"Sous un maillot qui se porte avec fierté, si tu le portes; il faudra le mouiller !" Fan's Club Fribourg Gottéron

21 septembre 2026

Un livre retrace l'histoire de Gottéron jusqu'au titre

 

Adrien Schnarrenberger (à gauche) et Grégory Beaud (à droite) ont coécrit le livre
© Chloé Lambert

"Enfin!" C'est ce que se sont dit des dizaines de milliers de Fribourgeois le 30 avril dernier. Ce soir-là, Fribourg-Gottéron est devenu pour la première fois de son histoire champion de Suisse sur la glace de Davos.

Enfin!, c'est aussi le titre d'un livre qui revient sur cette saison historique. Il est signé par deux journalistes fribourgeois, Adrien Schnarrenberger (La Liberté) et Grégory Beaud (Blick).

C'est aussi un club qui a dû lutter, avec de nombreuses années de pauvreté, de "Sauvez Gottéron", de défaites et de larmes.

"On s'est rencontrés durant la finale et on s'est dit: qu'est-ce qu'on fait si Fribourg gagne?", raconte Grégory Beaud. Une fois les Dragons titrés, il a fallu sauter le pas. "Lors de la parade, on a vu tous les gens dans la rue et on s'est dit: il faut que quelque chose reste après ce titre."

De la pisciculture à Davos

Les deux compères se sont alors lancés dans l'écriture de cet ouvrage qui sortira en décembre, mais dont les précommandes ont déjà été lancées. Ils ne se sont pas limités à la saison du titre. "Cette saison-là, c'est une page dorée de l'histoire. Mais c'est aussi un club qui a dû lutter, avec de nombreuses années de pauvreté, de "Sauvez Gottéron", de défaites et de larmes", explique Grégory Beaud.

À travers les plus de 300 pages de l'ouvrage,  qui sera traduit en allemand, nous revivons la naissance du club avec six adolescents qui jouent sur une pisciculture gelée, la montée en ligue A aux Augustins, l'opération "Sauvez Gottéron", l'ère Bykov-Khomutov et, bien entendu, cette nuit magique du 30 avril 2026.

Julien, Hubert et Riquet 

Des personnalités du club sont aussi mises en avant. Julien Sprunger a écrit la préface, Hubert Audriaz est évoqué avec son fameux Dragon et Henri Magnin, dit "Riquet", maître de glace historique du club.

Enfin, il y a des anecdotes moins connues du grand public, comme le débat autour de la date de fondation du club. "La plaque commémorative en Basse-Ville indique le 1er décembre 1938. En réalité, l'inscription à la Ligue, à Berne, a été faite en 1938, mais les fondateurs se sont réunis dans une cuisine le 1er décembre 1937." Le club devrait donc officieusement fêter ses 90 ans l'an prochain.

Léo Martinetti

RadioFr.ch 

Cela s'est joué entre Gottéron et Berne pour Waeber

 

Nous avions eu l'occasion de suivre cette petite saga, à l'été 2025, le gardien Ludovic Waeber s'est retrouvé au cœur d'une vive lutte entre le SC Berne et Fribourg-Gottéron alors qu'il lui restait encore un an de contrat à purger avec Kloten. Désireux de remplacer le Suédois Adam Reideborn par une option suisse pérenne dans les cages, Berne a mené une offensive marquée pour faire du portier son titulaire à long terme. « Berne a exercé un pressing intense », se souvient Waeber auprès du Freiburger Nachrichten.

Face à la menace de voir son enfant du pays rejoindre un rival direct et anticipant la fin de carrière de son portier vedette Reto Berra, Fribourg a immédiatement réagi pour contrer l'offensive bernoise. « Soudain, les deux camps ont insisté pour que je signe. En quelques jours, tout était réglé », relate le joueur, qui confiait pourtant à son épouse espérer trancher son avenir avant les fêtes. Waeber a finalement paraphé une entente de quatre saisons le liant à Gottéron jusqu'en 2030, justifiant sa décision par une évidence affective : « Quand on a le choix entre Fribourg et Berne, le cœur choisit naturellement de ne pas devoir jouer à Berne. ». Voilà qui est dit.

swisshabs.ch

19 septembre 2026

Soir de fête pour Gottéron



 

La BCF Arena avait déjà vécu une soirée historique lors du sacre de Fribourg-Gottéron au printemps. Hier, avant les retrouvailles avec le Lausanne HC, les Dragons ont ajouté une nouvelle page à leur histoire en célébrant ceux qui ont contribué à bâtir le club. Une cérémonie marquée par les retrouvailles, les souvenirs et une immense émotion. 

