ce soir-là, Lausanne bat Fribourg Gottéron à la Vaudoise Arena. Mais la soirée bascule dans la violence.

D’après les témoignages recueillis par Mise au Point, vers 22h45, les bus de supporters fribourgeois quittent la patinoire sous escorte policière. À hauteur de la gare de Prilly-Malley, un groupe d'ultras force le chauffeur du second véhicule à s'arrêter et ouvrir les portes.

Une vingtaine d'hommes cagoulés s'engouffrent dans la gare. Ils s'en prennent à des supporters lausannois qui attendent leur train. Deux personnes sont grièvement blessées et hospitalisées. Les agresseurs prennent la fuite avant l'arrivée de la police.

Des poursuites pénales sévères

Le Ministère public vaudois a ouvert une instruction pénale. Bernard Dénéréaz, premier procureur, détaille les charges retenues. "L'infraction envisagée pour les événements de la gare de Malley, c'est l'infraction d'agression", explique-t-il. Cette infraction est punie au maximum d'une peine privative de liberté de cinq ans.

Les conséquences vont au-delà de la prison. "Pour les ressortissants étrangers, c'est aussi un cas d'expulsion obligatoire du territoire suisse", précise le procureur.

Cyril Pasche, journaliste à Tamedia et ancien joueur professionnel, souligne la gravité de ces actes. "C'est la première fois qu'on a basculé dans une autre forme de violence", analyse-t-il. "Par le passé, les ultras s'affrontaient plus ou moins toujours entre eux. Là, c'était simplement une expédition punitive contre des gens qui n'avaient rien demandé et qui rentraient juste pacifiquement de leur match", ajoute-t-il.

Le procureur Dénéréaz confirme une recrudescence des incidents depuis quatre à cinq ans. "Il y a une volonté claire maintenant, tant au niveau de la police qu'au niveau du ministère public, de mettre des moyens en œuvre", assure-t-il.

La police cantonale vaudoise et la police judiciaire de Lausanne ont instauré un système d'enquêteurs dédiés. Lors des matchs à risque, ces enquêteurs sont présents sur place. Un groupe de quatre procureurs est également de piquet dans les stades et patinoires lors des rencontres sensibles. Ils peuvent procéder à des auditions ou ordonner les premières mesures d'investigation en cas d'événements graves.

Un précédent judiciaire

Ce type de condamnation n'est pas inédit. En 2021, des ultras zurichois du club Grasshopper avaient été condamnés à trois mois et demi de prison ferme pour émeute au stade de la Tuilière à Lausanne. Le jugement a été confirmé jusqu'au Tribunal fédéral.

Fribourg Gottéron a pris des sanctions immédiates. Le club a interdit de stade les dirigeants de deux groupes ultras impliqués. Les banderoles et drapeaux à leur effigie sont interdits jusqu'à nouvel avis.

À Lausanne, le directeur général Chris Wolf annonce des mesures. "Il y a des interdictions qui seront prononcées en rapport avec l'enquête qui est ouverte", déclare-t-il. Le club a aussi annoncé la réactivation du Scan ID pour les prochaines rencontres à domicile face à Fribourg-Gottéron.

D’après nos informations, les personnes blessées à Prilly-Malley sont sorties de l’hôpital en milieu de semaine. L'enquête se poursuit pour identifier tous les auteurs de ces violences.

David Nicole

rts.ch

2 novembre 2026

Fribourg perd la meilleure compteuse du championnat

 

Tout roulait du côté de Fribourg-Gottéron. Après avoir disputé 11 matches, les Ladies sont en tête du championnat, quatre points (mais avec deux rencontres de moins) devant l'EV Zoug. Samedi dernier, elles ont même réalisé un festival face à Zurich (9-2), avec notamment huit points de la part de la Top Scorer Ann-Frédérique Guay.

Mais le lendemain, face à Berne, tout s'est écroulé. Déjà, les Dragons se sont inclinés dans la capitale (5-1). Surtout, leur meilleure compteuse s'est blessée lors de cette rencontre. Selon «La Liberté», la Québécoise s'est déchiré un muscle des fesses. D'après les informations du quotidien fribourgeois, son absence est estimée à trois mois, soit jusqu'à la fin janvier.

