"Sous un maillot qui se porte avec fierté, si tu le portes; il faudra le mouiller !" Fan's Club Fribourg Gottéron

21 août 2026

Zenhäusern mise sur travail et résilience pour défendre le titre

 

L'été a été court, pour Fribourg. Après le titre et de longues festivités, le grand chapiteau des Mondiaux s'est ensuite arrêté à la BCF Arena. Mais pas question de prendre la grosse tête pour autant. Gerd Zenhäusern, le directeur sportif des champions de Suisse, explique depuis les tribunes de la patinoire d'Yverdon que l'heure n'est pas au repos sur les lauriers pour sa troupe.

Est-ce que vous, vous avez pu prendre des vacances cet été?

Oui. En fait, chaque été, je prends trois semaines en juillet, dès que l’école est finie. Ce sont un peu mes seules de l'année, donc je suis obligé de partir! Sinon, je pense que ma famille me quitterait (rires)...

Et c'était comment ensuite? Moins de pression après le titre ou plus parce que vous êtes attendus au tournant?

En fait, la pression est constante, que tu gagnes ou que tu perdes. Ce sont surtout les attentes que nous avons envers nous-mêmes. Une fois qu’on a bien fêté ce titre, les compteurs sont remis à zéro. On sait que, cette année, on n’a encore rien gagné. Évidemment, c’est plaisant d’avoir vécu ça, parce que c’était quand même quelque chose d’incroyable. Mais on est motivés pour en avoir encore plus. On a faim, l’équipe a faim. C’est peut-être un départ un peu particulier parce que l’été a été plus court et que les émotions ont été très fortes. Mais l’équipe est très concentrée.

Est-ce que vous avez désormais la certitude que votre recette fonctionne? Ou est-ce que ce sport évolue tellement qu’il faut, vous aussi, constamment évoluer?

Absolument. On doit évoluer en permanence. Notre philosophie, notre façon de voir les choses, tient aussi au fait que nous avons beaucoup de jeunes joueurs. Nous sommes une équipe très jeune et nous savons qu’il existe encore une belle marge de progression à tous les niveaux, notamment sur le plan individuel. Pour nous, c’est très motivant de les voir se développer à l’entraînement. Mais cela ne concerne évidemment pas seulement eux. Tout le groupe est concentré et motivé. Je pense qu’il existe différentes façons de faire. Nous sommes persuadés que la nôtre correspond à nos moyens et aux valeurs que nous défendons. Après, il faut aussi avoir un peu de chance, il faut le reconnaître. Je pense que ce qui a payé, c’est le travail et la résilience, avec aussi cette part de réussite nécessaire.

Votre travail est-il désormais un peu facilité par le fait que, premièrement, Fribourg est devenu une adresse qui gagne et que, deuxièmement, les gens ont pu constater à quel point ce club est particulier?

C’est une bonne question, mais il est difficile d’y répondre. Le fait d’avoir gagné aide, c’est clair. Nous avons prouvé que nous pouvions le faire. Et je pense que les très bons joueurs ont envie de gagner. Ils veulent rejoindre un club qui sait comment le faire. Mais nous ne l’avons prouvé qu’une fois. D’autres clubs ont plusieurs titres à leur actif et ont donc davantage d’arguments. Mais notre titre peut clairement nous aider. L’engouement autour du club, nous le connaissions, mais nous ne l’avions jamais vu à ce point-là. Comme vous l'avez très bien dit, même certains Fribourgeois ont été étonnés.

Nous aussi, nous avons été très surpris. Et nous sommes en plein dedans. Je pense que c’est quelque chose qui peut motiver un joueur. Mais au bout du compte, ce qui compte aussi, c’est le rôle qu’on peut lui proposer. Depuis quelques années, notamment avec la nouvelle patinoire, Fribourg est devenu une destination attrayante. Il y a aussi tout ce que nous mettons en place: mon travail avec les joueurs, leur développement, le coaching staff, etc... Le fait d’avoir gagné ajoute encore une petite couche. Mais à la fin, pour attirer les bons joueurs, il faut aussi ouvrir les portes et leur montrer ce que nous sommes.

