"Sous un maillot qui se porte avec fierté, si tu le portes; il faudra le mouiller !" Fan's Club Fribourg Gottéron

15 août 2026

Boppart aurait changé de statut

 

Yannik Boppart n’aura pas eu besoin de beaucoup de temps pour laisser une première empreinte en National League. Le jeune attaquant de Fribourg-Gottéron, apparu pour la première fois avec l’équipe fanion en janvier dernier, avec un premier but à la clé (la soirée avait pris une dimension supplémentaire lors de la séance de tirs au but, le joueur de 19 ans inscrivant le penalty décisif pour offrir la victoire aux Dragons), aurait désormais franchi une nouvelle étape dans sa jeune carrière avec la signature de son premier contrat professionnel.

Deux jours plus tard, le jeune attaquant était à nouveau aligné par Fribourg-Gottéron, cette fois face au EV Zug. Et l’histoire s’était répétée : Boppart avait une nouvelle fois marqué, tandis que les Fribourgeois s’étaient encore imposés au terme d’une séance de tirs au but. Son passage en National League s’est donc résumé à trois rencontres, trois tirs cadrés et deux buts. D’après gotteronfans, le club fribourgeois lui aurait offert un contrat pro courant jusqu’en 2027 et figure dans l’effectif de la première équipe. Et porterait le No 45.

planetehockey.com

Ludovic Waeber: «J'ai suivi le titre de Gottéron depuis un hôtel au Maroc»

 

Le maillot du Dragon sur les épaules, le sourire large. Jeudi soir, au Sentier, Ludovic Waeber a retrouvé les couleurs de Fribourg, son club formateur, quitté en 2020 pour Zurich, l'Amérique du Nord, puis Kloten. Revenu à la maison pour succéder à Reto Berra, le portier de 29 ans savoure des retrouvailles chargées d'émotion. Entretien avec un homme qui a vibré à distance, au printemps, en voyant Gottéron devenir champion de Suisse.

Qu'est-ce que ça fait de remettre ce maillot?

Vraiment du bien. Ça fait très plaisir. C'est une impression de déjà-vu et, en même temps, tout est nouveau. Fribourg, je connais, c'est la maison. Je peux reparler un peu plus français dans un vestiaire (rires), j'ai retrouvé mes marques assez facilement même s'il ne doit finalement rester plus que Nathan (ndlr Marchon) de l'équipe qui était là lorsque je suis parti.

Tu étais parti comme numéro 2. Là, tu reviens avec un autre statut...

C'est justement ça, le côté nouveau. Quand je pars, je suis derrière Reto Berra; aujourd'hui, je rentre pour prendre la suite. Et il y a eu tellement de changements que je crois être l'un des seuls rescapés depuis mon départ, avec Nathan Marchon.

Cette première, il fallait la réussir?

Oui et non. C'est un match de préparation sur une glace dégueulasse et ça faisait un moment que je n'avais plus disputé de rencontre. L'important, c'était de reprendre de bonnes sensations. Mais, au fond, je voulais quand même livrer un bon match. Le but, c'est d'avancer pas à pas, toujours dans la bonne direction.

La pression de revenir à Fribourg, tu la sens déjà?

C'est trop tôt. Je suis quelqu'un qui se met déjà pas mal la pression tout seul. Mais j'arrive à faire abstraction de la pression extérieure. La mienne, celle que je m'impose, est toujours bien plus importante que celle qui vient de dehors. Là, j'en ressens un peu, forcément, mais jamais autant que ce que les gens imaginent de l'extérieur.

Remontons au 30 avril, le soir du sacre. Tu étais où?

À Marrakech, dans ma chambre d'hôtel, avec ma femme et ma fille. J'avais posé l'iPad et on regardait le match tous les trois.

Et on vit ça comment, de si loin?

Avec ma femme, on était très émus. Au moment du but en prolongation, je ne pouvais même pas crier parce que ma fille s'était endormie (rires). Il y a eu un blanc, on regardait tout le monde sauter sur la glace. D'un coup, j'avais les larmes aux yeux. Je la regarde: elle aussi. C'était la folie totale.

Et la parade, deux jours plus tard?

Le jour de la parade, on rentrait justement. Entre Zurich et Fribourg, ma femme a suivi toutes les images sur l'iPad, c'était marrant. On n'a pas pu arriver à temps pour se joindre à la fête, et je n'y serais de toute façon pas forcément allé. Mais peu importe: j'étais tellement content pour tout le monde. C'était magnifique à voir, même à distance.

Grégory Beaud

blick.ch

De cycliste pro à président de Fribourg-Gottéron !

 


Egger Ph.

11 août 2026

CHAMPIONS TOUR 2026 : Fribourg - Cathédrale St-Nicolas 12/09/2026 de 15h30 - 19h

 






Egger Ph.

Gottéron et sa coupe en balade en caddie

 

Fribourg, le 1er mai 2026. Ambiance d'après-match à Fribourg, le lendemain de la victoire de l'équipe de hockey Fribourg-Gottéron, désormais championne suisse. Ambiance en ville. Ici, le joueur Christoph Bertschy promène la coupe dans un caddie, à travers les rues de Fribourg. ©Florian Cella / Tamedia
Florian Cella / Tamedia



Le joueur Christoph Bertschy est attablé à une terrasse avec le reste de l’équipe et la coupe
Florian Cella / Tamedia



Et pour cause! Les Dragons eux-mêmes, accompagnés de leur coupe, sont toujours à la fête dans les rues du centre-ville en fin de matinée, entourés d’une foule d’admirateurs, toutes générations confondues. Les félicitations et les remerciements fusent de la part des supporters qui ont célébré le triomphe de leur équipe toute la nuit.

