"Sous un maillot qui se porte avec fierté, si tu le portes; il faudra le mouiller !" Fan's Club Fribourg Gottéron

29 mai 2026

Le Mondial a attiré 170'000 spectateurs à la BCF Arena

 

Dernier jour de matchs ce jeudi à Fribourg pour le Championnat du monde de hockey, lancé le 15 mai. La compétition se poursuivra désormais uniquement à Zurich avec les demi-finales et la finale dimanche. La fan-zone installée autour de la BCF Arena restera toutefois ouverte jusqu’au 31 mai.

L’association Fribourg 2026, créée pour soutenir l’organisation locale du tournoi, a présenté son bilan ce jeudi après-midi. Environ 200’000 visiteurs ont été recensés durant les deux dernières semaines, principalement venus de Tchéquie, de Slovaquie et d’Italie. Fribourg n’avait encore jamais accueilli une manifestation sportive d’une telle ampleur.

"L'effet Crosby"

Romain Collaud, conseiller d’État et président de Fribourg 2026, souligne aussi la présence de la star canadienne Sidney Crosby, entre autres. "De nombreux visiteurs sont venus une fois et ont voulu revenir parce qu’ils se rendent compte que c’est différent de Gottéron."

Au total, 30 matchs étaient programmés à la BCF Arena. Durant le tournoi, la patinoire comptait 7’500 places et a affiché un taux de remplissage moyen de 75%. Un chiffre que le ministre des Sports relativise: "Beaucoup de matchs étaient remplis plutôt autour des 85-90%, ce qui montre quand même que les affiches étaient très intéressantes. De notre côté, je crois qu’on a tout donné, on est très contents."

Chiffres du tourisme attendus

Au centre-ville, la place Python transformée en village festif Fribourg Welcome Spot a accueilli quelque 10'000 personnes sur cette quinzaine. Une fréquentation en dessous des attentes. Les infrastructures installées pour l’événement pourront toutefois être réutilisées lors de futures manifestations, a souligné Simon Murith, conseiller communal en charge des sports.

Les retombées touristiques sont également jugées très positives. Les hôtels de la région ainsi que le camping de la Poya ont enregistré une forte fréquentation, selon l'Union fribourgeoise du tourisme, même si aucun chiffre précis n’est encore disponible.

Aucun incident majeur

Sur le plan sécuritaire, le Mondial s’est déroulé sans incident majeur. Les équipes de secours ont pris en charge environ 150 personnes, principalement pour des problèmes d’hydratation. Dans la quasi-totalité des cas, les soins ont pu être assurés directement sur place.

Pour accueillir ce mondial, le Canton, la Ville de Fribourg et le HC Fribourg-Gottéron avaient uni leurs forces, avec un soutien financier total de 7 millions de francs.

Maëlle Robert 

Alexia Nichele

frapp.ch

Un bilan très positif pour Fribourg, qui a accueilli les stars du hockey à la maison

 



Fribourg, l'une des deux villes suisses à accueillir le Mondial de hockey, accueille jeudi soir ses deux derniers matches, puisque le reste de la compétition se déroulera à Zurich. Si l'effervescence n'a pas toujours été au rendez-vous, autorités et milieux du tourisme tirent un premier bilan positif.

Fribourg referme jeudi la page du Mondial de hockey disputé à domicile. Depuis une dizaine de jours, un afflux de supporters étrangers rarement vu dans la ville a été constaté, même si ce n'est pas du tout comparable avec un Mondial de foot par exemple.

Quelque 200'000 visiteurs et visiteuses venus du Canada, de Suède ou de Tchéquie ont envahi Fribourg ces deux dernières semaines, ce qui fait de ce Mondial le plus grand événement sportif de l’histoire du canton.

Pas une effervescence quotidienne

Au coeur de la ville, la place Georges-Python s'est transformée en place du hockey avec une petite patinoire provisoire et différents stands. Et quand on déambule dans la ville pour y arriver, des drapeaux des différentes équipes avec leurs joueurs affichent aussi la couleur.

L'ambiance a été bon enfant, mais il faut admettre qu’on n’a pas senti tous les jours une grande effervescence au centre-ville. La faute à des matchs pas toujours très sexys, comme un Norvège-Slovénie qui n’a attiré que 3000 personnes. Le prix des billets, parfois élevé, a aussi été dissuasif.

Et puis à Fribourg, malgré la ferveur qu’on connaît pour le hockey, une partie de la population n’en avait tout simplement plus autant envie après le titre historique de Gottéron et les scènes de liesse qui ont suivi. Et la déception de ne pas avoir pu voir un seul match de l’équipe de Suisse, qui a joué toutes ses rencontres à Zurich, a aussi certainement joué un rôle.

