"Sous un maillot qui se porte avec fierté, si tu le portes; il faudra le mouiller !" Fan's Club Fribourg Gottéron

31 août 2026

La BCF Arena devient la troisième patinoire de Suisse

 

9 septembre 2025, premier match de la saison à la BCF Arena. Le speaker annonce 9280 spectateurs lors de la victoire en prolongation face à Lugano. Le 18 septembre 2026, ils seront 9620 dans les gradins de l'enceinte fribourgeoise pour la rencontre face à Lausanne, lors du lever de la bannière de champion.

Ce lundi, John Gobbi a annoncé une nouvelle augmentation de la capacité de l'enceinte des Dragons. «C'est une étape importante pour nous», s'est exclamé le CEO. Avec cette limite, la BCF Arena monte sur le podium des patinoires de Suisse et se retrouve désormais devant la Vaudoise aréna de Lausanne (9600). Les mastodontes que sont la Swiss Life Arena de Zurich (12'000) et la Postfinance Arena de Berne (17'031) restent loin devant.

Bientôt 10'000 places?

Pour y arriver, il a fallu gratter le moindre mètre carré durant l'été. Lors de l'acte VI de la finale face à Davos, ils étaient 9372 à pouvoir s'agglutiner dans les travées de la patinoire fribourgeoise. Où le club a-t-il trouvé ces 248 places supplémentaires?

Pour commencer, les places debout ont désormais la possibilité d'accueillir 60 personnes en plus (2240 avant, contre 2300 désormais). «On a fait différentes simulations après le championnat du monde et on a vu que cela était possible», explique John Gobbi. Entre la Dragon Lounge, le Stamm Cardinal et trois nouvelles places pour personnes à mobilité réduite, la BCF Arena a pu augmenter sa capacité.

Désormais, où est la limite? L'ancien président Hubert Waeber aimait à répéter qu'un jour, la BCF Arena atteindrait les 10'000 places. «Il y a plusieurs analyses qui ont été faites dans ce sens, détaille John Gobbi. Mais ce seraient de gros travaux, qui pourraient être faits dans les prochaines années. Tout est une question d'autorisation.» Affaire à suivre.

Matthias Davet

blick.ch

Fribourg-Gottéron veut s’inscrire dans la durée

 

Quelques mois après avoir décroché le premier titre de champion de Suisse de son histoire, Fribourg-Gottéron aborde la saison 2026-2027 avec l’ambition de confirmer ses progrès tout en poursuivant le développement de l’ensemble du club. Voici les grandes lignes de la conférence de presse du jour.

Une nouvelle gouvernance dans la continuité

Yvan Haymoz a succédé à Hubert Waeber à la présidence du Conseil d’administration avec la volonté de poursuivre le travail entrepris ces dernières années. Sa ligne directrice repose sur trois principes: respecter ce qui a été construit, consolider les forces du club et préparer le Gottéron de demain.

Maxime Droux et Sébastien Dorthe occupent désormais les fonctions de vice-présidents.

Autre changement important, Julien Sprunger rejoint le département business du club. Après avoir marqué l’histoire de Gottéron comme joueur et capitaine, l’ancien numéro 86 poursuit ainsi son engagement au sein de l’organisation.

Un engouement qui ne faiblit pas

Le titre de champion n’a pas seulement marqué les esprits. Il a également renforcé l’engouement autour du club.

Les 7'500 abonnements disponibles ont une nouvelle fois trouvé preneur, avec un taux de renouvellement de 99,44 %. Le Family Corner connaît également un succès important puisque la demande est sept fois supérieure aux 68 places disponibles à chaque rencontre.

La même dynamique est observée auprès des partenaires, avec un taux de renouvellement quasiment total et une forte demande pour les offres d’hospitalité.

La BCF Arena poursuit parallèlement sa modernisation. Plusieurs travaux réalisés durant l’été portent désormais sa capacité à 9'620 spectateurs. Le secteur visiteurs a été réorganisé et compte 321 places, dont 220 debout et 101 assises, contre 357 auparavant. Trois places supplémentaires ont également été aménagées pour les personnes à mobilité réduite.

Le club entend également améliorer l’expérience des spectateurs grâce à la digitalisation des accès aux parkings et au développement du click & collect via son application.

Plus de 3 millions pour la formation

La relève constitue l’un des principaux axes de développement de Fribourg-Gottéron. Le Mouvement juniors compte désormais 450 enfants et jeunes, dont plus de 100 inscrits à l’école de hockey, répartis dans 18 équipes.

Face à cette demande, le club doit toutefois composer avec un manque de surfaces de glace et a déjà été contraint de refuser des inscriptions à l’école de hockey.

Gottéron poursuit donc la professionnalisation de sa structure. Un nouveau concept de Talent Management est notamment mis en place avec l’implication à 100 % d’Andrei Bykov, une première dans le hockey suisse. Les secteurs athlétique et mental seront également renforcés.