Robin Carrel

20min.ch

Léon Jenny, une vie à attendre ce trophée

 

Nathalie Spicher et Jakob Lüdi, secrétaire et président du Club des étoiles de Fribourg-Gottéron, 
ont tenu à présenter le trophée à leur plus ancien membre
Thomas Delley


Vendredi 1er mai 2026, 7 h 30. Fribourg se réveille sans avoir dormi. Léon Jenny, si. C’est Justine, sa petite-fille, qui le tire de ses rêves. «Grand-papa, on est champions!» D’ordinaire, les soirs de match – du moins les plus importants –, elle apporte quelques bières, allume la télévision et regarde Gottéron avec son grand-père. Cet acte VII de la finale a fait exception. «J’avais un empêchement.» L’essentiel est ailleurs: les quelques larmes de bonheur, de soulagement aussi, ont simplement coulé avec quelques heures de retard sur les joues de l’ancien Dragon. Le plus vieux encore de ce monde. Léon Jenny avait 14 ans en 1943 lorsqu’il a intégré le HC Gottéron, 29 lorsqu’il a remisé ses patins en 1958 et… 97 ans quand, enfin, son club de cœur a décroché le titre suprême.

Vendredi 1er mai, quelques heures plus tard. Tandis que Fribourg vit une journée irréelle, cinq jeunes Singinois de Tavel prennent la route. Direction Montreux et la Maison des Bosquets, où réside l’ancien attaquant. Leur but? Obtenir l’autographe du plus ancien joueur de Gottéron en vie. Le lendemain du plus grand soir de l’histoire du club, pour retrouver l’un de ceux qui l’avaient commencée.

Des maillots rétro

Jeudi 20 août. La coupe de champion de Suisse a vécu depuis. Bien vécu, même. Elle a fait le tour du canton, été exhibée partout et vu passer des milliers de mains. Mais qui connaît un tant soit peu Jakob Lüdi sait à quel point le président du Club des étoiles de Gottéron se nourrit de l’histoire de son club et chérit ceux qui l’ont écrite. Alors, ce jeudi matin, accompagné de sa nièce Nathalie Spicher, secrétaire du club, il débarque en territoire vaudois avec le trophée. «L’aîné de la famille Gottéron mérite qu’on lui fasse voir la coupe!»

Il est 11 h. Exactement l’heure choisie par Fribourg-Gottéron pour dévoiler sur ses réseaux sociaux les maillots que porteront les Dragons cet hiver. «C’est la saison des légendes», sourit Jakob Lüdi. Les trois chandails rendent justement hommage aux différentes époques qui ont façonné l’histoire du club. Parmi elles, forcément, les premières décennies, lorsque Gottéron jouait encore dans sa vallée, sur l’étang de la pisciculture, puis aux Augustins. Léon Jenny, lui, a connu toutes les époques. «On devrait écrire un livre avec les anecdotes qu’il nous raconte, sourient ses proches. Il a une mémoire incroyable.» Enfant de la Basse-Ville, il avait 8 ans lorsque le club a vu le jour. Six ans plus tard, il enfilait le maillot de la première équipe. Ce «tricot» de l’époque vivra à nouveau. «C’est beau!» s’émeut-il.

La petite cérémonie imaginée par Jakob Lüdi se voulait intime. Seule la famille du bientôt centenaire a été conviée, notamment ses trois filles, Monique, Claudine et Françoise et leurs maris, ainsi que deux représentants de La Liberté. «Je suis germanophone de naissance, mais j’ai toujours lu La Liberté», nous glisse Léon Jenny sur le ton de la confidence. «D’ailleurs, je la lis encore aujourd’hui. Mais je l’admets: uniquement les articles qui parlent de Gottéron.» La flatterie n’en est pas (uniquement) une. Dans sa chambre transformée en petit musée consacré aux Dragons trônent plusieurs exemplaires du journal et, soigneusement conservées, les éditions consacrées au titre historique.

