"Sous un maillot qui se porte avec fierté, si tu le portes; il faudra le mouiller !" Fan's Club Fribourg Gottéron

26 octobre 2026

Fribourg-Gottéron veut appliquer des sanctions «très dures»

 

Samedi soir, des ultras des deux camps ont tenté d’en venir aux mains dans la Vaudoise aréna après la victoire 2-0 du LHC. Vers 22h45, deux supporters lausannois ont ensuite été agressés en gare de Prilly-Malley par des ultras fribourgeois, comme précisé par la police vaudoise, qui seraient descendus de leur car. Grièvement blessés, ils ont été conduits au CHUV. Une instruction pénale est ouverte.

Pour John Gobbi, l’affaire est aussi personnelle. «Je suis très déçu et très triste. Mon fils de 10 ans était au match. Ça fait réfléchir et ça m'agace, lâche le CEO de Gottéron. Une bonne ambiance, c’est important, mais elle doit être respectueuse. On ne peut pas avoir des débordements pareils. Je condamne fermement à titre personnel, mais aussi en tant que dirigeant de Fribourg-Gottéron. Comme champion en titre nous devons donner une autre image»

«Des mesures très dures»

Encore «à chaud» 24 heures après les faits, le dirigeant veut laisser l’enquête aller à son terme avant d’arrêter des décisions. Mais le ton est donné. «Nous, à Fribourg, on va être extrêmement sévères. On va prendre des mesures, peut-être même très dures. Il faut comprendre ce qui s’est passé, qui a fait quoi, et aider les autorités à punir. C’est inacceptable.»

Selon lui, le problème se résume à un petit groupe. «Il faut cibler ces 10-15 personnes qui donnent une image très négative», estime John Gobbi, qui en appelle à la responsabilité interne des groupes ultras et des fan-clubs. «Ils les connaissent. C’est aussi leur responsabilité par rapport à l’image qu’ils véhiculent à l’extérieur. Nous, on veut des familles et des enfants dans les patinoires et les stades.»

Le dirigeant rappelle le travail effectué en amont. Les déplacements des groupes ultras sont organisés par une autre compagnie privée, mandatée directement par les ultras eux-mêmes. Les ultras organisent donc eux-mêmes leurs déplacements et transmettent les informations correspondantes à la Police cantonale ainsi qu’au responsable de la sécurité du club. Le club rencontre aussi régulièrement ses fans club en début de saison, et un délégué aux fans ainsi qu’un responsable sécurité sont engagés au quotidien. «On fait le maximum, mais il y aura hélas toujours des choses comme ça qui peuvent arriver», reconnaît-il.

Le sujet sera abordé avec la National League. Et John Gobbi ne cache pas que la répétition de tels incidents pourrait avoir des conséquences pour tout le monde. Une fermeture des secteurs visiteurs? «Si ça continue, ça peut arriver. Il y a un risque que d’autres mesures doivent être prises au niveau national. Pas seulement dans le hockey, mais aussi dans le football.»

Grégory Beaud

blick.ch

Les messages d'Henrik Borgström n'ont pas suffi à attirer Philipp Kurashev à Fribourg

 

L'attaquant Henrik Borgström a révélé avoir tenté d'attirer son ancien coéquipier des Blackhawks de Chicago, Philipp Kurashev, à Fribourg-Gottéron au travers d'un message, mais cette approche amicale est restée vaine puisque le centre de 27 ans a finalement choisi de s'engager avec le Lausanne HC.

