"Sous un maillot qui se porte avec fierté, si tu le portes; il faudra le mouiller !" Fan's Club Fribourg Gottéron

23 mars 2026

Mais où est donc passé ce Dragon qui crachait le feu?

 

Où est passé ce Gottéron sûr de lui, presque froidement efficace, capable pendant toute la saison régulière de gagner sans forcément dominer? La question commence sérieusement à se poser après une deuxième défaite consécutive à Rapperswil (2-1), qui place les Dragons dos au mur dans ce quart de finale. Pourtant, sur le banc, Roger Rönnberg refuse toute panique. Calme, presque imperturbable, le Suédois martèle que la performance ne doit pas être confondue avec le résultat. Un discours cohérent mais qui ne rassure guère quand on regarde le résultat partiel de la série: car oui, Rapperswil mêne 0-2.

Car oui, il y a eu du mieux. Le premier tiers a rappelé, par séquences, le Gottéron de la saison régulière: intense, engagé, capable de mettre son adversaire sous pression. Mais comme souvent dans cette série, la réussite a fui les Dragons. Deux poteaux de Lucas Wallmark, un powerplay qui ne marche plus, et cette incapacité chronique à convertir les temps forts. Même lorsque Maximilian Streule a ouvert le score, qui aurait dû être libératrice, l’impression dominante restait celle d’une équipe qui allait s’imposer, mais au prix d’un très gros effort. Or, Gottéron a perdu.

Le tournant est venu dans un deuxième tiers bien plus fragile, presque inquiétant. Rapperswil, sans forcer son talent, a profité d’un Fribourg trop impatient, marque d’une certain stress quand tout ne tourne pas rond. Tyler Moy a égalisé, puis l’excellent Gian-Marco Wetter a puni une défense fribourgeoise dépassée, sur une action initiée par un Malte Strömwall intenable. À lui seul, il a déséquilibré un bloc fribourgeois pourtant réputé solide. Il est pour l’instant le facteur X de la confrontation, «titre« que va lui disputer un certain Melvin Nyffeler. Exceptionnel dans le troisième tiers avec 16 arrêts, il a écœuré les attaquants fribourgeois, donnant raison à nos spécialistes du «Premier Bloc» de vendredi dernier avançant sa montée en puissance depuis quelques semaines. En face, Reto Berra n’a pas à rougir, mais la différence se fait ailleurs: dans l’efficacité, dans ce petit supplément de sang-froid qui fait basculer les matches serrés.

C’est peut-être là que le bât blesse le plus pour Gottéron. Ses leaders offensifs étrangers sont en retrait. Et à ce niveau, cela ne pardonne pas. Les observateurs alémaniques parlent d’une équipe fribourgeoise «trop nerveuse dans les moments clés», incapable pour l’instant de retrouver cette fluidité offensive qui faisait sa force. Et ils ont raison. Rönnberg, lui, reste fidèle à sa ligne: pas de révolution, pas de changements dictés par l’émotion. Il parle de confiance, encore et toujours. D’un déclic qui finira par venir. Le problème, c’est que le temps commence (déjà!) à manquer. Les Dragons doivent désormais gagner quatre des cinq prochains matches pour poursuivre leur saison. Et éviter que celle-ci – ainsi que la fin de carrière de leur capitaine – ne se termine prématurément dans une BCF Arena sous tension. Demain, l’acte III a déjà des allures de match charnière, presque vital.

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Gottéron et Rönnberg ont engagé un nouveau préparateur physique…

 

Fribourg-Gottéron tient déjà son nouveau préparateur physique — mais son identité reste pour l’instant secrète. Le club fribourgeois a en effet bouclé le dossier en coulisses, sans encore officialiser le nom de celui qui succédera à Simon Holdener. «Nous en avons engagé un préparateur physique. Nous n’avons pas encore rendu son nom public. C’est quelqu’un avec qui je n’ai jamais travaillé auparavant, en fait. Je pense que nous avons auditionné environ 15 préparateurs physiques différents pour ce poste. Et nous avons fini par choisir quelqu’un qui partage notre vision de ce que nous voulons construire ici», a expliqué l’entraîneur Roger Rönnberg au média suédois Göteborgs-Posten. Une déclaration qui en dit long sur l’ampleur du processus et surtout sur la volonté d’imposer une ligne claire.

Le départ de Holdener – en poste depuis 2019 lorsqu’il avait succédé à Bruno Knutti – avait un peu agité l’entourage du club. Officiellement, Fribourg-Gottéron parle d’un contrat non renouvelé. Mais en interne, la rupture est bien plus structurelle. Après cinq saisons au club, le préparateur physique se retrouvait en décalage avec les nouvelles exigences du staff. Au cœur du problème: une divergence profonde sur la philosophie de travail. Holdener défendait une approche individualisée, axée sur la gestion fine des charges et la prévention. Rönnberg, lui, pousse vers un modèle plus intense, plus exigeant, inspiré du hockey nordique. Deux visions difficilement compatibles au quotidien. Le club avait donc tranché. En recrutant un nouveau préparateur Fribourg-Gottéron confirme son virage. Le message est clair: tout le staff devra désormais être aligné sur la même méthode. L’ère Rönnberg est lancée, sans compromis.