Les trois filles de Léon Jenny, Monique, Claudine et Françoise (de g. à dr.) posent à ses côtés
Thomas Delley


Une histoire par photo

Sur l’armoire, juste à côté, un maillot à son nom, floqué du numéro 96 et signé par l’ensemble des joueurs. Léon Jenny l’avait reçu pour ses 96 ans, en mai 2025, à l’occasion du Dragon Lunch. Ce jour-là, Gottéron avait traité son doyen en héros: invité sur scène, célébré devant l’assemblée puis immortalisé au milieu de toute l’équipe. Et parce que Léon Jenny aime raconter, il avait ensuite invité Lars Leuenberger à (r) ouvrir avec lui son album de souvenirs, rempli de clichés des années 1940 et 1950. «Il avait une histoire à raconter pour chaque photo», se souvient Nathalie Spicher, témoin privilégiée de la scène.
Le maillot floqué «Léo Jenny», signé par tous les joueurs de la saison dernière, accroché sur l’armoire
Au-dessus d’une photo dont s’est saisi Jakob Lüdi, datée de 1943
Thomas Delley

Oui, même s’il a quitté la ville de Fribourg pour Lausanne, puis Vevey pour des raisons professionnelles – il travaillait chez Nestlé –, Léon Jenny n’a jamais abandonné son club de cœur. «Ah, il n’y avait que ça, Gottéron!» rigole Monique, l’aînée de ses trois filles. Elle n’avait que deux ans lorsque son père l’avait embarquée pour un tour d’honneur de la patinoire, en 1953. Jenny et ses coéquipiers venaient de fêter la promotion en ligue B, après une victoire 12-2 aux Augustins contre Thalwil, dernier de deuxième division. Léon Jenny s’en souvient en détail. «C’était grâce à notre gardien! Avant, on n’avait que des pommes au but, on perdait toutes les finales. Puis on a mis Otto Stempfeld et on a gagné!»

Des souvenirs comme celui-là, il semble pouvoir en sortir à la demande. «Regardez», lance-t-il en se saisissant d’une photographie datée de 1943. Son doigt parcourt quelques visages avant de s’arrêter. «Je suis celui-ci, le seul qui porte un casque. Je m’étais ouvert le front lors d’un match précédent, sur toute la longueur! Alors on m’avait fabriqué un casque en cuir.» Puis, sans transition, son doigt désigne cette fois un objet posé à gauche de la télévision. «C’est mon accordéon, une schwytzoise! Mais je ne peux plus en jouer, j’ai une oreille fichue.» Léon Jenny était certes hockeyeur, mais aussi et surtout artiste. Musicien, donc, mais également «faussaire». «Il copiait à la perfection les œuvres des grands peintres», racontent ses filles, qui les recevaient en cadeau, avec une recommandation: «Surtout, vous ne les vendez pas, hein! Sinon, il faudra m’apporter des oranges en prison.»

La coupe «Léon»

La maison de retraite montreusienne offre ce jeudi un calme auquel la coupe de champion de Suisse n’a pas toujours été habituée ces dernières semaines. Le trophée ne passe pas inaperçu pour autant. Plusieurs employés s’approchent et demandent à être photographiés avec «Monsieur Jenny» et la coupe. Son propriétaire d’un jour semble d’ailleurs vite s’y attacher, au point de proposer de la garder quelque temps et même de lui trouver un nouveau nom: «Léon».

Il aurait aussi pu choisir «Trepp», son surnom de hockeyeur, hommage flatteur à Hans-Martin Trepp, attaquant emblématique des grandes années du HC Arosa. Ou pourquoi pas «Slava» ou «Paul-André», en référence à Bykov et Cadieux, les deux seuls Dragons qu’il n’a jamais osé tutoyer. «J’avais beaucoup trop de respect pour eux! Slava, quand il jouait avec son copain Khomutov… Ohlala, c’était d’une beauté!»

Ça y est: le plus ancien Dragon a pu, lui aussi, embrasser la coupe de champion de Suisse
Thomas Delley


Belle, elle l’est aussi, cette scène du 20 août 2026. Quand Jakob Lüdi regarde son aîné avec émotion et lui dit: «Léon, je t’en fais la promesse: tu n’auras pas à attendre 89 autres années avant que je vienne te présenter un deuxième trophée.»

