"Sous un maillot qui se porte avec fierté, si tu le portes; il faudra le mouiller !" Fan's Club Fribourg Gottéron

7 mai 2026

De la Basse au sommet, revivez l’histoire de Gottéron en quelques dates

 

La fête au soir du 4 mars 1980, date de la promotion de Gottéron en ligue A
Jean-Jacques Robert-archives



«Gamins, jamais nous n’aurions pu imaginer que Gottéron allait connaître une pareille destinée. Au départ, ce que nous voulions, c’était juste jouer au hockey.» Ainsi parlait Jean Mulhauser, l’un des six adolescents, qui, le 1er décembre 1937, ont donné naissance au Hockey-Club Gottéron. En janvier 2017, il est le dernier des membres fondateurs à s’en être allé.

Voici, en quelques dates, l’histoire d’un club auquel tous les Fribourgeois sont attachés.


1938

Fin 1937, six jeunes garçons du quartier de l’Auge, âgés de 13 à 16 ans, décident de fonder un club de hockey. La création du HC Gottéron sera effective l’année suivante.


1939

C’est durant l’hiver 39-40 que sont effectués les premiers essais de glace aux Augustins. Mais ce n’est qu’en 1956 qu’une piste de glace artificielle y est inaugurée.


1953

Après un premier titre de champion romand fêté deux ans plus tôt, le HC Gottéron accède à la ligue B.


1978

Retour en ligue B après deux ans de purgatoire à l’échelon inférieur.


1980

Le 4 mars 1980, avec Gaston Pelletier à la bande, Gottéron bat Zurich 6-0 et est promu pour la première fois de son histoire en LNA, catégorie qu’il n’a plus jamais quittée.

Enfant de la Basse, au même titre que Jakob Lüdi ou Ruedi Raemy, Jean-Charles Rotzetter incarne une époque. «La fête avait été phénoménale. Sur le moment, on ne se rendait pas compte de l’impact que cette promotion allait avoir sur la vie du club. Les dirigeants n’étaient pas très chauds à l’idée de monter. Nous, les joueurs, étions plutôt curieux d’aller faire un tour en ligue A.»


1982

Mise au rebut de la vénérable patinoire des Augustins et inauguration de celle de Saint-Léonard.


1987

Lancement de la première action «Sauvez Gottéron». On remet le couvert dix ans plus tard. Nouvel assainissement en 2006/2007.


1992

Première qualification pour une finale de play-off. Berne prive Gottéron du titre. Kloten en fera de même lors des deux saisons suivantes. Arrivés sur les bords de la Sarine en juillet 1990, les magiciens de la rondelle Andrej Khomutov et Slava Bykov n’ont jamais été champions de Suisse.


1997

En présence du premier président de Gottéron Jean-Jacques Brohy, le club fribourgeois est constitué en société anonyme le 30 octobre. Place au HC Fribourg-Gottéron SA.


2013

Les Dragons et leurs supporters ont attendu 19 ans pour revivre une finale, la quatrième de leur histoire. Vainqueurs de la saison régulière, ils reviennent de 0-2 à 2-2 dans ce nouveau duel face au voisin bernois avant de caler (2-4).


2020

La vétuste enceinte du site Saint-Léonard n’existe plus. Après quatre ans de travaux, le nouvel antre des Dragons est terminé. Une capacité d’accueil de 9009 spectateurs qui passera progressivement à 9372 spectateurs au terme de l’exercice 2025/26.


2026

Après s’être difficilement défait de Rapperswil en quarts de finale (4-3), puis de Genève-Servette avec un peu plus de sérénité en demi-finales (4-1), Gottéron remporte le premier titre de son histoire en battant Davos, recordman en la matière, en finale.


La Chapelle St Béat, d'où vient la légende du Dragon


Patricia Morand

Vincent Chobaz

laliberte.ch

«J’ai quelque chose à te dire»

 

Julien Sprunger, capitaine retraité d’un Gottéron champion de Suisse de hockey sur glace, s’adresse à nos fidèles lecteurs. «J’en ressens le besoin, l’envie de te dire ce que j’ai sur le cœur avant de m’en aller pour de bon», écrit-il.


