"Sous un maillot qui se porte avec fierté, si tu le portes; il faudra le mouiller !" Fan's Club Fribourg Gottéron

21 avril 2026

Unanimité: «Trop d’erreurs», «Match à oublier», «Simplifier notre jeu»

 

20.04.2026

Réduire la défaite fribourgeoise à un départ catastrophique – deux buts encaissés en quatre minutes – serait trop facile. Oui, le match a mal commencé. Mais le problème est plus profond. Fribourg a surtout payé son manque de discipline et son incapacité à concrétiser ses temps forts. «Je ne pense pas que l’on fait un mauvais match, mais quand tu dois patiner après le score tout le match, ce n’est pas évident», analyse Nathan Marchon. L’attaquant fribourgeois met le doigt sur le vrai tournant: courir après le score change tout. «À 5 contre 5, on a montré un bon visage, mais on est un peu trop indiscipliné dans le premier tiers et dans le troisième tiers où ça a cassé le rythme.» Propos corroborés par Simon Sweiler: «Trop d’erreurs!»

Car une fois devant, Davos a déroulé son plan. Bloc compact, neutral zone verrouillée, et Fribourg contraint de forcer le jeu. «Quand une équipe mène de deux buts, elle peut se concentrer entièrement sur la défense. Les Grisons ont bloqué la zone neutre et effectué un bon travail pour freiner notre vitesse», confirme l’entraîneur Roger Rönnberg. Qui continue: «Avec un power-play efficace, je pense qu’on aurait au moins été en prolongation (…) On doit tirer davantage. Simplifier un peu notre jeu. Ce n’est pas une question de joueurs. C’est une question de discipline».

«Un but aurait vraiment pu nous relancer, mais malheureusement on n’a pas réussi à mettre le puck au fond», regrette Michael Kapla. «Notre état d’esprit, c’est de s’améliorer à chaque match. Et notre devise, c’est que le meilleur match est le prochain.» Dans le vestiaire, le message est déjà tourné vers la suite. «Il faut déjà oublier», reprend Marchon. «On ne s’attendait pas à une série facile. Il faut le bon état d’esprit à Davos.» Et malgré la frustration, un brin d’optimisme subsiste: «Durant les quarante dernières minutes, on était meilleur. On a poussé, mais cela n’est pas entré.»

planetehockey.com

19 avril 2026

Un comportement inadmissible qui doit être puni durement

 

Depuis que je fais ce métier, j'ai l'impression que l'on cherche toujours à minimiser, excuser ou tenter de comprendre les gestes des spectateurs commettant des actes répréhensibles. Tantôt le service de sécurité n'est pas suffisant. Tantôt les infrastructures ne sont pas à la hauteur. Bref, il y a toujours une bonne raison de se comporter comme un crétin dans une arène sportive.

Ce samedi soir, le HC Davos a vu l'un de ses fans dépasser la limite. Non pas pour s'en prendre à des supporters adverses, mais directement à l'équipe de Fribourg Gottéron. En toute impunité et sans être le moins inquiété du monde, il a pu escalader un Plexiglas et cracher sur le banc des joueurs. 

Il a pu rester en équilibre durant plusieurs secondes, redescendre avant de remonter pour une nouvelle salve envers les joueurs de Fribourg Gottéron, énervant même le toujours très stoïque Benoît Jecker. C'est dire... 

Il a fallu attendre encore bien quelques secondes avant qu'un bénévole ne vienne doucement le raccompagner vers le haut des gradins. La sécurité? Absente. Le comportement de cette personne est intolérable. L'absence de sécurité est inacceptable.

Pendant ce temps une poignée de spectateurs en provenance des places debout a quitté son secteur avec la volonté d'approcher du banc de l'équipe de Fribourg Gottéron. Une barrière a permis d'éviter que cela ne dégénère là aussi.

Le HC Davos a failli. Son service de sécurité n'a pas été à la hauteur. Ce sont des choses qui arrivent et fort heureusement, l'incident n'a fait aucun dégât, hormis un dégât d'image monstre pour le hockey suisse. Ce qui est arrivé ce samedi soir est grave et doit être traité de la sorte par le club grison. Sans la moindre excuse ni tentative d'explication pour ce geste.

Ce spectateur belliqueux doit être interdit de stade sans ménagement ni tentative de minimiser son geste. Les fans qui ont quitté le secteur pour aller menacer le banc fribourgeois doivent être identifiés et également punis sévèrement. Si les dirigeants grisons ne prennent pas ce cas au sérieux, il ne faudra pas s'étonner que les patinoires deviennent toujours plus des zones de non-droit.