Jonas Ruffieux

laliberte.ch

20 août 2026

Découvrez les nouveaux maillots de Gottéron

 

Ils sont là. Fribourg-Gottéron a dévoilé ce jeudi les maillots pour la saison 2026-2027. Cette année, les champions suisses retracent leur histoire.

Les trois maillots des Dragons. Source: Up to You


"Des Augustins à la BCF Arena en passant par Saint-Léonard, nos nouveaux maillots 2026/27 rendent hommage aux générations de supporters qui ont écrit et continuent d'écrire l'histoire de Gottéron", écrit le club sur Instagram.

FRIBOURG-GOTTÉRON 2026–2027
 
Trois couleurs. Trois époques. Une seule histoire.
 
Pour la saison 2026–2027, Fribourg-Gottéron dévoile des maillots qui racontent bien plus qu’une identité visuelle.

Ils racontent une histoire.

Celle d’un club né dans la simplicité, grandi dans la passion et devenu, au printemps 2026, Champion de Suisse.

Du quartier de la Basse-Ville à la BCF Arena, des premiers coups de patins aux célébrations du titre, chaque couleur rend hommage à une époque, à des lieux, à des femmes et des hommes qui ont construit Fribourg-Gottéron.

Trois maillots. Trois chapitres. Une même passion.

NOIR
 
LES ORIGINES
 
Les Augustins | 1937–1982

Le noir nous ramène aux origines.

Aux Augustins. À la Basse-Ville. À cette époque où tout était encore à construire.

Le 1er décembre 1937, six jeunes Fribourgeois décident de fonder un club de hockey : Eugène Jaeger, Albert Jelk, Joseph Jelk, Jean Mulhauser, Walter Schieferdecker et Alphonse Zahno.

Six noms. Six pionniers. Un rêve.

Quelques mois plus tard, Jean-Jacques Brohy devient le premier président du club.

Puis vient la patinoire des Augustins, devenue pendant plus de quatre décennies le véritable berceau de Gottéron. C’est là que se forge une identité, qu’une communauté se rassemble et que naît cette passion qui allait progressivement dépasser les frontières du quartier pour gagner toute une ville, puis tout un canton.
 
Le maillot noir rend hommage à ceux qui ont osé commencer.

À ceux qui n’avaient rien à défendre, mais tout à construire.
 
01.12.1937 — Le premier chapitre.



BLANC 
 
L’ASCENSION
 
Saint-Léonard | 1982–2020

Le blanc symbolise une nouvelle ère.

Celle d’un Gottéron qui quitte les Augustins pour écrire son histoire à Saint-Léonard.

En 1980, les Dragons réalisent un exploit historique : le 4 mars, une victoire 6–0 contre Zurich leur ouvre pour la première fois les portes de la LNA. Depuis, Fribourg-Gottéron n’a plus quitté l’élite du hockey suisse.

Saint-Léonard devient alors le théâtre d’une nouvelle génération.

Une génération portée par Jeannot Martinet, qui contribue à transformer les ambitions du club en réalité, puis par deux noms qui vont faire rêver toute une région et bien au-delà : Slava Bykov et Andreï Khomutov.

Leur arrivée en 1990 provoque un véritable séisme dans le hockey suisse. Deux champions du monde et champions olympiques qui deviennent rapidement des légendes de Gottéron et du hockey suisse.

Mais le blanc représente aussi tous ceux qui ont permis au club de franchir les étapes.
 
Les joueurs de l’ascension. Les bâtisseurs. Les générations qui ont fait de Gottéron un club de référence.
 
LES NOMS D’UNE ASCENSION

Robert Meuwly
Bruno Roschi
Jacques Nissille
Jean-Marie Waeber
Hans Uttinger
Roland Jeckelmann
Bruno Leuenberger
Yvar Schwartz
Paul Riedo
François Gobet
Jean-Charles Rotzetter
Jean Lussier
Alfred Lüthy
Jakob Lüdi
Rudolf Raemy
Jacques Stempfel
Beat Marti
Raphy Rouiller
Michel Stoll
Peter Brand
Jean-Jacques Mottet
Rolf Riedo
Gaston Pelletier
Benedikt Zablonier

1980 — L’accession à l’élite.



