Le HC Fribourg-Gottéron a annoncé l’arrivée de trois nouvelles joueuses en vue de la saison 2026-2027.
Cindy Joray, née en 1993, rejoint l’effectif fribourgeois aux côtés de deux jeunes talents, Aina Streule (2008) et Mia Portner (2010).
"Le dragon est une légende, les légendes ne meurent jamais"
Le HC Fribourg-Gottéron a annoncé l’arrivée de trois nouvelles joueuses en vue de la saison 2026-2027.
Cindy Joray, née en 1993, rejoint l’effectif fribourgeois aux côtés de deux jeunes talents, Aina Streule (2008) et Mia Portner (2010).
Le club a levé les doutes sur les quelques joueurs encore sans contrat à ce stade de la saison.
Le HC Fribourg-Gottéron voit trois joueurs quitter l’organisation : Julien Rod, Kevin Etter et Jeremi Gerber ne poursuivront pas l’aventure avec le club fribourgeois.
Le temps est maussade en ce vendredi sur une bonne partie de la Suisse. Fribourg n'y échappe pas et de grosses gouttes s'abattent sur la place Georges-Python, en plein milieu de la ville. C'est là que l'association Fribourg 2026 – en charge des événements en marge du championnat du monde – a donné rendez-vous pour lancer officiellement la compétition.
Malgré les averses, certains supporters (en grande majorité des Tchèques) ont répondu présent. Le verre de l'amitié semble plaire aux gens venus de Prague, Ostrava ou Plzen. Yvan Haymoz observe tout cela, sourire aux lèvres. Vice-président de Fribourg 2026 et futur président de Gottéron, le Fribourgeois s'est confié à Blick en marge de cette première journée de festivités, quelques heures avec un alléchant Canada - Suède. Interview.
Yvan, ce vendredi est le premier jour du championnat du monde à Fribourg. Est-ce le summum du stress ou, maintenant, on peut enfin profiter de la fête qui arrive?
Pour tous les gens qui ont énormément travaillé ces derniers jours, c'était quand même le summum du stress jusqu'à ce matin. Mais maintenant, c'est génial. Tout le monde a le sourire, même s'il ne ne fait pas beau. Je suis allé ce matin sur le site de la BCF Arena et tout était prêt. Ici aussi, sur la place Georges-Python, c'est vraiment sympa. On commence à se dire qu'on y est et que ça va être une belle fête.
Justement, il y a énormément de maillots tchèques, un peu de suédois. On commence à réaliser qu'une partie du monde débarque à Fribourg?
Exactement. J'ai discuté avant avec quelques membres du comité et il y a une vraie satisfaction de voir beaucoup de Suédois, de Tchèques ou de Canadiens. On voit que le public répond présent et ça fait plaisir. Les deux matches du jour seront complets et c'est génial.
Il y a ce «Welcome Spot» ici sur la place Georges-Python. La place du Fair-Play a également été remaniée devant la patinoire. Ça fait plaisir de voir cette ambiance de fête, deux semaines après le titre de Fribourg Gottéron?
Le titre de Gottéron permet de surfer sur la vague au niveau des émotions et de la bonne humeur liées au hockey sur glace. On poursuit avec ce championnat du monde et on espère que la météo sera un peu plus clémente. Avec ce «Welcome Spot», il y aura tous les jours des événements prévus et on s'attend à une belle fête.
Fribourg, c'est la plus petite ville au XXIe siècle à accueillir un Mondial de hockey. À quel point ça a été un défi d'organiser un si gros événement?
Rapidement, les pouvoirs publics et le club se sont assis et ont décidé de faire les choses ensemble. Créer une association entre le club, la ville et l'État fribourgeoisest unique, mais ça nous a paru logique pour bien organiser cet événement. La chance, c'est que le canton et la ville ont le même nom (sourire). Pour Gottéron, organiser cela tout seul n'était pas possible. Mais avec l'aide de l'État et de la ville, ça a changé la donne. Le championnat du monde est aussi aussi une bonne visibilité pour le club en termes d'images. Et on ne le répétera jamais autant qu'aujourd'hui, mais «Fribourg, terre de hockey».
On imagine que pour un aussi gros événement, il peut y avoir quelques surprises dont on n'a pas forcément l'habitude. Il y en a eu ces derniers temps?