Gregory Beaud

blick.ch

Le coach’s challenge courageux et décisif de Rönnberg et son Staff

 

Il en faut, du cran, pour oser prendre un tel risque à 1’31 de la sirène finale, 
dans un match aussi important! Le courage du coach suédois a payé
Roger Rönnberg, Lars Leuenberger et Rikard Franzén (de gauche à droite)


Pour prendre un coach’s challenge à 1’31 du terme de la partie, à 3-3, alors que les arbitres avaient validé une première fois la réussite de Lemieux à 6 contre 5, il faut disons, beaucoup de courage. Car si les deux arbitres principaux étaient restés sur leur décision, Gottéron aurait écopé d’une pénalité mineure et risqué très gros, avant même le début de la prolongation.

laliberte.ch

17 avril 2026

A Fribourg, l’espoir et la folie ont un nom: Gottéron


«On a campé toute la nuit pour des billets à la finale de Gottéron»


Il est neuf heures, Fribourg s'éveille. La brume se lève lorsque le train Regio me pose à l'arrêt Poya, qui donne sur le plateau de Saint-Léonard. Au loin, la cathédrale se dresse fièrement. Et devant la BCF Arena, ce jeudi, une longue file s'est déjà formée. Avec un mot sur toutes les lèvres: Gottéron.

Pour espérer décrocher un ou deux billets pour les matchs à domicile de la finale, il fallait se lever tôt. Et les quelque 400 personnes présentes de bon matin devant la patinoire le savent.

La preuve en vidéo

 


«Cette fois, les gens y croient»

Hans, 75 ans, vient d'arriver. «Je suis monté en moto depuis Morat», explique cet habitué qui vient aux matches depuis que l'équipe est montée en Ligue nationale A (l'ancêtre de la National League), en 1980. Il est surpris par la longueur de la file. Des agents de sécurité ont même été dépêchés sur place, dès 6h.

«Je ne pensais pas qu'il y aurait autant de monde, la billeterie ouvre à 13h...»

Hans

Hans a bien fait de débarquer tôt. Derrière nous, d'autres personnes continuent à affluer. Mais il tient à assister à au moins un des matches de la finale. Et voir les Dragons remporter pour la première fois le titre national.

«Cette fois, les gens y croient»

Hans

Hans est un habitué
Image: watson


Il espère arriver à avoir des tickets et me montre son téléphone: il est présent sur un groupe Whatsapp, avec une dizaine d'amis, où ils s'échangent les tickets que l'un ou l'autre arrive à dégoter.

«L'abonnement, c'est assez cher»
Hans

Quatre heures dans la file

Si le retraité a pu venir sans se poser de questions, qu'en est-il des autres personnes présentes? «Nous sommes jeudi, c'est un jour de travail», dis-je sur le ton de la conversation. Devant nous, une femme se retourne et lâche immédiatement:

«Mais les gens ont pris congé pour venir ici!»
Noémie

Enfin, pour la plupart. Lors de cette journée de reportage, certains se seront quelque peu cachés alors que je dégainais mon téléphone pour prendre des photos. Mais pour ces fans, Gottéron, ça passe avant tout.

Le club «déconseille» de venir dans la file

Au fait, combien de billets sont en vente? L'enjeu est stratégique: «On ne communique pas sur le nombre de billets», nous répond le club, qui a d'ailleurs «déconseillé de venir se rajouter à la file d'attente existante».

La file s'étend sur le plateau de Saint-Léonard.
Image: watson


La file s'est stabilisée. Noémie et ses amies, Anne et Jocelyne, posent des chaises de camping et se préparent à attendre pour les quatre prochaines heures. «On est parqué comme du bétail», lâche Jocelyne. Derrière, la file s'allonge encore, comme pour le concert d'une superstar. Jocelyne rigole:

«Mais je ferais pas ça pour Taylor Swift!»
Jocelyne

La plupart veulent leurs billets pour eux-mêmes, mais d'autres ont la fibre collective. Anne, maillot de Gottéron sous le pull, explique: «J'ai l'abonnement, mais je viens prendre des billets pour les autres». Et Jocelyne de répondre: «Voilà de la belle dévotion!» Nouvel éclat de rire parmi les copines.