BLEU 
 
L’ACCOMPLISSEMENT
 
BCF Arena | 2020–2026

Le bleu représente le présent devenu histoire.

Depuis 2020, la BCF Arena est devenue la maison d’une nouvelle génération de Dragons.

Une enceinte moderne. Une identité forte. Un peuple toujours plus nombreux derrière son équipe.

Et puis, le 30 avril 2026.

Le jour où tout a changé.

Après 46 années d’attente, Fribourg-Gottéron devient Champion de Suisse pour la première fois de son histoire, au terme d’une finale épique face au HC Davos conclue lors d’un septième match.

Le bleu devient alors la couleur d’un rêve devenu réalité.

Il rend hommage à Hubert Waeber, président qui a accompagné le club durant cette période historique, et à tous ceux qui ont contribué à transformer l’ambition en titre.

À tous les joueurs.

À tout le staff.

À tous ceux qui ont porté ce maillot.

Et à tous ceux qui l’ont porté dans leur cœur.
 
LES CHAMPIONS

Loïc Galley
Reto Berra
Elijah Neuenschwander
Michael Kapla
Simon Seiler
Benoît Jecker
Alessio Guignard
Patrik Nemeth
Yannick Rathgeb
Maximilian Streule
Andrea Glauser
Ludvig Johnson
Juuso Arola
Christoph Bertschy
Attilio Biasca
Yannik Boppart
Henrik Borgström
Jacob de la Rose
Jan Dorthe
Kevin Etter
Jérémi Gerber
Daniel Ljunggren
Nathan Marchon
Kevin Nicolet
Ty Rattie
Kyle Rau
Jamiro Reber
Julien Rod
Lucas Hedlund
Sandro Schmid
Julien Sprunger
Marcus Sörensen
Samuel Walser
Lucas Wallmark
Roger Rönnberg (Coach)
Lars Leuenberger (Ass-Coach)
Rikard Franzén (Ass-Coach)
David Aebischer (Goalie-Coach)
 
30.04.2026 — Le jour où le rêve est devenu réalité.
 
UNE HISTOIRE, TROIS MAILLOTS

Le noir pour se souvenir d’où nous venons.

Le blanc pour honorer ceux qui nous ont fait grandir.

Le bleu pour célébrer ceux qui ont écrit l’histoire.


Mattia Pillonel

Frapp.ch

Des jeunes performants, la Champions League dans le viseur: Gottéron monte en puissance

 

Roger Rönnberg travaille depuis une année en Suisse et il a déjà très bien cerné la mentalité de ses joueurs, lesquels ont mis énormément d'énergie pour battre Genève et Lausanne la semaine dernière lors des Hockeyades et un peu moins pour se défaire des Dragons de Rouen (6-2) mercredi lors de leur premier match dans la Coupe des Bains. «Lorsque nous jouons contre Genève ou Lausanne, même en match de préparation, les gars sont davantage concentrés. C'est plus facile de les motiver», a admis le Suédois, interrogé par Blick, après cette victoire mitigée face à la formation normande.

Gottéron a en effet livré une deuxième période assez poussive, perdue 0-2, ce qui a interloqué beaucoup de ses supporters dans une patinoire d'Yverdon garnie de plus de 1000 spectateurs, dont une bonne centaine venue soutenir Rouen, d'ailleurs. Le premier et le dernier tiers, tous deux remportés 3-0, ont été de meilleure facture. A leur décharge, les Fribourgeois étaient privés, volontairement ou non suivant les cas, de Marcus Sörensen, Nathan Marchon, Yannick Ratgheb, Andrea Glauser, Sandro Schmid, Henrik Borgström, Jamiro Reber et Alessio Guignard, ce qui fait tout de même beaucoup.