C'est un coup dur pour Gottéron. En 11 matches de Postfinance Women's League cette saison, l'attaquante avait inscrit la bagatelle de 33 points (12 buts, 21 assists). Elle était de loin la meilleure compteuse de l'équipe, et du championnat.

Toujours selon «La Liberté», le club lui cherche une remplaçante. Pause de l'équipe nationale oblige, le prochain match pour la troupe de Thomas Zwahlen aura lieu le 6 décembre prochain, pour la réception du HC Davos.

blick.ch

30 octobre 2026

Gottéron a trouvé son duo en or

 

«Avec Henrik, c'est un peu comme avec 'Wally'». C'est Marcus Sörensen qui a lâché le nom qu'aucun journaliste n'aurait osé prononcer : Lucas Wallmark. Depuis le début de saison, le Suédois est orphelin de son compère et, même s'il enquille les points, cherche encore un vrai binôme. Alors forcément, lui rappeler cet état de fait n'aurait pas été élégant. Mais comme c'est lui qui vient sur le sujet...

Depuis samedi dernier, le coach Roger Rönnberg a procédé à un changement majeur. Marcus Sörensen forme une ligne offensive redoutable avec Henrik Borgström et Jamiro Reber. Un choix qui n'est pas venu des joueurs eux-mêmes. «Non, ce n'est pas nous qui choisissons, rigole Marcus Sörensen. La décision vient du staff.» Concrètement, comment en est-on arrivé à cet alignement qui a rapidement semblé faire «click»? Roger Rönnberg sourit: «À chaque fois que j'ai une bonne idée, elle m'est soufflée par Lars (ndlr: Leuenberger, son assistant).» Et plus sérieusement: «Les deux ont une intelligence de jeu extrêmement élevée. Ils jouent sur le même rythme. Ils savent garder le puck, le protéger. C’est une bonne association.»

«Je peux jouer mon jeu»

Marcus Sörensen détaille: «'Borgi' est vraiment bon au centre et je pense qu’il a trouvé quelque chose qui ressemble un peu à ce que j’avais avec Wally. À chaque fois que j’ai le puck, j’ai l’impression qu’il est démarqué et il sait que je vais lui donner le puck. C’est pareil quand c’est lui qui l’a: il me cherche un peu aussi. J’ai vraiment l’impression qu’on a une bonne alchimie. Et n'oublions pas Jamiro qui travaille très bien. Quand il tourne et change de direction, il commence aussi à savoir où je suis sur la glace. C’est vraiment facile de jouer avec lui.»

Depuis qu'il est à Fribourg, Marcus Sörensen n'a de cesse de répéter qu'il n'est pas un buteur, quand bien même il plombe les gardiens soir après soir. Il se défend: «Wallmark ne voulait jamais shooter... Il fallait bien que quelqu'un s'en charge, non? (rires) Mais hormis ce point, je pense que ce sont des joueurs assez similaires, forts avec le puck. Je dois un peu m'adapter à lui, mais l'inverse est également nécessaire. Pour jouer avec moi, il faut aussi un peu d'adaptation. Je peux jouer mon jeu.»

Tout est une question de rythme

L'autre partie du binôme donne également son avis sur cette association fraîchement créée: «Quand tu joues avec Marcus, le jeu est un peu différent. Il veut beaucoup plus le puck, dans sa manière de jouer, presque dans son propre rythme. Ça change un peu le flux du match. Chaque joueur a ses points forts. Lui aime jouer dans son propre rythme. J’essaie d’entrer un peu dans ce rythme, de le trouver et de me rendre disponible quand il a le puck.»

Et le Finlandais d'enchaîner avec plusieurs compliments sur l'intelligence de jeu de son compère, sur la facilité qu'il a de s'adapter ou encore sur son sens du placement. «J'ai l'impression de lui lécher le cul», rigole-t-il. «Avec lui, c’est presque comme si tu n’avais pas besoin de parler. Tu n’as pas besoin de discuter beaucoup des choses parce que tu sais ce que l’autre fait.»

Double buteur à Langnau, Henrik Borgström pense que le duo va encore se bonifier avec le temps. Surtout que lui-même cherche encore son rythme après avoir manqué le début de saison en raison d'une blessure. Prochaine sortie de la paire Sörenström: ce vendredi soir contre Genève-Servette.