Un taux de remplissage de la patinoire de 75%

Niveau billetterie, les chiffres définitifs ne sont pas encore connus, mais seuls deux matches sur les 28 joués jusqu’ici dans ce Mondial ont été disputés à guichets fermés avec 7500 personnes. La patinoire de Fribourg a cependant été remplie à environ 75% en moyenne. Ce bilan est réjouissant, selon les organisateurs, car ce n'était pas gagné avec des affiches pas toujours très attractives.

"Le bilan est très positif", a relevé dans le 12h30 Romain Collaud, conseiller d'Etat en charge des Sports et de la Sécurité, car l'objectif était un remplissage de la patinoire de 65%. "Notre but était d'amener le plus de monde possible à la patinoire et on a vu des matches avec énormément de monde", a-t-il ajouté, évoquant aussi les 10'000 écoliers et écolières amenés dans la patinoire.

Une vitrine pour le tourisme

L'Union fribourgeoise du tourisme, elle, se réjouit de la vitrine offerte à Fribourg à l'étranger avec la présence de 250 médias et elle compte en profiter jusqu’au bout avec les deux derniers quarts de finale, dont un alléchant Canada-Etats-Unis.

Aussi dans le 12h30, Sophie Rouvenaz, présidente de l’Association fribourgeoise des hôteliers, salue les bons échos de la manifestation et la mise en avant de la région, mais déplore que cette 'hockeymania' ne soit pas allée beaucoup plus loin que la ville de Fribourg et n'ait pas assez touché le reste du canton. Selon elle, en ce mois de mai généralement toujours favorable pour le tourisme dans le canton, le Mondial de hockey a amené du monde, mais tout autant que la Fête fédérale de musique de Bienne par exemple.

Les chiffres exacts pour l'hôtellerie et la parahôtellerie ne sont pas encore connus, mais plusieurs hôtels ont fait le plein en ville de Fribourg. "C'est déjà une grande réussite", selon Romain Collaud. "On a vu Fribourg partout dans le monde", ajoute-t-il, notant toutefois que les retombées sont difficiles à estimer.

Les campings aussi ont particulièrement bien fonctionné en offrant une alternative moins coûteuse aux supporters étrangers. Avec son prix plus avantageux que celui des hôtels, le camping provisoire aménagé à l'ancienne caserne militaire de la Poya, à deux pas de la patinoire, a ainsi été bien fréquenté, avec un taux de remplissage de 70% en moyenne, essentiellement des supporters tchèques et slovaques.

Mehdi Piccand

Blandine Lévite 

Guillaume Rey

Frédéric Boillat

rts.ch

Sidney Crosby: «Dix jours mémorables» à Fribourg

 

«Sid the Kid» a enfin débloqué son compteur
Zamir Loshi/freshfocus

Il s'est presque excusé d'avoir marqué dans la cage vide, son premier but du tournoi à son 8e match... La star du Canada en était jusqu'ici à 9 assists, lui qui a passé des matches à essayer de faire briller les autres, dont son «héritier» désigné Macklin Celebrini, capitaine de la sélection à la feuille d'érable à bientôt 20 ans. Jeudi, le joueur des Pittsburgh Penguins a tout de même apprécié à sa juste valeur la victoire des siens contre les États-Unis, tout en n'oubliant surtout pas de chanter les louanges des autres avec son altruisme coutumier.

«Jet Greaves a fait de très bons arrêts. Il a été solide, a soufflé Crosby après la partie. Certaines de ses parades ont été vraiment très importantes et d'autres pas faciles du tout. Il a dû annihiler pas mal d'occasions et on va essayer dans le futur de lui faciliter un peu plus la vie. Mais quand ton gardien fait de gros arrêts comme ça, ça fait une énorme différence à ce niveau. Jet a fait preuve d'énormément de sang-froid.» Le portier des Columbus Blue Jackets tournait à 94% d'arrêts depuis le début de la compétition. C'est encore plus fort désormais, avec son 34/34 de jeudi après-midi.

«Sid the Kid», lui, a donc fini par tromper enfin un gardien adverse, pour ses adieux à la glace de la BCF Arena. «Ça faisait un moment que je n'avais pas marqué... C'était amusant de voir enfin le puck aller dans le filet. Mais évidemment, le plus important, c'était de gagner. Ce but a scellé la victoire et on passe ainsi en demi-finale. Notre début de match a été excellent et c'est sans doute notre partie la plus aboutie depuis le début du tournoi. On a un peu tremblé en fin de deuxième tiers-temps et au début du troisième, mais on a réussi ensuite à réimposer notre jeu. Ce match, c'est clairement un pas en avant dans notre progression et il va falloir qu'on recommence pareillement samedi.»