Le premier but de Théo Zosso avec Gottéron

«Oui, nous avons des joueurs importants absents et, ce soir, je ne regarde pas l'équipe en me demandant à quoi elle ressemblera lorsque le championnat débutera. Elle sera différente dans quelques jours, c'est évident. Sandro sera bientôt de retour je l'espère, tout comme Henrik et Marcus. Ce qui me plaît ce soir, c'est que plusieurs jeunes ont pu montrer leurs qualités. J'ai bien aimé leurs performances. Théo Zosso a marqué son premier but avec nous, Lucas Hedlund a aussi marqué. Et j'ai bien aimé la ligne avec Jan Dorthe, Kevin Etter et Danielus Cecekovas. Donc oui, ce soir, dans les points positifs je retiens les prestations de nos jeunes joueurs. Et c'est important, parce que développer de jeunes joueurs fait partie de notre projet, comme tout le monde le sait», précise Roger Rönnberg.

En plus des buts de Théo Zosso et Lucas Hedlund, Gottéron a trouvé le chemin des filets par Michael Kapla (après 27 secondes!), Jonas Taibel, Maximilian Streule et Christoph Bertschy. Et le coach suédois, s'il aurait aimé plus de maîtrise, sait aussi que son équipe se trouve dans une phase intense de sa préparation physique et ne peut pas se montrer trop exigeant. «Les jambes ne sont peut-être pas très fraîches en ce moment, mais c'est normal. C'est même notre plan, parce que la saison est longue.»

Elle le sera d'autant plus que les Dragons sont engagés en Champions League et qu'il n'est pas question de bâcler cette compétition. Surtout pas, même. La question fait d'ailleurs tiquer Roger Rönnberg. «Zurich l'a fait il y a deux ans, non? S'ils peuvent le faire, on le peut aussi. Notre objectif est de lutter pour gagner les deux compétitions.» Aucune hésitation dans la voix, aucune excuse à jouer tous les trois jours: Gottéron sera ambitieux cette année encore.

Guin, puis l'Autriche

La préparation continue avec un match face à Bremerhaven vendredi à 19h30 à Guin, toujours dans le cadre de la Coupe des Bains, une compétition qui plaît à Roger Rönnberg. «C'est très bien que nous ayons la possibilité de jouer dans des endroits différents, comme Yverdon et Guin, c'est important pour Fribourg de pouvoir aller à la rencontre des supporters».

Après le Nord vaudois et la Singine, Gottéron passera quelques jours en Autriche pour y débuter la Champions League. Premier match, le 3 septembre à Graz. Deuxième confrontation deux jours plus tard à Klagenfurt.

Tim Guillemin

blick.ch

19 août 2026

Nicolet et Gottéron abordent la saison avec la mentalité du chasseur

 

Fribourg Gottéron a remporté ses deux matches aux Hockeyades de la Vallée de Joux, les deux fois sur le même score (4-3) face à Genève et Lausanne. Vendredi, face aux Lions, le but de la victoire a été inscrit par Kevin Nicolet. L'occasion parfaite pour Blick d'aller s'entretenir avec l'attaquant fribourgeois de 23 ans.

Kevin, à quel point est-ce important de gagner, même en préparation, et de remporter deux victoires en deux soirs?

On ne joue que pour ça! Sincèrement, ça fait toujours du bien au moral de gagner, même si ce n’est pas la chose la plus importante en match amical.

C'est quoi le plus important?

Se remettre dedans, intégrer les nouveaux joueurs et perfectionner le système de jeu. Après, on est des compétiteurs, donc on veut gagner. Lausanne voulait aussi la victoire, et ça s'est joué à peu à la fin.

Et c'était même parfois assez chaud pendant le match entre vous...

C'est toujours comme ça contre Lausanne, ça fait partie du jeu (rires).

Le public était à fond, vous sur la glace aussi... C'est le championnat avant le championnat! C'est une bonne chose d'affronter Genève et Lausanne? Tu ne préférerais pas des matches moins émotionnels?

Non, non, franchement, je préfère ça. Comme ça, on est directement dedans, on se met dans le rythme et on est prêts pour le championnat, plutôt que d’avoir des matches où ça joue un peu plus tranquillement. Après, s’il y a un gros choc, on est directement dans le bain. Je trouve que ce n’est pas plus mal.

La préparation est dure physiquement ou ça va?