Ils ont attendu quarante-six ans, depuis la promotion du club en première division, pour obtenir ce titre. C’est le premier de son histoire, décroché au terme d’un match très serré (2-3) qui a tenu le public en haleine jusqu’au bout, puisque la «Finalissima» s’est jouée lors d’une prolongation.

Julien Sprunger en héros

Attablés sur la terrasse du Luigia, à la rue de Lausanne, les hockeyeurs finissent leur plat italien. À côté d’eux, sur une chaise, trône la coupe.

Fribourg, le 1er mai 2026.Ambiance d'après-match à Fribourg, le lendemain de la victoire de l'équipe de hockey Fribourg-Gottéron, désormais championne suisse. Ambiance en ville. Ici, le joueur Christoph Bertschy attablé sur une terrasse avec ses coéquipiers, brandissant la coupe. ©Florian Cella / Tamedia
Florian Cella / Tamedia


Déjà, une file de fans s’est formée: de nombreux enfants, mais aussi des adultes qui attendent leur héros, Julien Sprunger. Le capitaine de Fribourg-Gottéron est toujours aussi populaire. Lorsqu’il se lève, ses admirateurs se précipitent pour faire signer une casquette, un maillot, voire une basket ou un pull. Tout le monde veut un selfie avec lui.

Julien Sprunger est un joueur particulièrement populaire.
Florian Cella / Tamedia


Soudain, deux jeunes filles se mettent à jouer de la trompette et la foule entonne des chants de supporters. La joie des Fribourgeois est communicative.

Maé Perrin est venue voir les joueurs depuis le Collège Saint-Michel, 
où elle avait cours ce matin-là.
Florian Cella / Tamedia


La jeune Maé Perrin, étudiante au Collège Saint-Michel tout proche, est émue. «C’est la pause de midi et quand j’ai appris que les joueurs étaient ici, je suis vite venue. J’étais dans la fan zone de la BCF Arena hier soir pour suivre le match. J’étais tellement soulagée qu’ils gagnent. Je les suis depuis l’âge de 10 ans. La moitié de ma classe était absente ce matin, mais les enseignants étaient très compréhensifs», raconte-t-elle en riant.

Fribourg, le 1er mai 2026. Ambiance d'après-match à Fribourg, le lendemain de la victoire de l'équipe de hockey Fribourg-Gottéron, désormais championne suisse. Ambiance en ville. Ici, le joueur Christoph Bertschy promène la coupe dans un caddie, à travers les rues de Fribourg. ©Florian Cella / Tamedia
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Voilà que les Dragons se lèvent: l’attaquant Christoph Bertschy, «schlaps» aux pieds, pose la coupe dans un caddie et les voilà tous partis dans la rue de Lausanne. Ils posent en groupe pour les dizaines d’admirateurs qui les suivent. Décontractés, accessibles et proches des gens, les joueurs n’hésitent pas à s’offrir un bain de foule.

Un peu plus loin, Karim célèbre aussi la victoire avec un ami. «C’est une véritable consécration. Tellement de gens ont travaillé pour parvenir à ce résultat. Il n’y a plus de barrières entre les gens, on est une seule équipe, un seul canton. De voir Julien Sprunger soulever la coupe, c’est beaucoup d’émotions.»

Une nuit de fête à Fribourg

Un autre groupe de supporters finit sa nuit à la terrasse du Café du Midi, à la rue de Romont. Il faut dire qu’ils étaient des milliers à avoir veillé jusqu’au petit matin pour accueillir l’équipe victorieuse à son retour de Davos.


Pascal Hasler est le patron du Café du Midi. Il a travaillé toute la nuit.
Florian Cella / Tamedia


Patron du restaurant, Pascal Hasler n’a pas dormi depuis plus de vingt-quatre heures. «On a servi des fondues toute la nuit, on n’a plus de bière, c’était la folie, se remémore-t-il. Il y a encore une heure, la salle et la terrasse étaient pleines de supporters! Je n’ai jamais vu une telle ambiance, une telle intensité. Et ce n’était pas qu’une fête fribourgeoise, il y avait des gens de toute la Suisse romande. Des Vaudois, des Neuchâtelois et même des Bernois!»

Yolande Bucher et Christiane Barboni ont vibré toute la soirée pour Gottéron.
Florian Cella / Tamedia


Les octogénaires Yolande Bucher et Christiane Barboni ont peut-être regardé le match depuis leur salon, elles ne sont pas moins des fans de la première heure. «J’allais voir les matches quand j’avais 10 ans, je suis issue d’une famille de hockeyeurs. C’est ma grand-mère qui lavait les premiers maillots de Gottéron», explique Yolande en souriant. «On a pleuré hier soir quand ils ont gagné, glisse Christiane. On en a encore des frissons.»

Fabien Vallélian faisait partie des supporters présents à Davos.
Florian Cella / Tamedia


Fabien Vallélian était à Davos jeudi soir: «C’était incroyable, on était tellement stressés, on avait vraiment peur de perdre. Quand ils ont marqué, on a explosé de joie, on a pleuré. Et les fans davosiens nous ont félicités, ils étaient très fair-play. Je les suis depuis que j’ai l’âge de 9 ans, j’ai vécu leur promotion en Ligue A en 1980, on peut dire que la boucle est bouclée.»

Natasha Hathaway