Anne va prendre des billets pour ses proches.
Image: watson


Comme Hans, cette fois-ci, les filles y croient. Anne me montre le clip réalisé par l'artiste Gaëtan Brügger, «C'est l'année du titre», qui fait un petit carton parmi les supporters de l'équipe:




Cette année, ce sera donc celle du titre? 

«Oui, je crois», dit Anne. «On est posés» Remontons la file de supporters. A une douzaine de mètres de l'entrée, ce groupe d'étudiants en pleine partie de chibre est bien posé: tables basses, gobelets de café, et même une petite lampe. 

Quentin rigole: 

 «Il fallait bien un peu de lumière pour voir les cartes, on est arrivé ici à 3h ce matin» 
Quentin


Un chibre au soleil, quoi de mieux?
Image: watson


Le calcul semble bon, puisque le groupe est bien parti pour avoir ses billets. Et contrairement au reste de la file, restée dans l'ombre de la salle omnisports de Saint-Léonard, Quentin et ses potes profitent du soleil matinal.

«On est bien posés, c'est parfait»
Quentin

Les amis discutent en jouant. «Cette année, je la sens bien», lâche Alexis, en face. Il déroule: «Lors de la dernière finale en 2013, c'était plutôt une surprise. Mais là, ça fait des années que le club vise ouvertement le titre et tous ces efforts sont en train de payer.» Tout comme Hans, il sort cette phrase qu'on aura beaucoup entendu jeudi:

«Du coup, cette fois, on y croit beaucoup plus»
Alexis


L'accès au guichet est dans leur tente

Mais alors, qui sont donc les premiers à être arrivés? A l'entrée du stade, sous l'inscription «tickets», une large tente est déployée. C'est tout un petit groupe qui s'est réuni là pour être sûrs d'être les premiers. Parmi eux, Laurent et Lionel.

Laurent et Lionel sont au taquet
Image: watson


«En 2013, j'ai loupé des billets pour la finale contre Berne, cela m'est resté en travers de la gorge», indique Lionel. Cette fois-ci, rien n'a été laissé au hasard. Le groupe s'est préparé la veille et a débarqué à 19h. Une heure plus tard, la tente était montée. Mais l'effort en valait la peine.

«Quand on est passionné, on fait ce qu'il faut»
Lionel

Un autre fan qui attendait dans la file vient leur quémander une Cardinale. Puis, Lionel m'interrompt: il est 10h et les pré-ventes en ligne vont commencer. Toutes les occasions sont bonnes pour essayer de collecter autant de billets que possibles pour la finale. A côté de lui, Laurent rigole à la main:

«Le serveur va surchauffer. Imagine s'il grille...»
Laurent

Lionel, lui, est concentré. Mais quelques minutes plus tard, soulagement: des billets ont pu être achetés en pré-vente. Il ne reste plus qu'à attendre 13h pour acheter encore deux billets physiques. A l'intérieur de la tente, une ouverture a été prévue. L'employé qui ouvrira la fenêtre à 13h pourrait bien être surpris.

Impossible n'est pas fribourgeois
Image: watson


D'ailleurs, les quelques 400 personnes qui attendent vont-elles devoir passer à travers la tente pour acheter des billets? Les deux compères et leurs amis sont-ils condamnés à attendre la fin de la vente pour plier bagage? «La sécurité va sûrement nous demander de déplacer tout ça avant la vente», analyse Laurent, lucide. Et de rajouter:

«J'ai hâte de retrouver mon matelas!»
Laurent

Mission accomplie: à 13 heures pile, Lionel sera le tout premier fan à pouvoir acheter ses deux billets. On lui souhaite une bonne finale!

Bingo!
Image: watson

Alexandre Cudré

Sprunger et Fribourg ont « les armes pour bousculer » Davos

 

L'attente a trop duré. Fribourg-Gottéron veut briser sa malédiction face au HC Davos et à ses 31 titres dès samedi, après avoir perdu ses quatre premières finales de play-off en National League.

'C'est l'année ou jamais pour moi, pas pour Gottéron', avait lâché à Keystone-ATS le futur retraité et emblématique capitaine fribourgeois Julien Sprunger avant le début du quart de finale face à Rapperswil-Jona. N'empêche que l'occasion est trop belle pour ne pas la saisir, même si la jeune équipe du coach Roger Rönnberg devrait aussi avoir son mot à dire lors des années à venir.