Les anciens présidents ont d’abord été invités à fouler la glace. Puis ce fut au tour des anciens capitaines de recevoir les applaudissements du public fribourgeois. Mais lorsque Julien Sprunger est apparu, la température est encore montée d’un cran. 

Le numéro 86 a participé à la levée de la bannière de champion, désormais installée sous le toit de la BCF Arena. Autre immense ovation de la soirée: celle réservée à Shawn Heins. L’ancien défenseur canadien, dont le maillot numéro 44 a été retiré en 2017, a retrouvé Fribourg avec une popularité intacte. La soirée a enfin permis à Yvan Haymoz de prononcer son premier discours dans ses nouvelles fonctions.

 

planetehockey.com

16 septembre 2026

Rencontre avec André Neuhaus, responsable vidéo des Dragons

 

Dans la grande famille Gottéron, il y a les Dragons qui sont sous les feux des projecteurs, comme les joueurs. Mais il y a aussi les travailleurs de l’ombre, dont le travail est très important. C’est le cas d’André Neuhaus. Le responsable vidéo de Fribourg-Gottéron est le passionné de la semaine dans notre émission Ici, c’est Fribourg.

Vous êtes le responsable de l’équipe vidéo de Fribourg-Gottéron. Concrètement, votre job, c’est quoi?

Il s’agit, sur le film du match, de marquer des séquences bien définies, bien terminées. Ces séquences sont ensuite envoyées en direct sur un iPad que Lars Leuenberger manipule sur le banc. Il peut ainsi revenir très vite à une séquence, montrer des choses aux joueurs, revoir une séquence pour lui, etc. Après, on donne encore un petit coup de main à David Aebischer lorsqu’il s’agit de déterminer s’il y a matière à faire un coach challenge, notamment pour les hors-jeu.

C’est vraiment uniquement pour le match ou, par exemple, en play-off, si on tombe sur Davos en finale, on ressort toutes les vidéos pour l’analyse?

Effectivement, il y a une partie qui se fait en direct pendant le match, mais, de temps à autre, ils vont piocher des séquences bien définies qu’on a marquées. Ils peuvent en faire des montages si on veut montrer une phase de jeu bien précise ou travailler justement sur le prochain adversaire. Donc, ça nous est aussi utile entre les matchs.

On est vraiment sur l’aspect technique. Ce n’est pas vous qui allez analyser la technique défensive d’une équipe?

Exactement. On est un peu des cas à part dans la ligue parce que beaucoup d’équipes emploient des professionnels. Il y a quelques équipes qui ont, par exemple, le coach des gardiens qui effectue ce travail et qui fait l’analyse lui-même.

Nous, on est des amateurs. On a tous des jobs à côté, on fait ça vraiment par passion. L’analyse des images, c'est plutôt les assistants coach qui la font, le coach utilisant le travail qu’on effectue pendant le match.

Comment devient-on finalement responsable vidéo de Gottéron en tant que bénévole?

J’ai commencé à travailler à la table de chronométrage il y a une trentaine d’années. Ça ne me rajeunit pas. Et puis c’est la 22e saison où je suis dans le staff de la première équipe.

On est quatre dans l’équipe et on est tous capables de faire le même travail. On se répartit les matchs sur une saison. On peut compter sur le soutien de nos employeurs, qui sont très compréhensifs. Mais toutes les heures qu’on accorde à Gottéron quand on n’est pas au travail, on doit les rattraper.

Cela dit, c’est un plaisir de faire ça. Je ne le ferais pas depuis si longtemps si je n’en retirais pas du plaisir. C’est vraiment sympa de pouvoir faire partie de l’aventure, d’être un peu à l’intérieur de l’équipe. On tisse aussi des liens avec certains joueurs, des dirigeants et les entraîneurs. C’est avant tout la passion qui nous permet de consacrer tout ce temps à l'équipe.

On voit un passionné. Qu’est-ce que Gottéron représente pour vous, pour vous investir autant?

