"Sous un maillot qui se porte avec fierté, si tu le portes; il faudra le mouiller !" Fan's Club Fribourg Gottéron

9 juillet 2026

La piste Kurashev s’éloigne, il faudra pourtant faire oublier Berra, Wallmark et Biasca

 

Le changement de gardien constitue sans doute l’un des dossiers les plus sensibles de l’intersaison fribourgeoise. Après de nombreuses années passées à défendre les couleurs de Gottéron, Reto Berra laisse un héritage considérable. Véritable pilier de l’équipe, il a incarné la sérénité dans les moments décisifs et joué un rôle majeur dans la conquête du premier titre national du club.

Pour lui succéder, Fribourg mise sur Ludovic Waeber, engagé pour quatre saisons. L’ancien portier de Kloten possède le talent et le potentiel pour s’imposer comme numéro un, mais il devra rapidement démontrer qu’il peut assumer une pression bien supérieure à celle qu’il connaissait jusqu’ici. Derrière lui, Loïc Galley reste d’abord une (très bonne) solution de secours, de quoi peut-être remettre en cause la hiérarchie entre les poteaux. Une situation nouvelle pour le coach Roger Rönnberg qui n’a pas eu à se soucier de ce volet lors de l’exercice passé.

Sur le plan offensif, les départs de Lucas Wallmark et de Dario Biasca constituent deux pertes importantes. Le premier laisse derrière lui un vide difficile à combler tant son intelligence de jeu, sa créativité et sa capacité à faire basculer les grandes rencontres étaient précieuses. Quant à Biasca, son départ vers l’organisation des Boston Bruins prive Gottéron d’un attaquant suisse en pleine ascension, dont la progression semble encore loin d’être terminée.

Le directeur sportif de Fribourg-Gottéron Greg Zenhaüsern entend profiter du départ de l’attaquant vers l’Amérique du Nord pour accélérer l’intégration de plusieurs jeunes espoirs. Yannik Boppart, Flavien Etter et Danielius Cecekovas devraient ainsi bénéficier d’opportunités avec la première équipe au cours de la saison. Boppart s’était déjà distingué lors de la campagne victorieuse des Dragons en inscrivant deux buts en seulement trois apparitions. Zenhäusern précise toutefois qu’aucun des trois jeunes n’a encore une place garantie dans l’effectif, l’objectif étant de les intégrer progressivement au plus haut niveau.

Bien sûr, les arrivées d’Anthony Richard et du jeune Jonas Taibel offrent des garanties différentes. Richard apporte de la vitesse, de l’intensité et un jeu résolument porté vers l’avant, tandis que Taibel représente un investissement prometteur pour l’avenir. Malgré cela, on peut estimer que le potentiel offensif de Gottéron s’est légèrement affaibli. Il convient toutefois de rappeler que les Dragons ont décroché le titre malgré la longue absence de Sandro Schmid et Andrea Glauser, preuve que la profondeur de l’effectif et la solidité collective peuvent compenser certaines pertes individuelles. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le nom de Philipp Kurashev a circulé avec insistance du côté de la BCF Arena durant ce début d’été. L’attaquant suisse continue toutefois de privilégier une poursuite de sa carrière en Amérique du Nord… ou outre-Sarine, laissant Fribourg à l’affût d’une éventuelle autre opportunité sur le marché des transferts. Les noms de Thomas Bordeleau et Brennan Othmann figurent parmi les profils suivis de près par les Dragons. Le sort de Kurashev. Bordeleau ou Othmann débloquera peut-être un ultime mouvement…

planetehockey.com

8 juillet 2026

Le point sur l'effectif de Gottéron

 

Gerd Zenhäusern avait déjà fait un point de la situation après le départ de Biasca (à relire ici), il donne maintenant quelques précisions dans les colonnes du Freiburger Nachichten.

Le départ d’Attilio Biasca pourrait ouvrir la porte à plusieurs jeunes talents au sein de l’effectif de Fribourg-Gottéron. Le directeur sportif Gerd Zenhäusern entend notamment offrir leur chance à Yannik Boppart, Flavien Etter et Danielius Cecekovas.

Boppart s’est particulièrement illustré lors de la saison du titre en inscrivant deux buts en trois apparitions. Si aucun de ces jeunes n’est assuré d’une place permanente, le club souhaite les intégrer progressivement à l’équipe première.

En parallèle, Gottéron reste attentif au marché nord-américain. Les profils de Philipp Kurashev, Thomas Bordeleau et Brennan Othmann figurent parmi les joueurs susceptibles d’intéresser les Dragons. Tous trois sont actuellement sans contrat, même s’ils privilégient encore la poursuite de leur carrière en Amérique du Nord.