En me posant cette question comme ça, je crois que tu ne connais pas notre coach (rires)! Il est très réputé pour ça aussi. On patine beaucoup à l’entraînement. C’est très intensif et c'est indispensable. On a un système de jeu où il faut beaucoup patiner et mettre beaucoup d’intensité. Si on veut tenir ce rythme tout au long de la saison, on doit s’entraîner fort. C’est ce qu’on fait pour le moment. On va continuer les deux prochaines semaines avant la Champions League et ne jamais lâcher la pression. On est repartis pour une longue saison, on l'espère.

Est-ce que tu penses qu'il y a un risque de relâchement psychologique après le titre de champion? Vous en parlez entre vous dans le vestiaire de ce danger de décompression?

C'est vrai que certaines équipes l'ont connu, on en est conscients, mais je pense que c’est une question de mentalité. Nous, on a dit dès le premier jour que la coupe ne nous appartenait plus. Maintenant, on doit la chasser, on veut aller la chercher de nouveau. C’est avec cette mentalité qu’on va rentrer dans le championnat, en mode chasseur.

Vous voulez déjà la deuxième?

On veut aller au bout, comme les quatorze équipes dans la ligue. On ne va pas dire aujourd'hui qu'on va aller chercher la deuxième, ça ne servirait à rien. Mais on bosse dur et on sait où on veut aller, comme tout le monde. C’était tellement beau la première fois. Forcément, ça donne encore plus de motivation pour le revivre.

Et la Champions League, vous la voulez? Vous avez déjà évoqué cet objectif dans le vestiaire?

Non, on n’en a pas encore parlé dans le groupe. Ce sera sans doute le cas quand on l'aura devant nous. Mais bien sûr qu'on va jouer cette compétition à fond. Comme je te l'ai dit avant, on est des compétiteurs. Tous les matches qu’on peut jouer peuvent nous rendre meilleurs. Donc on va prendre tous les matches au sérieux, jouer à fond. Et puis, si on peut aller le plus loin possible, on ne va pas s'en priver.

Ça fait bizarre de voir le vestiaire sans Julien Sprunger?

Alors moi, personnellement, ça me fait très bizarre. Vraiment, très, très bizarre même. Depuis toutes ces années où je regarde Gottéron jouer, il y a toujours eu Julien. Et depuis que j’ai intégré la première équipe, il a toujours été là. C’est clair que maintenant, entrer dans le vestiaire et ne plus voir son visage, c'est étrange. Et c’est normal de ressentir ça, c’est quelqu’un qui a tellement marqué le club, dans tous les sens du terme... C’est une légende, il n’y a pas d’autre mot pour le décrire. Mais c’est comme ça. Maintenant, il faut passer à autre chose. Je suis très content pour lui qu’il ait pu terminer sa carrière avec la Coupe. On va essayer de continuer de la même manière. Même s’il n’est plus là, ça ne change rien à notre job au quotidien. Au final, sur la glace, chacun doit faire son travail du mieux possible.

Vous avez accueilli un nouvel étranger, Anthony Richard, qui semble déjà bien s’intégrer, avec deux buts ce vendredi contre Lausanne. Qu’est-ce que tu en penses?

Il est excellent! Il met beaucoup de vitesse, il a une très bonne technique, et une vision de jeu impressionnante. Déjà à l'entraînement, je m'étais dit qu'il était fort. Je suis content pour lui qu’il soit récompensé par deux buts ce soir. J’espère que ça va continuer comme ça et je pense que c’est de bon augure pour le début de la saison et du championnat.

Sur un plan personnel, qu’est-ce qui ferait de cette saison une saison réussie pour toi? Tu as fait une bonne saison la saison dernière, avec 7 buts et 6 assists en 46 matches. Tu as envie de plus?

Une saison réussie pour moi, ce serait avoir du temps de glace, continuer à progresser dans tous les aspects du jeu. Devenir un joueur avec un peu plus d’impact encore. Progresser un peu en général dans tous les domaines. Il faut surtout avoir du plaisir, parce que je suis conscient de la chance que j'ai de jouer pour Fribourg, c’est quelque chose d’unique. Je vais profiter encore à fond dès que je suis sur la glace.

Tu t'es fixé un objectif de points?

Je n’en parlerai pas dans les médias, en tout cas (rires).

Tim Guillemin

blick.ch