Avec un budget supérieur à 3 millions de francs, le Mouvement juniors bénéficie du plus important investissement de son histoire.

Les Ladies veulent jouer le titre

Le hockey féminin franchit lui aussi un nouveau cap. Après une première saison encourageante, les Fribourg-Gottéron Ladies affichent clairement leurs ambitions pour le prochain exercice: atteindre les play-off et se mêler à la lutte pour le titre.

Le club mise sur un groupe jeune et souhaite construire progressivement une équipe compétitive et durable.

La formation féminine bénéficie également d’un nouvel élan avec la création d’une équipe U16, qui évoluera en Junior Women’s League SIHF. Une structure destinée à renforcer la filière et à offrir davantage de temps de jeu aux jeunes joueuses.

Le budget des Ladies atteint environ 450'000 francs, là encore un record pour le club.

Deux rencontres face au Lausanne HC seront par ailleurs diffusées en clair sur La Télé, les 24 septembre et 21 novembre 2026, afin d’accroître encore la visibilité du hockey féminin.

Confirmer sur la glace

Sur le plan sportif, les ambitions restent évidemment élevées. Champion de Suisse en titre, Fribourg-Gottéron veut conserver son identité et se donner les moyens de jouer à nouveau les premiers rôles.

La préparation a commencé de manière idéale avec quatre victoires en autant de rencontres, contre Genève-Servette, Lausanne, Rouen et Bremerhaven.

Les Dragons retrouveront également la Champions Hockey League cette saison, avec l’occasion de mesurer leur progression face à plusieurs des meilleures équipes européennes.

swisshabs.ch

30 août 2026

BCF Arena : un peu plus de places mais une liste d'attente toujours bien fournie

 

Le bilan de la saison passée est dithyrambique à tous les niveaux (lire ici) et Fribourg-Gottéron est plus que jamais victime de son succès. Le phénomène n’est pas nouveau, mais le club fribourgeois doit désormais composer avec une demande qui dépasse très largement la capacité de sa patinoire.

Les dirigeants se creusent donc la tête pour optimiser cet engouement, en essayant tant d'augmenter la capacité de la patinoire que d'introduire des mesures plus contraignantes pour les abonnés ; on vous faisait part de l'augmentation du prix des places (lire ici), tout comme de la nouvelle obligation d’utiliser son abonnement au moins 18 fois sur les 26 matches à domicile. Car « guichets fermés » ne signifie pas forcément que tous les sièges sont occupés, puisque, selon le club, environ 7% des 7'500 détenteurs d’abonnements ne se présentaient pas aux matches la saison dernière. Un souci, alors que quelque 3000 personnes figurent encore sur la liste d’attente pour obtenir le précieux sésame.

Des faits que rappelle aujourd’hui John Gobbi dans un article que propose Le Matin Dimanche sur le sujet et les plans futurs pour accueillir plus de fans. Un premier pas a été fait puisque, sous réserve des autorisations nécessaires, notamment en matière de sécurité, la capacité pour la nouvelle saison devrait passer à environ 9600 places. À plus long terme, le directeur du club estime qu’il existe un potentiel pour dépasser les 10'000 spectateurs en optimisant l'aréna.

swisshabs.ch

29 août 2026

R R : « Je suis au bon endroit actuellement »

 

Après douze années passées à Frölunda, Roger Rönnberg a choisi l’été dernier de franchir pour la première fois le pas vers l’étranger en rejoignant Fribourg-Gottéron. Pour sa première saison en Suisse, le technicien suédois a immédiatement marqué l’histoire du club en décrochant le premier titre de champion de Suisse de son histoire.

Quelques mois après ce sacre, Rönnberg revient auprès de HockeyNews sur une saison qui n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille. Les blessures et plusieurs difficultés ont jalonné le parcours des Fribourgeois, mais le groupe s’est progressivement renforcé. « Beaucoup de choses ont fini par se mettre en place. Le chemin n’a pas été facile, certaines choses sont aussi allées contre nous. Nous avons dû nous battre et composer avec des blessures, mais je pense que nous nous sommes rapprochés en tant que groupe au fil des semaines », explique-t-il.