« Tant que je ne sais pas ce que ces joueurs ont en tête, je ne peux rien exclure. Mais s’ils se retrouvaient sur le marché, nous serions intéressés », a expliqué Gerd Zenhäusern au média fribourgeois, précisant que plusieurs clubs suisses suivraient également ces dossiers.

Le directeur sportif a aussi donné des nouvelles encourageantes de Sandro Schmid. Absent durant les play-off en raison d’une blessure au genou, le meilleur compteur fribourgeois de la saison régulière a repris l’entraînement sur glace. S’il est encore trop tôt pour garantir sa présence au début du championnat, son évolution est jugée très positive.

swisshabs.ch

Les Dragons repartent à l’assaut avec une cible dans le dos

 

C’était probablement le transfert le plus important de tout l’été en Suisse. Après douze saisons à Frölunda, plusieurs titres en SHL et en Ligue des champions, Roger Rönnberg débarquait à Fribourg avec une réputation immense. Sa méthode exigeante, son attention aux détails et sa capacité à faire progresser les jeunes joueurs étaient reconnues dans toute l’Europe. Il était l’homme du dernier palier. Il le disait lui-même: «Je ne quitterai Fribourg qu’une fois avoir gagné le titre.» C’est déjà fait!

Il y a queelques semaines, Fribourg-Gottéron écrivait la plus belle page de son histoire en décrochant enfin son premier titre de champion de Suisse au terme d’une finale irrespirable contre Davos. Mais le plus difficile commence maintenant. Dans une National League où personne n’a réussi à conserver son titre depuis les Zurich Lions de Marc Crawford, les Dragons abordent l’exercice 2026/27 avec un nouveau statut: celui de l’équipe que tout le monde veut battre. La bonne nouvelle? Contrairement à de nombreux champions avant lui, Gottéron n’a pas explosé son noyau. Rönnberg retrouve une ossature quasiment intacte, articulée autour de Patrick Nemeth, Michael Kapla, Marcus Sörensen, Henrik Borgström et Jacob De La Rose. Auxquels vous rajouterez désormais Anthony Richard en remplacement de Lukas Wallmark en ce qui concerne le contingent des étrangers. Le départ d’Attilio Biasca pour l’organisation des Bruins de Boston était attendu et représente une perte à moyen terme davantage qu’un affaiblissement immédiat. En revanche, l’arrivée de l’ancien attaquant NHL Anthony Richard apporte une dimension différente: vitesse, percussion et capacité à éliminer en un contre un, un profil qui manquait parfois à l’attaque fribourgeoise.

Ce titre ne doit rien au hasard. Sous Rönnberg, Gottéron a changé de visage. Fini le hockey parfois trop dépendant de ses individualités offensives. Les Dragons sont devenus une machine tactique extrêmement disciplinée. Le système repose sur un repli agressif à cinq joueurs, une excellente fermeture de la zone neutre et un forecheck capable d’étouffer les premières relances adverses. Défensivement, les défenseurs n’hésitent plus à défendre très haut sur les porteurs de puck, tandis que les centres redescendent systématiquement pour offrir une supériorité numérique dans leur zone. Cette organisation a permis aux Fribourgeois de terminer parmi les meilleures défenses de National League avant d’élever encore leur niveau durant les play-off. Offensivement, le danger vient désormais de quatre lignes capables de conserver longtemps la rondelle. Borgström est devenu un centre complet capable de dominer les engagements et les deux zones, alors que Sörensen demeure l’élément capable de faire basculer un match sur une accélération ou une inspiration individuelle.

Grande stabilité de l’effectif

Le principal défi de la saison 2026/27 sera pourtant ailleurs: la gestion de l’usure. Gottéron disputera une nouvelle campagne de Champions Hockey League en parallèle du championnat, ce qui augmentera considérablement la charge physique. La profondeur de banc sera donc déterminante. C’est précisément dans ce domaine que les dirigeants ont cherché à se renforcer, tout en poursuivant l’intégration progressive de jeunes joueurs comme Jamiro Reber, Maximilian Streule ou Ludvig Johnson. La stabilité constitue également un atout majeur. Alors que plusieurs concurrents directs ont profondément remodelé leur effectif, Fribourg conserve ses automatismes et son identité de jeu, un avantage considérable dans une ligue où les premiers mois sont souvent décisifs. Des hommes en vue en fin de saison, seul Jeremy Gerber manque à l’appel, passé dans les rangs du HC Ajoie.