Aujourd’hui, j’ai envie de prendre la plume pour t’écrire. Tu ne m’en voudras pas si, toi lecteur de La Liberté et fidèle supporter de Gottéron, je te tutoie vu tout ce qu’on a vécu ces 24 dernières années.

Je ne te cache pas que cet exercice est pour moi beaucoup plus difficile que de tirer un penalty à la 59e minute. Mais j’en ressens le besoin, l’envie de te dire ce que j’ai sur le cœur avant de m’en aller pour de bon.

Ces derniers jours auront bien évidemment été l’apothéose de ma carrière. Je n’aurais jamais pu imaginer vivre de telles émotions, une telle communion avec toi. Et pourtant, j’en ai vécu des moments mémorables. Tu te rends compte? Vous étiez plus de 80 000 personnes! C’est complètement fou…

Bon, je t’avoue que je ne suis finalement pas vraiment surpris. Depuis tout petit, j’ai compris que ce club a quelque chose de spécial. Une âme et un cœur comme nulle part ailleurs. C’est cette différence qui nous rend uniques et qui fait la beauté de Gottéron, la fierté de tout un canton.

Depuis samedi, tu m’arrêtes pour me remercier, pour me féliciter d’avoir enfin ramené ce titre à Fribourg. Tu me racontes tes larmes quand nous avons soulevé cette coupe. Tu me parles de la soirée du 4 mars 1980, où vous étiez déjà là des heures avant le match. Tu me reparles des finales malheureusement perdues dans les années 90, avec Bykov et Khomutov.

Et là, je réalise que nous avons une sacrée histoire. C’est pour moi un privilège immense d’en avoir écrit une partie.

Dès le début de ma carrière, j’ai senti que j’avais une responsabilité en tant que Fribourgeois. Je n’étais pas un simple joueur, ni un mercenaire. Je devais représenter ce club, porter ses couleurs et ses valeurs: l’humilité, la résilience, la fidélité, le travail, à chaque seconde où je mettais ce maillot sur mes épaules. Tout cela, je l’ai hérité de la génération d’avant. A mon tour, j’en ai fait ma mission, je l’ai transmis à la suivante. Crois-moi, je peux partir serein. Ils sont prêts. Oui, c’était une sacrée responsabilité. Mais pour moi, cela aura surtout été un honneur.

Au moment de clore ce chapitre, il y a forcément beaucoup d’émotions qui remontent: de la fierté, de la gratitude et, déjà, un peu de nostalgie aussi. On ne tourne pas la dernière page d’un livre long de 24 ans comme cela…

Aujourd’hui, ce n’est pas un adieu mais bien un au revoir. Je pars, mais une chose est sûre: je ne quitte pas vraiment ce club. Gottéron fera toujours partie de moi.

Merci pour ton soutien, dans les bons moments comme dans les plus difficiles. Merci pour ta fidélité, ta passion, ton exigence aussi. C’est grâce à toi que ce club est ce qu’il est.

Je m’en vais avec des souvenirs plein la tête, des émotions plein le cœur… mais surtout avec la fierté d’avoir enfin amené ce titre à Fribourg. Osons le dire: toi et moi, nous sommes SCHWEIZER MEISTER!

Julien Sprunger

laliberte.ch

Plusieurs clubs de National League en négociation avec Alex Cotton

 

Le marché des transferts suisses pourrait offrir une nouvelle piste venue de Russie. Selon les informations de médias russes, le défenseur canadien Alex Cotton pourrait poursuivre sa carrière en Suisse dès la saison prochaine.

Actuellement sous contrat avec le club de Lada Togliatti, le joueur de 24 ans arrivera en fin de bail le 31 mai 2026. Plusieurs équipes de notre pays se seraient déjà positionnées sur son profil, dont Fribourg-Gottéron, qui lui proposerait un salaire avoisinant les 380’000 francs suisses nets.

