Le championnat suisse demeure l’une des destinations les plus attractives pour les joueurs de hockey évoluant hors de la LNH. Si Zurich figure toujours parmi les clubs les plus prestigieux du pays, son directeur sportif Sven Leuenberger estime toutefois que la hiérarchie économique s’est resserrée au fil des années.
Selon une interview donnée au journal finlandais Italehti, il fut un temps où seuls quelques clubs, notamment Zurich, Berne, Lugano et Davos, disposaient des ressources financières et du prestige nécessaires pour attirer les meilleurs joueurs. Cette situation a évolué avec l’émergence de nouvelles puissances du hockey suisse.
« Aujourd’hui, Fribourg-Gottéron, Genève-Servette et Lausanne sont également capables d’attirer d’excellents joueurs. L’écart avec nous n’est plus aussi important qu’auparavant », explique Leuenberger.
Si Zurich continue d’offrir les salaires les plus élevés du pays, avec des rémunérations pouvant atteindre environ 400’000 euros nets pour les meilleurs étrangers et près de 700’000 euros pour certaines vedettes suisses, le club refuse de construire son avenir uniquement autour des stars.
Leuenberger met en avant la qualité de la formation zurichoise. Pas moins de treize joueurs de l’effectif actuel sont issus du centre de formation du club, qui intègre chaque année un à deux jeunes dans l’équipe première.
Le dirigeant reste également très attentif au marché finlandais. Ces dernières saisons, Mikko Lehtonen et Juho Lammikko ont porté les couleurs des Lions, et Leuenberger affirme continuer à apprécier le profil des joueurs finlandais.
Par ailleurs, le hockey européen pourrait être confronté à de nouveaux défis dans les années à venir. L’ouverture récente d’un bureau de la LNH à Zurich et les efforts de développement de la ligue nord-américaine en Europe alimentent les spéculations sur une éventuelle expansion du championnat outre-Atlantique.
Leuenberger se montre prudent sur cette perspective. Selon lui, des billets au prix pratiqué en Amérique du Nord seraient difficiles à accepter, même en Suisse, et risqueraient de transformer le hockey en un sport réservé à une élite.
Le directeur sportif zurichois estime également que la croissance économique du hockey européen devrait rester limitée durant les prochaines années. Avec plusieurs nouvelles patinoires déjà construites en Suisse et un contexte économique incertain, les clubs devront trouver d’autres moyens pour maintenir leur attractivité auprès des supporters, des partenaires et des joueurs.
