"Sous un maillot qui se porte avec fierté, si tu le portes; il faudra le mouiller !" Fan's Club Fribourg Gottéron

11 mai 2026

Gottéron, une passion devenue un métier pour trois Fribourgeois

 

Photo: Adrien Perritaz


L'euphorie du titre à Fribourg va gentiment laisser sa place - on l'espère - à celle pour les championnats du monde, je vous propose en attendant de revenir sur cette finale de National League au travers d'un texte d'un fan fribourgeois devenu journaliste pour MySports, Miguel Piccand, qui nous livre, avec recul, sa vision sur cette finale, au travers de quelques anecdotes et de la question de savoir si Reto Berra doit être honoré dans les hauts de la BCF Arena. C'est par ici

J'en profite pour vous donner un autre conseil de lecture avec l'édition de cette semaine de l'Illustré, justement richement illustrée par un autre fan devenu lui photographe, Adrien Perritaz, et qui devra trouver un nouveau titre pour un éventuel nouveau volume de son livre.

Et on termine par un troisième fans que vous connaissez bien, Marc-André Berset, qui a lui également pu convertir sa passion pour le club et en faire son métier, La Liberté vient de lui consacrer un portrait alors qu'il jouera également un rôle primordial dans l'organisation des championnats du monde.

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Trois prolongations chez les ladies

 

Les Gottéron Ladies ont annoncé une excellente nouvelle pour leurs supporters : trois défenseuses suisses ont paraphé un nouveau contrat pour la saison 2026-2027.

Liv Hunziker fait partie des cadres de la défense fribourgeoise. À 24 ans, elle apporte expérience et régularité à l'arrière-garde du club. Lou Krebs est quant à elle la surprise de ce trio. À seulement 15 ans, la jeune défenseuse confirme ainsi la confiance que lui a accordé le staff technique en fin de saison, signe d'un avenir prometteur sous les couleurs de Gottéron. Enfin, Marie-Sophie Müller complète ce groupe de prolongations. À 21 ans, elle s'inscrit dans la continuité du projet sportif du club et représente l'une des valeurs sûres de la défense.

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Durant le Mondial de hockey, mieux vaudra laisser sa voiture à la maison

 


Pour accéder facilement aux matches du championnat du monde de hockey, les fans feront bien de ne pas compter sur leurs voitures. En effet, il sera très compliqué de trouver un stationnement proche de la BCF Arena durant toute la durée de la compétition. En effet, tant le parking communal couvert (fermée entre le 4 mai et le 5 juin) que le P + R (du 14 au 28 mai) et les places en face du cimetière (du 4 mai au 3 juin) ne seront pas disponibles durant cette période. Pour les emplacements disponibles, une signalisation sera mise en place.

Pour pallier ce problème, les supporters désirant rallier la BCF Arena pourront voyager gratuitement sur l’ensemble du réseau des transports publics avec leur billet de match. Mieux que ça, les CFF proposeront des trains spéciaux entre Zurich (Altstetten) et Lausanne - avec arrêts à Fribourg, Romont et Palézieux - lors des matches de la Suisse et la phase finale. Les spectateurs romands pourront donc aussi rentrer «même si la rencontre finit en prolongation», assurent les CFF dans leur communiqué.

Fribourg entre en mode Mondial. Dès vendredi, la ville accueillera avec Zurich le Championnat du monde 2026 de hockey sur glace et les autorités voient les choses en grand. Pendant deux semaines, toute la cité vivra au rythme du puck avec des animations, concerts, expositions et événements organisés conjointement par la Ville, le Canton, Fribourg 2026 et Gottéron. Le coup d’envoi des festivités sera donné vendredi 15 mai sur la place Georges-Python avec une grande cérémonie publique organisée dès 11h30 au «Welcome Spot». La population est invitée à participer à cette journée qui servira d’ouverture symbolique des animations fribourgeoises autour du Mondial. Au programme: musique, stands, animations et présence du contingent des Grenadiers fribourgeois ainsi que du ténor fribourgeois Fabien Crausaz. Après les discours officiels prévus à 13h30, les supporters rejoindront la Fan Zone officielle dans une ambiance musicale avant le choc d’ouverture entre le Canada et la Suède.