Formé en Amérique du Nord, Alex Cotton sort d’une saison pleine en Kontinental Hockey League. Il a disputé 63 rencontres de saison régulière avec un total de 25 points (4 buts, 21 assists), tout en affichant un différentiel de +4.

swisshabs.ch

Roger Rönnberg a trouvé son nouvel assistant

 

Fabian Gunnarsson va poursuivre sa carrière d’entraîneur en Suisse. Selon les informations d’Expressen, le technicien suédois de bientôt 31 ans devient l’un des assistants de Roger Rönnberg à Fribourg-Gottéron.

Ancien entraîneur assistant de Rapperswil, Gunnarsson avait quitté le club saint-gallois il y a quelques semaines. Plusieurs formations de SHL, dont Linköping, Örebro et Brynäs, auraient étudié sa candidature, mais le Suédois a finalement choisi de rester en Suisse.

Gunnarsson avait rapidement mis un terme à sa carrière de joueur afin de se consacrer au coaching. Après un passage dans l’organisation de Mora IK, il avait rejoint Rapperswil avant la saison 2024/25.

swisshabs.ch

6 mai 2026

Le monde à l'envers : le mur Boschung

 

Après le sacre de Gottéron, 
l’artiste fribourgeois Serge Lowrider a peint un mural pour célébrer les champions


Le lendemain du sacre de Gottéron, alors que Fribourg encaissait la gueule de bois du titre historique, Serge Lowrider, lui, traversait la ville avec ses rouleaux et ses peintures. L’artiste urbain et supporter de toujours du club a investi le mur d'un dépôt à deux pas de la BCF Arena. Pendant trois jours, il y a peint un impressionnant mural de 30 mètres sur 6 pour célébrer les Dragons.

Si vous avez pris le train depuis Fribourg en direction de Berne en ce début de semaine, vous l'avez certainement vu. Un colossal "CHAMPIONS" aux couleurs du HC Fribourg-Gottéron, où le "i" est remplacé par la coupe.

L'idée de l'œuvre est venue très spontanément. "On est tous sortis après le match, on a fait la fête", raconte Serge Lowrider. "Avec un copain avec qui j’ai l’habitude de peindre, on s’est dit: 'faut marquer le coup, on devrait aller se faire un mur'. Rien n’était prévu." Un croquis fait à la va-vite sur un coin de table le vendredi matin. "Je me suis dit: je fais un gros champion, je mets le logo, le reste on verra", ajoute l'artiste.


Le croquis de l'oeuvre


Un drapeau à l'envers

Une spontanéité qui a demandé beaucoup de travail, pas moins de 25 heures sur un peu plus de deux jours... Et qui a aussi eu son retour de flamme. Les couleurs du drapeau de Fribourg sont interverties. Pendant une journée, personne ne s'en rend compte, pas même le peintre. Mais une fois la photo sur les réseaux, les commentaires ne manquent pas la bourde.

Cette erreur, Serge Lowrider l'assume totalement. "Ce drapeau je l'ai dessiné des centaines de fois, je le connais par coeur... Mais va savoir pourquoi, cette fois, je l'ai fait à l'envers", rigole-t-il. "Au premier commentaire je me suis dit: 'mon Dieu, faut que je change ça, c'est une catastrophe'. Mais après le troisième commentaire, ça me fait sourire. Finalement ça correspond bien à la situation. Vendredi et samedi la ville était retournée, on avait tous la tête à l'envers. Et puis ça donne du grain à moudre à tous ces gens qui aiment donner des leçons en ligne." Va-t-il corriger le tir? "Un jour, certainement. Mais pour l'instant, je le laisse comme ça, la tête à l'envers!"

L'endroit où le mural est peint est par contre loin d'être une erreur. De l'autre côté des voies ferrées se trouve le chemin qui longe le cimetière Saint-Léonard, où les hockeyeurs viennent régulièrement faire de la course. La fresque les accompagnera à chaque entraînement désormais. "Que ce soit les jeunes ou les grands joueurs de l'équipe, ils verront ce message à répétition. On est des champions, ça va rester", sourit Serge Lowrider.

Mattia Pillonel

Frapp.ch