Les Canadiens, forcément remaniés avec les play-off de NHL qui se jouent dans le même temps, ont donc battu leur meilleur ennemi américain, lui aussi très rajeuni après ses succès au dernier Mondial et lors des Jeux olympiques de Milan en février. Mais malgré des contingents très disparates, cette rencontre n'est jamais tout à fait comme les autres. On a pu le voir encore une fois à Fribourg, avec un Team USA qui a tenté de porter le débat au niveau physique en début de rencontre, avec un Matthew Tkachuk qui a fait du Matthew Tkachuk. «Je m'y attendais, a souri Crosby. J'ai très souvent joué contre lui et je sais à quoi m'attendre de sa part. Le meilleur sentiment, c'est quand tu gagnes le match à la fin de la soirée. Pour ça, je prends volontiers ses coups toute la nuit, pas de problème.»

Le mythique No 87 et sa troupe vont désormais rejoindre leur hôtel à Berne et déménager dans la foulée à Zurich, pour les demi-finales. «La ville de Fribourg a été géniale, a-t-il glissé en guise d'adieux. L'ambiance dans la patinoire a été incroyable. Une hospitalité magnifique de la part des fans ici et une super ambiance. Je ne pense pas qu'on pouvait espérer mieux de notre expérience ici en Suisse. On va maintenant aller à Zurich, mais c'étaient certainement dix jours mémorables ici.» Après avoir gagné le match avec le Canada, Crosby a sûrement remporté encore quelques cœurs en plus avec ses bons mots pour le public fribourgeois et les organisateurs locaux.

Robin Carrel

20min.ch

Stéphane Basset, technicien de glace à la BCF Arena

 


28 mai 2026

Le HC Fribourg Gottéron : une histoire, des archives, des témoignages


Partager avec le public l’histoire du HC Fribourg Gottéron : tel est l'objectif de SportVintage, qui s'est tenu le mercredi 27 mai à Fribourg. Grâce aux archives de la RTS, aux photos des collections de la Bibliothèque cantonal et universitaire (BCU) de Fribourg, ainsi qu'aux témoignages de spécialistes et d'actrices et acteurs de terrain, cette soirée a proposé une immersion dans le passé des Dragons, depuis leurs débuts en Basse-Ville jusqu’à leur sacre d’il y a à peine quelques semaines.

Les moments forts d'un club

De la montée en Ligne National A au récent sacre en championnat suisse, en passant par les finales perdues et la victoire en Coupe Spengler, retour sur la riche histoire sportive du HC Fribourg Gottéron.



SportVintage : les moments forts du HC Fribourg Gottéron / Edition Archives



Les légendes de Gottéron

L'histoire du HC Fribourg Gottéron invite au rêve et à la légende. Fondé en 1938 par un groupe de jeunes de la Basse-Ville, c'est le club des habitants modestes, voire pauvres de Fribourg. Il a ses figures mythiques, comme l'abbé Noël, curé du quartier Saint-Jean et supporter inconditionnel, ou encore Hubert Audriaz, artiste de la "Basse", lui-même joueur et créateur du célèbre Dragon, symbole du club. Gottéron a aussi son chantre, Gabby Marchand, et ses anciens toujours prêts à témoigner comme Dano Waeber ou Robert Meuwly.


 Le HC Fribourg Gottéron dans les années 50. / Edition Archives


Les visages du HC Fribourg Gottéron : Gaston Pelletier, Slava Bykov, Julien Sprunger

Gaston Pelletier, c'est l'entraîneur qui a conduit Gottéron à la Ligue nationale A au terme de la saison 1979-1980. Le Canadien apporte à l'équipe sa rigueur et la renforce en engageant 2 compatriotes de talent : le défenseur Jean Gagnon et l'attaquant Jean Lussier.

En 1990, le président de Gottéron, Jean Martinet, donne une nouvelle impulsion à l'équipe en allant chercher à Moscou deux joueurs russes : Andrei Khomutov et le grand Slava Bykov, qui va tisser avec Fribourg des liens indéfectibles.

Les superlatifs manquent pour décrire les relations entre Gottéron et et Julien Sprunger ? Fidèle au club depuis son entrée sur le circuit professionnel, il y a vécu toutes ses émotions sportives, jusqu'à la victoire en championnat, tant attendue, de cette année.

SportVintage : le HC Fribourg Gottéron / Edition Archives 


Sophie Meyer
rts.ch