Il y a certes eu pas mal de choses à préparer. Le fait de jouer jusqu'au 30 avril ne nous a pas permis de trop planifier en amont. Il y a eu pas mal de stress ces deux dernières semaines, avec beaucoup de choses à faire. Mais dans l'ensemble, ça va: aucun couac ni imprévu.
Qu'attendez-vous pour les deux prochaines semaines, avec ce Mondial?
Surtout beaucoup de spectacle, parce qu'il y a de belles équipes. À Fribourg,on a un groupe attractif avec Canada, la Suède, la Tchéquie, la Slovaquie ou le Danemark. Ce sont de belles nations de hockey. Le plus beau maintenant, c'est que le public réponde présent, que la patinoire soit le plus remplie possible et que la fête soit belle.
Et en tant que vice-président et futur président de Gottéron, on imagine que voir Sidney Crosby fouler la glace de la BCF Arena, ça rajoute un petit truc.
C'est génial d'avoir une star comme ça! Mais il y a aussi d'autres magnifiques joueurs, comme Macklin Celebrini. Ça va donner encore plus d'émotions et d'intérêt à ce championnat du monde.
Matthias Davet
Sidney Crosby a beau avoir tout remporté dans son incroyable carrière, dans le canton de Fribourg, ce n'est pas lui la star. Le joueur de Pittsburgh et du Canada ne s'en est sans doute pas rendu compte durant le match d'ouverture face à la Suède, mais c'est bien le nom d'un autre joueur qui a été entonné par une bonne partie de la BCF Arena.
Il faut dire que l'enceinte était en majorité remplie de supporters fribourgeois. Les maillots des Dragons étaient par moments visibles, tout comme des t-shirts «Finale 2026» ou «Champions 2026». Mais il a fallu attendre le premier lancement de «Richi» de la part du DJ pour qu'on s'aperçoive du nombre de fans des Dragons dans la BCF Arena. De la même manière que si Gottéron avait inscrit un but, les supporters se sont levés pour réaliser leur fameux mouvement avec les bras.
«Je l'ai entendu sur la glace»
Là, plus de doute: Fribourg Gottéron était bien représenté. Quelques minutes plus tard et à la fin du deuxième tiers, certains ont lancé un «Schwiizer Meischter» qui a été repris par endroits, pour rappeler à tous les Canadiens et Suédois présents que ce sont bien les Dragons qui ont remporté le premier titre de leur histoire face à Davos le 30 avril dernier.
Puis, dans le troisième tiers, c'est donc le nom de Julien Sprunger qui a été entonné. Moins fort que lors d'un match de Gottéron, le chant était toutefois bien perceptible dans toute l'enceinte. Et même sur la glace. «Je l'ai clairement entendu, sourit son coéquipier Jacob de la Rose. Je pense que les fans ici vont le chanter durant de nombreuses années, et c'est chouette qu'ils continuent à l'honorer.»
Matthias Davet
Le Conseil d’Etat fribourgeois refuse de dévoiler le prix auquel la Banque cantonale a vendu ses actions de Fribourg-Gottéron à la société Pimpco, propriété de la famille d’Albert Michel, ancien directeur de la BCF. Le sujet avait été soulevé par plusieurs députés après un article publié il y a quelques semaines dans La Liberté.
Dans sa réponse, le gouvernement confirme que la Banque cantonale a bien vendu des actions à la famille Michel en 2019 et précise qu’il était au courant de cette opération. Il indique uniquement que le prix correspondait à la valeur de la société au moment de la vente. A cette époque, le club venait d’enchaîner cinq exercices déficitaires.
Contacté par notre rédaction, Steve Michel, aujourd’hui membre du conseil d’administration de Gottéron, n’a pas souhaité commenter l’opération.
Un député insatisfait par ces réponses
La réponse du gouvernement fribourgeois ne satisfait pas le député Daniel Savary. Dans une nouvelle question déposée ce mardi, l’élu estime que la transformation de la BCF Arena, alors achevée ou sur le point de l’être, devait déjà permettre d’améliorer considérablement la situation financière du club.
Il demande au Conseil d’Etat s’il s’est assuré que les règles de récusation ont bien été respectées, au vu de son rôle dans la surveillance de la BCF, des multiples fonctions occupées par Albert Michel et du caractère particulier de cette transaction touchant au club emblématique du canton. Il s’interroge aussi sur le respect des exigences de la FINMA et sur l’absence de tout soupçon de délit d’initié.
Loïc Schorderet