Durant tout le tournoi, la place Georges-Python deviendra le cœur battant des festivités. Bars, restauration, concerts, interviews en direct et animations y seront proposés chaque jour de 11h à 20h. Mais la fête ne s’arrêtera pas là. Les fans pourront découvrir un parcours urbain baptisé «Totem8», mêlant installations artistiques et institutions sociales, tandis qu’un itinéraire interactif «FriActiv» permettra de rejoindre la Fan Zone de manière ludique et sportive via une application mobile. La galerie O.V.N.I. proposera aussi un espace éphémère alternatif avec plusieurs expositions consacrées à l’histoire du hockey fribourgeois et à un projet original de bande dessinée sur le hockey. Et pour prolonger les soirées, treize bars, clubs et bistrots de la ville organiseront des after-games.

Médaille en chocolat

Fribourg veut également soigner l’accueil des supporters étrangers. Un guide du fan sera disponible en dix langues avec toutes les informations utiles sur les transports, logements, restaurants et activités. Des «anges touristiques» multilingues seront aussi présents dans les rues pour renseigner les visiteurs. Les personnes passant au moins une nuit dans le canton recevront même une médaille en chocolat souvenir. Les autorités recommandent fortement de privilégier les transports publics et la mobilité douce pour rejoindre la BCF Arena. Bonne nouvelle: le billet de match permettra d’utiliser gratuitement l’ensemble du réseau Frimobil le jour de la rencontre. Certaines routes seront totalement coupées dès le 8 mai, notamment l’Allée du Cimetière ainsi qu’une partie de la route de Morat.

La police cantonale déploiera un important dispositif de sécurité durant toute la compétition. Des patrouilles de proximité seront présentes autour des sites et des bracelets d’identification pour enfants seront distribués aux familles qui le souhaitent. Fribourg promet désormais «une grande fête populaire du hockey» et espère accueillir des milliers de supporters venus du monde entier dans une ambiance festive et sécurisée.

Patrick Biolley

laliberte.ch

10 mai 2026

Une bien belle audience pour la Finalissima sur MySports et ses partenaires TV

 

Le match décisif de la finale des playoffs de National League (« La Belle ») entre le HC Davos et le HC Fribourg-Gottéron a été suivi en moyenne par plus de 500 000 téléspectateurs à travers la Suisse 1, soulignant de manière remarquable l’attrait exceptionnel de la National League ainsi que la forte portée nationale de MySports et de son réseau de partenaires en télévision gratuite.

Le match a été diffusé en direct dans toutes les régions linguistiques de Suisse sur MySports ainsi qu’avec les partenaires des chaînes gratuites de CH Media (3+ / TV24), Léman Bleu, La Télé, TeleBielingue et Teleticino, garantissant ainsi une couverture nationale complète. Les fans à travers la Suisse ont ainsi pu vivre ensemble ce grand moment de télévision en direct.

Ces excellentes audiences démontrent la popularité intacte et toujours croissante de la National League et confirment le succès de la stratégie de distribution mise en œuvre par MySports et ses partenaires régionaux en télévision gratuite.

« Nous pouvons tirer un bilan extrêmement positif de cette saison fantastique. Le taux moyen de remplissage des stades a une nouvelle fois largement dépassé les 90 %. Avec plus de 15 millions de téléspectateurs TV, soit une croissance de près de 4 millions, nous enregistrons un formidable record », résume Denis Vaucher, CEO de National League AG.

« La National League rassemble les fans dans toutes les régions de Suisse. Atteindre en moyenne plus d’un demi-million de téléspectateurs pour la Finale constitue un résultat fantastique pour la National League, les clubs et tous nos partenaires TV », se réjouit également Matthias Krieb, responsable de MySports chez Sunrise.


1 Méthodologie et sources :

Données TV Mediapulse (outil de reporting Evogenius), rating, personnes de 3 ans et plus, Overnight + 7, toutes les plateformes, tous les lieux de consommation, tous les appareils, Suisse entière ; Sunrise STB Audience (MySports Event Channels) ; reporting Blick (Blick TV).

Chaînes prises en compte : 3+, TV24, MySports Eins, Léman Bleu, La Télé, TeleBielingue, MySports Un, Teleticino, MySports Uno.

État au 05.05.2026, chiffres provisoires. Inclus les émissions highlights ; exclus les magazines sportifs et formats sportifs structurés de la SRF, RTS, RSI et Teleticino.

swisshabs.ch

Sprunger parle de son titre avec Fribourg Gottéron

 

Il y a des moments qui sont plus faciles que d’autres pour réaliser un shooting photos. Samedi après-midi, le «mot de passe» Julien Sprunger a facilité l’accès à l’une des plus belles vues sur la ville de Fribourg: La terrasse de l’Auberge des Quatre-Vents. Avec le Pont de la Poya et la Cathédrale en arrière-plan, l’endroit était parfait pour immortaliser le premier titre de l’histoire de Fribourg Gottéron. Forcément, le capitaine des Dragons ne passe pas inaperçu avec la Coupe de champion de Suisse dans les bras.