Le directeur sportif fribourgeois, Gerd Zenhäusern, a lui confirmé la tenue de discussions constructives tout en admettant avoir rapidement compris que son club ne figurait pas au sommet des priorités du joueur. L'obstacle majeur s'est avéré financier, Gottéron n'étant pas disposé à répondre aux exigences salariales du Suisse, contrairement à l'organisation vaudoise qui a su le convaincre avec une offre lucrative incluant une clause de retour pour l'Amérique du Nord.

swisshabs.ch

25 octobre 2026

Lausanne et Fribourg réagissent conjointement suite aux débordements

 

Préserver l'esprit et la sécurité du derby romand

Chaque derby romand est une vitrine de la ferveur exceptionnelle qui anime notre région et du lien unique qui unit le public au hockey sur glace. Désireux de préserver cet esprit festif et populaire, le HC Fribourg-Gottéron et le Lausanne Hockey Club réaffirment d'une seule voix leur engagement absolu en faveur d'un sport familial, spectaculaire et empreint de respect.

Face aux violences et aux agissements inacceptables survenus ce samedi 24 octobre dans et autour de la Vaudoise aréna, nos deux organisations expriment leur condamnation la plus ferme. La passion du jeu et la rivalité sur la glace ne constitueront jamais un prétexte à la mise en danger d'autrui.

Une enquête est en cours. En étroite collaboration avec les forces de l'ordre et les autorités compétentes, les deux clubs mettent tout en œuvre pour identifier les auteurs de ces dérives et garantir l'application des sanctions requises. Nos patinoires doivent demeurer des lieux de rassemblement, de fête et de sécurité pour toutes et tous.

John Gobbi, CEO du HC Fribourg-Gottéron SA 

Chris Wolf, CEO du Lausanne Hockey Club

Altercations entre des supporters lausannois et fribourgeois: Appel à témoins

 

Ne laissons pas une minorité d'imbéciles ternir notre club !


Samedi 24 octobre 2026, au terme du match entre le Lausanne Hockey Club et le Hockey Club Fribourg-Gottéron, des heurts ont éclaté dans la patinoire entre les ultras fribourgeois et leurs homologues lausannois. En marge de ces premiers débordements, deux supporters lausannois ont été attaqué par des ultras fribourgeois à la Gare de Prilly-Malley. Tous deux ayant d’importantes blessures, ils ont été conduits au CHUV, à Lausanne. Des plaintes pénales ont été déposées et le Ministère public a ouvert une enquête. La police lance un appel à témoins.

Samedi 24 octobre 2026, vers 22h05, alors que le match entre le Lausanne Hockey Club et le Hockey Club Fribourg-Gottéron était terminé, les esprits se sont échauffés et les supporters des deux camps ont tenté d’en venir aux mains à l’intérieur de la patinoire. Ils ont été contenus par le personnel de la sécurité privée, lequel a dû faire usage de spray au poivre. Lors de ces événements, une paroi en plexiglas se trouvant en bordure de patinoire a notamment volé en éclats.

Peu après, vers 22h45, à la Gare de Prilly-Malley, deux supporters lausannois ont été attaqués par des ultras fribourgeois, lesquels seraient descendus du car les ramenant à Fribourg. Certains des effets personnels des lausannois ont été volés et les auteurs ont pu prendre la fuite avant l’arrivée des forces de l’ordre. Les deux supporters du LHC ont subi d’importantes blessures lors de ces événements. Ils ont été conduits en ambulance au CHUV, à Lausanne.

Des plaintes pénales ont été déposées et le Ministère public a été informé. Le premier procureur de l’arrondissement de Lausanne a ouvert une instruction pénale. Les investigations sont menées par les inspecteurs de la Police de sûreté, en collaboration avec les spécialistes des cellules anti-hooliganisme des polices cantonales vaudoise et fribourgeoise.

La police lance un appel à témoins. Toute personne en mesure de fournir des informations, des renseignements ou des images vidéo sur l’événement s’étant déroulé en gare de Prilly-Malley, est invitée à appeler le 021 343 15 10 ou à contacter le poste de police le plus proche.

Ces événements ont nécessité l’intervention de plusieurs patrouilles de la Gendarmerie vaudoise, de la Police Ouest lausannois (POL) et de la Police municipale de Lausanne (PML), des inspecteurs de la Police de sûreté, des spécialistes des cellules anti-hooliganisme des polices cantonales vaudoise et fribourgeoise et de deux ambulances du Service de protection et sauvetage Lausanne (SPSL).