Grégory Beaud

blick.ch

27 octobre 2026

Ludovic Waeber invité des Puckalistes

 


Egger Ph.

Gottéron sanctionne ses ultras après les violences du derby

 

Gottéron frappe fort contre ses ultras. Le club fribourgeois a annoncé ses sanctions lundi soir, deux jours après les violences entre supporters en marge du derby romand face au LHC, à la gare de Prilly-Malley et dans les gradins de la Vaudoise Aréna.

À domicile, les groupes de supporters Fribvrgensis XIV et Fanatics ne pourront plus introduire ni déployer de matériel les représentant, ni utiliser de banderoles ou d’autres supports comportant des revendications, des messages de protestation ou d’autres messages. L’utilisation du matériel de sonorisation mis à leur disposition est également interdite.

Le club suspend en outre l’utilisation des badges permettant aux membres des groupes concernés d’accéder à la patinoire. Les membres des comités de Fribvrgensis XIV et de Fanatics se voient, eux, interdire l’accès à la BCF Arena.

Des sanctions aussi à l'extérieur

Les sanctions ne s’arrêtent pas aux matches à domicile. En application du modèle en cascade prévu par le Règlement Ordre et Sécurité, tous les accessoires de supporters (notamment les drapeaux, banderoles, tambours et mégaphones) ainsi que les chorégraphies seront interdits lors des rencontres à l’extérieur de Fribourg-Gottéron jusqu’au 23 décembre 2026 inclus.

Le club rappelle par ailleurs que les deux groupes avaient signé une "Charte de respect et de bonne conduite" applicable aux rencontres disputées à Lausanne. Les événements du 24 octobre sont, selon lui, "d’autant plus regrettables au regard des engagements pris dans ce cadre".

La passion et le soutien à l’équipe ne peuvent en aucun cas justifier des comportements mettant en danger la sécurité des personnes.

Dans son communiqué, Gottéron insiste enfin sur un principe: "La passion et le soutien à l’équipe ne peuvent en aucun cas justifier des comportements mettant en danger la sécurité des personnes." Le club assure qu’il "ne tolérera aucune forme de violence" et qu’il prendra les dispositions nécessaires pour garantir un environnement sûr et respectueux.

La police promet des représailles

Pour rappel, la rencontre entre Lausanne et Fribourg-Gottéron a laissé des traces bien au-delà de la glace. Deux supporters lausannois ont été attaqués et grièvement blessés à la gare de Prilly-Malley par des ultras fribourgeois. Transportées au CHUV en ambulance, les victimes ont également vu certains de leurs effets personnels être dérobés.

Le Ministère public vaudois a ouvert une enquête et des plaintes pénales ont été déposées. Les polices cantonales vaudoise et fribourgeoise collaborent pour identifier les personnes impliquées. La police fribourgeoise condamne, elle aussi, fermement ces actes, par la voix de son porte-parole Martial Pugin.

La violence dans le sport, c'est quelque chose qu'il faut bannir

"Le sport, c’est un jeu, c’est une fête", rappelle Martial Pugin, qui appelle les supporters à faire preuve de maturité. Il prévient que les personnes impliquées dans ces débordements devront répondre de leurs actes et que les autorités feront tout leur possible pour les identifier et les dénoncer à la justice. "Si, à chaque match, la police doit déployer des effectifs de sécurité, franchement, qu’est-ce qu’il reste du sport et du fair-play?" interroge-t-il.

De son côté, le club lausannois a également condamné les violences. David Lerch, le chef de la sécurité de la National League, affirme vouloir "faire toute la lumière sur les incidents", en collaboration avec les clubs et les autorités. Les prochaines étapes doivent encore être définies, afin d’éviter que de tels affrontements se reproduisent.

Le dispositif de sécurité de la police pour les prochains matchs pourrait être adapté en fonction du contexte. Pour la rencontre entre Gottéron et Davos, la police fribourgeoise assure que tout est en place, tout en soulignant que les mesures varient selon les clubs et les risques identifiés. Martial Pugin appelle les supporters au fair-play, sur la glace comme en dehors, et rappelle qu’une défaite fait partie du jeu.

Thibaut Clémence 

Marie Ceriani

RadioFr.ch