Davos a certes impressionné tant au cours de la saison régulière, bouclée avec 17 points d'avance sur son dauphin Gottéron, que lors des play-off, dans lesquels ils n'ont perdu que deux matches (un face à Zoug, un autre face au double tenant du titre Zurich). Mais 'on a les armes pour les bousculer', assure Julien Sprunger, interrogé à l'issue de la demi-finale face au GSHC.

Et pour cause: Gottéron affiche un bilan de deux victoires pour deux défaites face à la troupe du coach Josh Holden dans le championnat régulier. Les Dragons ont gagné deux fois à domicile, et se sont inclinés deux fois dans la 'cathédrale' grisonne. Ils y ont tout de même subi une troisième défaite cette saison, en demi-finale de la Coupe Spengler.

'Ca va faire des heures de car', sourit le no 86. 'Je pense que Davos est l'équipe à battre. On a eu de gros matches pendant la saison contre eux, on a perdu cette demi-finale de Coupe Spengler (3-1). C'est vraiment une excellente équipe. Davos sera le favori aussi dans cette finale', souligne-t-il plus sérieusement.

'Mais on n'a vraiment rien à perdre, on va vraiment essayer de tout donner', enchaîne le quadragénaire, pour qui la pression est légèrement retombée après ce quart de finale de tous les dangers face à Rappi (victoire au match no 7, en prolongation). 'J'étais beaucoup plus calme dans la série face à Genève', glisse-t-il.

'J'ai réussi à me concentrer sur le hockey. Toutes ces émotions étaient très intenses, et je m'étais un peu perdu dans tout cela. En demi-finale j'ai vraiment essayé de profiter à fond, de donner tout ce que j'avais. Je me sentais beaucoup plus libre et beaucoup mieux sur la glace', assure-t-il.

'Presque la fin rêvée'

Cette insouciance et cette légèreté, les Dragons en auront bien besoin en finale. Le spectre des quatre finales perdues (deux face à Berne, en 1992 et 2013, deux face à Kloten, en 1993 et 1994) rôde toujours du côté de St-Léonard. Surtout celui de la finale de 2013, abordée avec l'avantage de la glace.

Julien Sprunger n'a pas de souvenir des finales des années 90. 'J'étais trop petit, j'avais 4-5 ans', rappelle-t-il. Le scénario de celle de 2013 est en revanche encore bien présent dans son esprit. Il se remémore ainsi tout d'abord l'après-finale: 'Voir l'adversaire soulever la coupe, c'est toujours difficile'.

Pas question de s'infliger les mêmes images 13 ans plus tard. 'Quand tu te qualifies pour une finale, je crois que tu n'as qu'une envie, c'est d'aller au bout et de gagner', lâche-t-il. 'Avec la saison qu'on a eue, avec les play-off qu'on a réussis jusqu'à maintenant, on sent qu'on a un potentiel. On a cette ambition d'aller au bout. Donc on ne pense qu'à la victoire', assure-t-il.

Julien Sprunger a bien l'intention de savourer chacun des derniers moments de sa carrière. 'C'est assez extraordinaire de pouvoir jouer une finale lors de ma dernière saison. Avec cette qualification, c'est presque la fin rêvée. C'était pour ça qu'on s'est battu, qu'on a travaillé. Je pense qu'on l'a mérité grandement, et on en profite à fond', explique-t-il encore.

Un impressionnant 29-3

L'ancien international suisse est conscient que le public fribourgeois peut aider l'équipe à soulever des montagnes. 'Nos supporters sont de toute façon là, le lundi, le mardi, le mercredi, à n'importe quel mois de l'année. On doit profiter de ces moments aussi. Je peux en témoigner: ça fait quasiment 25 saisons que je joue, c'est seulement notre deuxième finale', souligne-t-il.

Malgré le soutien sans faille de son public, Gottéron n'affiche pas un bilan si impressionnant que cela à St-Léonard: 26 succès pour sept défaites, dont deux concédées en quart de finale face à 'Rappi'. Le HC Davos est en revanche quasi intouchable à domicile en championnat: 29 victoires, pour trois revers.

Or, pour triompher, il faudra gagner au moins une fois en terre grisonne, où le dernier échec du HCD remonte au 28 février face à Kloten. Dans le vestiaire fribourgeois, on se souviendra toutefois qu’on avait gagné à trois reprises à Davos en 2024/25, notamment en demi-finale d'une Coupe Spengler que les Dragons avaient remportée 24 heures plus tard.

ATS