Egger Ph.

A quand l'exemplarité dans les rangs des ultras de Fribourg-Gottéron ?

 

Toujours enclin par leurs tifos à dire aux autres ce qu'ils doivent faire, il serait judicieux de faire (pour une fois) comme on dit, pas comme on fait, Messieurs les ultras !

Cette fois-ci, on parle du match Lausanne - Fribourg. Mais il y a eu des problèmes lors de bon nombre de derbys romands en hockey sur glace. Visiblement, aucun club n'est immunisé. Voici un extrait d'une discussion que j'ai eue avec un dirigeant de club après l'une de ces scènes par le passé. «Que veux-tu qu'on fasse? On a un excellent dialogue et les leaders du groupe sont parfois dépassés par une poignée de personnes qui cherchent la confrontation.»

J'entends le problème et il est réel. Il n'y a rien de pire que de faire des généralités et de mettre tout le monde dans le même panier. Les politiques le font bien trop souvent et ne tombons pas dans cette erreur qui consiste à résumer un sujet complexe à une équation simpliste: «Ultras = voyous». Ce n'est pas le cas.

Et malgré ce que je viens de dire, ce que nous avons vu samedi soir me dérange profondément. Les scènes sur le quai de la gare me heurtent. Des gens – dont certains avec des enfants – sont confrontés à des scènes de violence sur la voie publique. C'est intolérable. Les clubs doivent agir malgré la relation amour-haine qu'ils entretiennent avec les groupes de supporters. Lorsqu'on met en avant l'ambiance et les tifos, difficile, derrière, de taper trop fort sur ceux qui en sont à l'origine.

Cela fait des années que les différents mouvements ultras luttent contre le Scan ID, à savoir l'obligation de présenter une pièce d'identité pour avoir le droit d'entrer dans une patinoire. Sur le fond, je suis d'accord avec eux. Cette mesure me paraît, dans l'immense majorité des cas, disproportionnée pour une raison toute simple: l'immense majorité des fans n'a rien à se reprocher et ne va jamais rien avoir à se reprocher. Mais comme le disait très bien le dirigeant avec qui j'ai échangé, les problèmes ne concernent qu'une poignée de personnes. J'ai bien l'impression que les fauteurs de trouble qui prennent soin d'emporter une cagoule pour aller au match peuvent être rangés dans cette catégorie.

Depuis le 1er janvier 2025, d'ailleurs, «il est interdit de dissimuler son visage de manière à rendre ses traits méconnaissables dans les lieux publics ou privés accessibles au public à titre gratuit ou payant». Commençons par là. Si l'on ne respecte pas soi-même la loi, comment peut-on ensuite s'offusquer de mesures visant à identifier les spectateurs? Les groupes ultras qui, au risque de me répéter et de déplaire à certains, sont composés d'une immense majorité de personnes intelligentes et responsables, doivent également faire le ménage dans leurs rangs. Peut-on sérieusement croire que personne ne sait qui se cache sous ces cagoules? Qui se trouvait sur le quai de la gare de Prilly-Malley? Qui s'en est pris à la police à Genève?

S'ils veulent que leur revendication conserve sa légitimité – et elle est légitime! –, ils doivent aussi jouer le jeu. Ce qui s'est passé samedi soir leur fait du mal, car cela ouvre grand la porte aux prises de position politiques hors-sol et à la démagogie de personnes qui ne savent pas de quoi elles parlent. Et si les clubs voulaient bien traduire leur désapprobation en actes fermes, cela aiderait aussi.

On ne peut pas réclamer des droits sans accepter les responsabilités qui vont avec. Cela vaut pour les ultras. Et tout autant pour les clubs. Un jour, les clubs et les groupes de fans devront sérieusement prendre leurs responsabilités

Grégory Beaud

blick.ch