Pour l’entraîneur suédois, les difficultés ont finalement contribué à souder l’équipe. « Nous avons surmonté toutes les difficultés. Lorsque les playoffs ont commencé, je pense que nous avions un groupe qui jouait vraiment les uns pour les autres. Nous avions un objectif commun et nous avons trouvé un style de jeu auquel nous croyions. Chacun a trouvé son rôle et l’a accepté. Les choses se sont mises en place. »

Rönnberg reconnaît toutefois que le titre n’était pas une certitude au début de son aventure fribourgeoise. « Il faut oser rêver et y croire. Tous les entraîneurs de haut niveau commencent une saison avec l’objectif de gagner. Mais j’étais davantage concentré sur la construction d’une identité et sur le processus que sur le résultat final. »

Un an après son arrivée, le Suédois porte également un regard très positif sur la National League. « C’est impressionnant ici. J’ai de plus en plus de respect pour cette ligue, le niveau de compétition est très élevé. Si vous ne rivalisez pas dans un match, vous n’avez aucune chance. Il faut jouer avec beaucoup d’intensité et les duels sont difficiles à chaque rencontre. »

Sur le plan professionnel, Rönnberg estime finalement que son quotidien n’est pas si différent de celui qu’il connaissait en Suède. « Je ne trouve pas qu’il y ait une si grande différence. Le processus est similaire. Mon travail reste de créer une confiance dans l’équipe, d’enseigner et de diriger. Je fais essentiellement la même chose ici, même si je suis dans un autre endroit. »

Le changement a en revanche été important sur le plan personnel. Après avoir passé plus d’une décennie à Göteborg, le départ pour la Suisse représentait un véritable bouleversement. Le technicien a notamment profité de ses journées libres pour découvrir son nouvel environnement. « Je suis beaucoup dehors et j’aime particulièrement la nature qui se trouve ici, ainsi que sa proximité. C’est un pays incroyablement beau. J’aime la côte ouest de la Suède, mais les montagnes m’ont quand même un peu manqué et maintenant elles sont à nouveau proches. C’est vraiment agréable. »

Rönnberg ne cache pas que la Suède lui manque par moments. « Il y a beaucoup de personnes qui me manquent, ainsi que le quotidien de la SHL. Quand on reste au même endroit aussi longtemps, on crée évidemment beaucoup de relations importantes. » Pour autant, il estime que son départ vers Fribourg est intervenu au meilleur moment. « En même temps, je pense que je suis au bon endroit actuellement. C’était le bon moment dans ma vie. C’était aussi le bon moment pour Frölunda de me laisser partir et de faire venir quelqu’un d’autre capable de faire avancer le club. »

L’ancien entraîneur de Frölunda continue d’ailleurs à suivre les performances de son ancien club à distance. Mais son attention est désormais largement tournée vers Fribourg-Gottéron et la préparation de sa deuxième saison en Suisse.

Après le titre historique, la pression sera forcément plus importante. Rönnberg en est conscient, mais refuse de laisser les résultats dicter le travail quotidien. « Quand on gagne, les attentes augmentent. Mais il ne faut pas seulement être guidé par le résultat. Il faut aussi regarder ce que le club veut construire et continuer à travailler là-dessus. Mettre en place des structures et chercher constamment à s’améliorer, jour après jour. C’est particulièrement important après une victoire, pour ne pas s’arrêter. »

swisshabs.ch

Rencontre avec Isabelle Emmenegger, la première femme au CA de Fribourg-Gottéron

 

Présentée comme la spécialiste des grands projets, Isabelle Emmenegger est devenue mercredi la première femme à siéger au conseil d'administration du HC Fribourg-Gottéron SA. Âgée de 49 ans, cette Lucernoise d'origine établie dans le district du Lac a été élue par les actionnaires du club en compagnie de Bruno Marmy, directeur de Marmy Viande en gros SA.

Arrivée en 1999 sur les bords de la Sarine pour y faire des études de droit, Isabelle Emmenegger ne l'a alors plus quittée. "Je suis tombée amoureuse de ce canton", sourit-elle. "J’adore ce bilinguisme et j’adore ce canton parce qu’il ressemble assez au canton de Lucerne." Avant d'ajouter:"C’est un canton simple, terre-à-terre, avec des traditions qui sont importantes. Fribourg-Gottéron représente tout ça."

Une grande expérience

Si son nom ne vous dit rien, son CV parle pour elle. Elle a notamment été juriste lors de l’Euro 2008 de football en Suisse. Elle a aussi été directrice de la Fête fédérale de lutte d’Estavayer en 2016, ou encore directrice suppléante de l’Office fédéral de la douane. Aujourd’hui, Isabelle Emmenegger dirige sa propre entreprise de conseil.

Son élection au conseil d’administration de Fribourg-Gottéron n’est donc pas une surprise. Son nom avait déjà été évoqué à plusieurs reprises. Et le fait que ce soit la première femme? "Ce n’est pas la question d’être une femme, ce sont mes compétences qui comptent. Je suis élue parce que j’ai de l’expérience et un certain parcours. Après, bien sûr, je dis toujours que ça fait du bien d’avoir une femme dans une équipe", conclut-elle en souriant.

Isabelle Emmenegger ne connaît pas encore précisément son rôle au sein du conseil d’administration. Des discussions doivent encore avoir lieu.

Léo Martinetti

RadioFr.ch