Depuis tout petit, j’étais fan. J’étais dans les gradins et puis, après, j’ai eu cette chance de pouvoir intégrer un petit peu le club, de voir un peu plus ça de l’intérieur. Ça fait partie de ma vie, c’est comme ça.

Je pense que je ne suis pas un cas à part. Gottéron, pour les Fribourgeois, vous allez en trouver beaucoup comme moi qui ont cette passion.

Léo Martinetti

RadioFr.ch

Waeber: "Je suis beaucoup plus posé"

 

Zurich, l'Amérique du Nord et Kloten: Ludovic Waeber a bourlingué depuis son départ de Fribourg en 2020. Il a progressé et il a fait ses preuves. Le garçon est aussi devenu un adulte, un mari et un père de famille. Interview.

Vous n'êtes plus le même que quand vous êtes parti. Qui est le Ludovic Waeber d'aujourd'hui?

Dans un sens, je me suis assagi. Ce n'est pas vraiment le mot, mais j'ai plus de responsabilités quand je ne joue pas au hockey. Et ça se ressent aussi quand je suis sur la glace. Je suis beaucoup plus posé. 

Vous êtes d'abord parti à Zurich, où on se bat pour le titre. Après, il y a eu l'Amérique du Nord, où vous avez essayé d'atteindre la NHL. Et vous terminez à Kloten, où on lutte pour les playoffs. Qu'est-ce que vous avez appris de ces trois expériences?

Chaque expérience m'a apporté quelque chose de différent. À Zurich, j'y suis allé pour challenger le premier gardien, Lukas Flueler. Il y a beaucoup de positif à en retirer, même si on n'avait pas gagné de titre. Ensuite, je suis allé aux États-Unis. C'était inattendu. Là-bas, les places sont très chères. Mine de rien, beaucoup de choses échappent à ton contrôle. Il faut se lever tous les matins avec la même hargne, alors que tout ne tourne pas en ta faveur.

Et puis, à Kloten, on était des outsiders. Lors de ma première saison là-bas, on a réussi de belles choses. Malheureusement, lors de la deuxième saison, je me suis blessé lors du troisième match. Mais dans l'ensemble, les trois expériences m'ont permis d'évoluer. 

Il y a une expérience qui vous a plus marqué que les autres?

C'était cool de jouer à Kloten, d'être une équipe d'outsiders et d'avoir du succès. Tu joues vraiment avec la "house money", comme on dit en anglais. Dans l'équipe, on se sentait vraiment bien ensemble.

De retour à Gottéron, vous êtes le gardien numéro un. Ca change quoi?

Quand tu es deuxième gardien, comme je l'étais avant mon départ de Fribourg avec Reto Berra, tu te mets une énorme pression. Tu sais qu'il faut absolument que tu livres la marchandise quand on te donne une chance de jouer. C'est donc un poids en moins sur les épaules. 

Ces dernières années, vous avez été souvent blessé. Est-ce que c'est quelque chose qui vous trotte dans la tête?

Les blessures, on essaie vraiment de ne pas trop y penser. Ca fait partie du sport. La saison passée, je me blesse, mais c'est un accident. Ca aurait pu arriver à n'importe qui. Quand tu es en pleine rééducation, que tu bosses pour revenir, tu y fais attention et tu essaies de renforcer les zones qui ont été touchées.

Au fil des années, tu commences aussi à te connaître. Moi par exemple, j'ai eu des petits problèmes musculaires. J'ai un protocole à suivre. J'adapte un peu ma préparation. 

Ce qui n'a pas changé depuis votre départ, c'est l'entraîneur des gardiens de Gottéron, David Aebischer. Quelle est votre relation?

On a une relation joueur-entraîneur, mais c'est aussi devenu mon mentor. On a toujours gardé le contact. Si j'avais des questions sur mes performances ou sur un match, je lui écrivais. Des fois, on se croisait et il me disait: "j'ai regardé tes matchs, il y a un si ou ça qui ne va pas". On ne s'est jamais éloigné. Tous les étés, je participe à son camp d'entraînement. 

Il occupe une grande place dans ma carrière. Il m'a appris beaucoup de choses, tous les petits détails qui font qu'un gardien a du succès. Il réussit à sortir le meilleur de chacun. 

Marie Ceriani

RadioFr.ch