«Déjà en temps normal, c’est difficile de faire deux pas sans être arrêté, mais depuis jeudi, c’est à un autre niveau.» Habitué à représenter Gottéron depuis un quart de siècle, il ne refuse jamais la moindre sollicitation. Et ce n’est pas un hasard si le shooting organisé se transforme en séance d’autographes et de photos. Julien Sprunger n’en refusera aucune. Comme toujours.

À deux pas, sa femme, Valentine, attend avec leurs deux enfants. «On l’a quand même vu un peu depuis le titre, rigole-t-elle. Je crois qu’il a tout de même eu besoin de dormir un peu. Les festivités ne sont pas terminées.» La petite famille se prêtera avec plaisir à une séance photos. «Mettez vos maillots, les enfants», a-t-elle lancé avant de prendre la pose. Des maillots de Julien Sprunger, évidemment. 

Au milieu de tout cette effervescence, Julien Sprunger se pose. Et raconte ces trois derniers jours de folie, lui qui est officiellement retraité du hockey du glace depuis le 1er mai à minuit.

Julien, que s’est-il passé depuis ce titre?

C’était intense (rires). Il y a eu énormément de fête, forcément, pour profiter du moment. Ce qui était sympa aussi, c’est qu’au début on était un peu «entre nous»: dans le vestiaire, dans le car, à l’arrivée à la patinoire. Même s’il y avait un monde fou, on a fini quasiment toute la nuit dans le vestiaire avec des proches. Et depuis, c’est un bain de foule permanent. On n’a pas dormi, on a voulu manger une pizza sur une terrasse… impossible. Les gens viennent, regardent la Coupe, nous félicitent. Mais c’est beau. C’est une vraie communion. On sent que ça touche tout le canton.

On imagine que c’est un moment visualisé mille fois en étant gamin. C’était encore mieux en vrai?

Oui. Je l’ai rêvé, je l’ai espéré. Mais tant que tu ne l’as pas, tu évites d’y penser pour ne pas être déçu. C’est ce que j’ai fait pendant ces play-off. Et au final, c’est encore plus beau que ce que j’avais imaginé. La parade devant 80’000 personnes en ville de Fribourg… On a reçu tellement d’amour.

Et à titre personnel, difficile d’imaginer meilleur scénario…

Franchement, le script est fou. Tu joues 1186 matches et le dernier t’amène ce titre… c’est un rêve. Si on m’avait dit au début qu’il fallait jouer 24 ans et faire tous ces sacrifices pour y arriver, je l’aurais fait sans hésiter. Cela valait chaque goutte de sueur et chaque effort tellement le résultat est beau. Mais quand tu es au 1186e et que tout se joue sur une soirée, c’est complètement dingue. Et ça rend l’histoire encore plus belle.

Dans les jours précédents, tout le monde a dû essayer de se montrer rassurant…

Oui. On me disait que même sans titre, j’aurais marqué l’histoire. Mais au final, tu fais du sport pour gagner. Et Fribourg traînait cette étiquette de «perdants magnifiques» depuis tellement longtemps… Passer dans une autre dimension, ça change tout. J’ai reçu des messages de partout, même de capitaines d’autres équipes, de gars que je ne connais pas. Les gens réalisent à quel point c’est difficile et ce qu’on a accompli.

Une fidélité exemplaire

1186 matches et pas un de plus. Voici le nombre de rencontres disputées par Julien Sprunger en carrière. Toutes l’ont été avec un seul maillot, celui de Fribourg Gottéron. Mais le capitaine des Dragons a dû attendre son ultime sortie pour triompher, un quart de siècle après son tout premier coup de patin dans l’élite. Un destin incroyable pour celui qui a tout donné à son club de toujours, ne le quittant jamais, même lorsque des propositions lucratives étaient sur la table.

S’il n’avait plus la vélocité de ses 20 ans sur la fin de sa carrière, Julien Sprunger n’en a pas moins participé activement au titre. Lors de la finale face à Davos, il a même inscrit un but décisif durant une prolongation dans les Grisons. Cette réussite n’était autre que sa 414e dans l’élite. Il a distribué pile le même nombre de passes décisives. Avec un titre national, une Coupe Spengler et 828 points dans l’élite, Julien Sprunger peut partir à la retraite avec le sentiment du devoir accompli. «Ma mission est terminée», avait-il d’ailleurs joliment résumé jeudi dernier, soir du titre.