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22 mars 2026

Roger Rönnberg s'épanouit en Suisse

 



Si on lui souhaite de pouvoir coacher encore de nombreux matchs dans la présente saison, la nouvelle figure de Gottéron ne regrette en tout cas pas d'avoir quitté le confort de sa Suède natale pour notre pays.

Il en a fait part dans une longue interview avec le Göteborgs-Posten dans laquelle il revient sur la découverte de notre championnat. Voici quelques extraits, il est toujours intéressant d'avoir une parole un peu plus libérée que si c'était un média suisse.

Sur son travail avec Gerd Zenhäusern et la direction du club : "Je travaille en étroite collaboration avec un directeur sportif ici, tout comme je le faisais avec Christian Lechtaler à Göteborg. Il est très impliqué dans l'idée que nous allons faire un vrai changement de direction. J'ai le même soutien ici au sein du conseil d'administration que j'avais à Göteborg... il s'agit d'être de plus en plus nombreux à adhérer à la vision et de le faire ensemble."

Sur la polémique du non-renouvellement de contrat de Simon Holdener et d'une intensité et un volume d'entraînement auxquels les joueurs suisses n'étaient pas habitués :  "Il n'a pas vu son contrat renouvelé. Ce n'est pas aussi dramatique que ce qui a été décrit, mais cela devient un peu plus dramatique quand les médias s'en emparent. Il n'a pas obtenu de renouvellement de contrat et nous avons engagé un nouveau préparateur physique. Il n'y a donc rien de dramatique là-dedans. C'est un point sur lequel j'ai une très grande confiance en moi : quel standard physique une équipe doit avoir pour pratiquer le type de hockey auquel je crois."

Qui pour succéder à Holdener ? "Nous en avons engagé un préparateur physique. Nous n'avons pas encore rendu son nom public. C'est quelqu'un avec qui je n'ai jamais travaillé auparavant, en fait. Je pense que nous avons auditionné environ 15 préparateurs physiques différents pour ce poste. Et nous avons fini par choisir quelqu'un qui partage notre vision de ce que nous voulons construire ici."

Il précise également que Julien Sprunger est son lien dans le vestiaire avec le passé du club pour ne pas risquer de tout bouleverser avec sa vision.

Un mot également sur l'ambiance dans la patinoire : "Ça ressemble presque à un public de football. Ça peut devenir un peu bruyant entre les matchs. C'est peut-être le seul point négatif, cet aspect du supportérisme. Nous avons une atmosphère fantastique dans notre aréna. Je pense que c'est la meilleure ambiance de Suisse. C'est une aréna neuve mais qui a conservé la culture du hockey avec des tribunes abruptes et des places debout sur tout un virage. C'est une ambiance absolument fantastique pendant les matchs"

Pour le côté loisir, il a pu retrouver le plaisir du ski et semble adepte de Verbier où il a même un abonnement aux remontées mécaniques. Un sport interdit normalement aux joueurs, mais pas aux coaches ? "Je peux toujours coacher en fauteuil roulant, quand même ! Donc il n'y a pas de danger. C'est différent avec les joueurs. Ils ont probablement stipulé dans leur contrat qu'ils ne doivent pas skier pendant la saison."

Enfin une citation en rapport avec le titre de cet article : "Je pense que c'était ce dont j'avais besoin. J'avais besoin d'un nouveau défi. C'était une étape logique. Ensuite, que j'aie déménagé en Suisse ou que je sois allé entraîner Halmstad... cela importe peu pour moi, tant que je travaille avec des gens de qualité. C'est probablement ce que j'ai emporté avec moi de mes années à Frölunda. Le plus important pour moi est de travailler avec des gens bien — des personnes avec qui on peut travailler ensemble. Qu'on n'ait pas d'idées de base divergentes ou ce genre de choses. C'est là que je suis très satisfait d'avoir trouvé ce type d'amitié et de camaraderie ici — comme celle que j'avais à Göteborg."

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«Mes joueurs réfléchissaient un peu plus lentement»

 

Sans doute que, dans un coin de sa tête, Roger Rönnberg avait imaginé d'une tout autre manière son premier match de play-off à la tête de Fribourg Gottéron. Face à un modeste Rapperswil, ayant terminé à la septième place et dû s'extirper des play-in, les Dragons étaient les immenses favoris de l'acte I. Mais parfois, les lois du sport sont irrationnelles et les Lakers l'ont prouvé ce vendredi. Ils ont disputé le match parfait de leur côté et ont pris le premier point dans la série (2-5).