C’est possible de prendre cinq minutes pour se poser avec les proches, ces jours?

Pas vraiment (rires). On a eu un petit moment à la maison vendredi, mais on était tellement fatigués qu’on s’est couchés directement. Sinon, non. J’essaie de répondre à tous les messages, j’en ai encore des centaines. J’aimerais répondre à tout le monde. Mais je n’ai pas besoin de me reposer maintenant. Je le ferai après. Là, je profite. C’est que de l’amour, que du positif. Franchement, je n’ai rien eu de négatif. C’est fou.

Ces play-off ont paru terriblement usant émotionnellement…

Oui, énormément. Ça m’a vraiment travaillé. J’ai commencé à ruminer pendant la série contre Rapperswil en quart de finale. Je me disais qu’on avait fait une super saison, que j’avais eu une belle carrière… mais je n’avais pas envie de finir un lundi soir pluvieux là-bas. Et c’était une vraie possibilité. Ça me trottait dans la tête. J’étais peut-être un peu bloqué là-dessus. Après les quarts, ça s’est libéré. On savait que cet échec-là était évité. Atteindre la demi-finale pour ma dernière saison, c’était déjà quelque chose. Et je me suis senti beaucoup plus léger contre Genève.

De l’extérieur, on a senti un Julien Sprunger plus libre. Pourtant, la retraite était déjà sur la table il y a un an…

Oui, j’ai vraiment hésité à arrêter. Je me suis posé beaucoup de questions. J’ai eu une longue discussion avec Roger Rönnberg (ndlr Le nouvel entraîneur de Fribourg cette saison) pour savoir si j’avais encore ma place, si ça valait la peine de continuer. Et je me suis dit que je me donnais encore une chance. La dernière. Avec le recul, c’était la meilleure décision de ma vie. On ne peut pas rêver mieux. Finir comme ça… c’est le rêve ultime.

Et maintenant, depuis vendredi matin 1er mai, c’est la vraie retraite…

Oui… Mais mes premiers jours de retraité ne sont pas les jours les plus calmes de ma vie (rires).

Samedi, tout le canton de Fribourg n’a pensé qu’à une chose: le sacre de Gottéron. Ils étaient des dizaines de milliers à converger vers la patinoire pour célébrer les héros. Une liesse qui avait commencé deux jours plus tôt, le soir du titre. Ils étaient près de 10’000 dans l’arène et deux ou trois fois plus à l’extérieur, alors que leur équipe jouait à Davos. «C'est symbolique de Fribourg, remarque Alain-Jacques Tornare, historien spécialisé dans le canton. Le public a chanté Le ranz des vaches après la victoire. Une chanson qui puise ses racines en Gruyère.» Car oui, ce n’est pas le titre de Fribourg, mais le titre des Fribourgeois. «Avec la fondue, c'est l'un des rares dénominateurs communs, poursuit l'historien. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le hockey et le mets au fromage sont liés.» Et ce n’est pas non plus un hasard si les 101 derniers matches des Dragons se sont disputés à guichets fermés.

Mais samedi, la fondue n’était pas au centre de l’attention. C’est bien Gottéron qui tenait le haut de l’affiche. Sur le parcours de la parade, ils étaient 80’000 à saluer le sacre historique. Comment expliquer cette ferveur? L’absence de titre y est pour quelque chose. Mais pas que. «Tout le monde a en tête les images des Augustins en Basse-Ville, remarque-t-il. Ces habitants qui ont fondé ce club en patinant sur des étangs gelés. C'est une narration forte et un facteur d'identification important. Et c'est pour cela qu'un joueur tel que Julien Sprunger est tant apprécié. Il représente ces pionniers qui ont fondé le club. Car si l'on y réfléchit bien, c'est une équipe de mercenaires, au fond. Et pourtant, dans notre imaginaire collectif, c'est un club fribourgeois avec des Fribourgeois.» Et ce n’est pas un hasard si les Julien Sprunger, Nathan Marchon, Benoît Jecker, Christoph Bertschy, Andrea Glauser et autres Jan Dorthe sont à ce point appréciés, ces «Dzos» qui représentent fièrement ce club. Et qui sont aujourd’hui champions de Suisse pour Fribourg, là où un tel titre à une saveur plus forte qu’à Zurich, Berne ou Genève.

Grégory Beaud

illustre.ch