Mais il faut aussi le dire: les Saint-Gallois ont bien été aidés par des Fribourgeois étonnamment mauvais. Jamais ils n'ont pu prendre les devants dans ce match et ont longtemps buté sur un excellent Melvin Nyffeler, qui ne leur a rien laissé. Mais peut-être que, à l'image des premiers tirs de Ty Rattie (4e) ou Benoit Jecker (6e), il aurait fallu mettre les tirs plus hors de portée du dernier rempart adverse.

Un problème mental

«Je ne pense pas qu'on a réalisé un bon match, avoue d'emblée Roger Rönnberg. On a bien commencé mais on a pas pu ouvrir le score et la frustration a commencé à s'accumuler.» Cette insatisfaction s'est fait ressentir au fil des minutes et défensivement, Gottéron a ensuite pris l'eau. Quatre buts sans aucune réponse de la part des Dragons et le match était plié.

D'un côté, on a clairement observé un Rapperswil qui était dans le rythme, avec ses quatre rencontres de play-in. Et de l'autre, des Fribourgeois dont certaines passes étaient d'une rare imprécision. «On avait l'air un peu rouillé et mes joueurs réfléchissaient un peu plus lentement, admet l'entraîneur suédois, qui prend sur lui. Je ne peux que me blâmer car j'ai eu 10 jours pour préparer l'équipe.» Il sait que la différence ce vendredi s'est surtout faite d'un point de vue mental, avec une équipe adverse qui est en «mode play-off» depuis plus d'une semaine.

«On a beaucoup à améliorer d'ici l'acte II»

Il va falloir faire des ajustements, et rapidement. Dimanche, Fribourg se rend déjà sur les bords du lac de Zurich pour y disputer le deuxième acte. Que peut faire Roger Rönnberg d'ici là? «Beaucoup, promet-il. On va améliorer l'attitude et l'état d'esprit. Il va aussi falloir mieux jouer et exécuter notre plan de jeu. On a été faibles avec le puck.»

Et surtout sur les power-play. Lors des 40 premières minutes du match, Gottéron a évolué durant douze d'entre elles avec un homme de plus sur la glace. Pourtant, aucun but à la fin. «Clairement, ça nous a manqué, peste le Suédois. En plus, ils ont marqué à ce moment (ndlr: le 0-2).» Et comme on sait que les situations spéciales sont importantes en play-off, le technicien à moins de 48 heures pour trouver des solutions.

Matthias Davet

blick.ch

Schmid manquera une bonne partie de la préparation estivale

 

Si les fans fribourgeois lui ont offert un peu de réconfort au travers de ce tifo (photo Fribourg Gottéron), pas certain que cela suffise car les nouvelles ne sont pas très bonnes le concernant.

Opéré mercredi du genou, le No 73 en a pour plusieurs mois de rééducation révèle La Liberté. Il espère ainsi être au mieux de retour pour le début de la saison prochaine.

La tension est montée d’un cran dans ces playoffs, jusqu’à parfois dépasser le cadre du hockey. «Les émotions font partie des play-off. Nous n’avons pas réussi à en mettre dans le jeu, mais elles sont ressorties à la fin sous une autre forme. Ce visage, nous ne l’avions pas forcément ces dernières années. On montre qu’on ne se laisse pas faire», souffle Julien Sprunger au quotidien La Liberté. Une réaction qui illustre parfaitement l’intensité de ces rencontres, même si elle n’est pas du goût de tout le monde. «Beaucoup de mes joueurs étaient frustrés vu le scénario. Cela dit, je préfère gagner le match de hockey que le combat de boxe», glisse, sourire jaune, Roger Rönnberg.

Car la fin de match a clairement basculé dans un autre registre. Les dernières minutes ont pris des allures de véritable gala de boxe, avec une série d’altercations musclées sur la glace. Patrik Nemeth, Jeremi Gerber et Jamiro Reber ont laissé tomber les gants face à Igor Jelovac — pris à partie après avoir provoqué le public à la suite de son but dans la cage vide — ainsi que Mauro Dufner (ex-Gottéron) et Mika Henauer. Résultat : pas moins de 218 minutes de pénalité distribuées par les arbitres principaux. Une explosion de tension symptomatique de l’enjeu et de la frustration accumulée.

Dans ce contexte électrique, les coups n’ont pas seulement été symboliques. Attilio Biasca en a fait les frais au troisième tiers, contraint de quitter la glace sans pouvoir terminer la rencontre. Et pendant que les esprits s’échauffaient sur la glace, l’émotion était bien différente dans les tribunes. Dans un monde idéal, Sandro Schmid aurait jailli de la gueule du Dragon pour découvrir le tifo à son effigie. Mais c’est en béquilles que l’attaquant a assisté à cet acte I. Opéré du genou mercredi, le numéro 73 sera absent plusieurs mois. Il espère désormais être de retour pour le début de la saison prochaine. En attendant, il restera présent autour du groupe pour vivre ces playoffs de l’intérieur, autrement.

laliberte.ch