Alors, Gottéron peut-il conserver sa couronne? La réponse est oui, mais la marge sera infime. Davos, revanchard après avoir laissé filer la finale au septième match, reste probablement le principal rival. Les ZSC Lions, Lausanne et Berne possèdent également des effectifs capables d’aller au bout. Si Ludovic Waeber (en concurrence avec Loïc Galley) reprend correctement la place laissée vide par Reto Berra devant les filets maintient son niveau, si Richard s’intègre rapidement et si le premier trio conserve son efficacité, les Dragons disposent de tous les ingrédients pour viser un doublé historique. Notre projection place Fribourg parmi les deux favoris du championnat avec Davos. En saison régulière, une place dans le top 3 paraît hautement probable. En playoffs, l’expérience acquise lors du parcours triomphal de 2026 pourrait bien faire toute la différence. Pour la première fois de son histoire, Gottéron n’aborde plus une saison avec le rêve de devenir champion. Il entre sur la glace avec l’obligation de prouver qu’il mérite encore son trône. Mais cette fois-ci, cela se fera sans son emblématique capitaine Julien Sprunger…

planetehockey.com

6 juillet 2026

Le maillot de Sprunger fait sauter la banque

 

La vente aux enchères des maillots officiels du sacre s'est achevée dimanche soir à 20h, et le classement final n'a réservé aucune surprise en tête. Le maillot domicile bleu de Julien Sprunger, floqué du numéro 86, a fini très largement en tête à plus de 3400 francs.

L'écart avec le reste du vestiaire dit tout de la ferveur autour du capitaine. La tunique de Sprunger vaut plus du triple de la deuxième enchère la plus élevée et près de neuf fois l'enchère moyenne de la vente (environ 380 francs). À lui seul, ce maillot rapporte davantage que les trois tuniques du gardien Reto Berra (noir, bleu et échauffement) réunies, qui totalisent 2'400 francs.

Le prix n'a rien d'un hasard. Il s'agit du maillot de la dernière saison de Sprunger, celle du premier titre national de l'histoire de Fribourg-Gottéron, décroché le 30 avril à Davos au terme d'un acte VII gagné en prolongation.

Plus de 30'000 francs de gain au total

Après une carrière entière passée sous le seul maillot des Dragons, le capitaine a rangé ses patins par la plus grande des portes. Détail qui nourrit encore l'enchère: Sprunger ne proposait qu'une seule tunique, contre trois pour la plupart de ses coéquipiers. Dans les premiers jours de la vente, son maillot pointait déjà autour de 1'550 francs. Il a plus que doublé depuis.

Derrière l'intouchable capitaine, les enchères se sont aussi emballées pour plusieurs héros du printemps. Le gardien Reto Berra, l'attaquant suédois Lucas Wallmark ou encore Christoph Bertschy, l'un des artisans de la qualification en finale, ont tous vu leurs tuniques franchir la barre des plusieurs centaines de francs.

Au total, les 89 maillots mis en jeu, répartis entre les modèles domicile noir, domicile bleu et échauffement, ont totalisé environ 35'000 francs. L'enchère de base était fixée à 180 francs.

blick.ch

2 juillet 2026

Cette star de NHL a griffé la glace avec Fribourg-Gottéron

 

Les Dragons ont accueilli un invité de marque ce jeudi matin à l’entraînement. La visite de Nico Hischier donnera-t-elle des idées à Philipp Kurashev, courtisé par toute la Suisse, dont Gottéron?


Nico Hischier (avec les gants rouges, sur la gauche) pose avec les Dragons à la fin de la séance
Mathys Estable/Fribourg-Gottéron


Alors, il paraît que vous avez engagé Nico Hischier?» Au bout du fil, Gerd Zenhäusern éclate de rire: «Oui, et gratuitement en plus!» Postée sur le compte instagram de Fribourg-Gottéron, la photo de l’attaquant star de New Jersey et Attilio Biasca, posant côte à côte dans la «P2» de Saint-Léonard, n’a pas tardé à faire réagir. Le premier serait-il sur le point de remplacer le second? Evidemment que non. La présence du capitaine des Devils, ce jeudi matin à l’entraînement des Dragons, a, malheureusement pour les fans fribourgeois, une autre explication. «Nico cherchait un club pour s’entraîner en cette fin de semaine, donc il m’a appelé», explique Gerd Zenhäusern.



Haut-Valaisans tous les deux, le directeur sportif de Gottéron et Nico Hischier se connaissent depuis longtemps. «J’avais été en contact avec son père au début de sa carrière», précise «Zeno». Voilà pourquoi le numéro un de la draft 2017 a patiné dans le frigo jouxtant la BCF Arena sous les ordres du skills coach Ilya Khanenko et d’Andrei Bykov avant de poser avec tous les joueurs.

Le reverra-t-on dans les parages cet été? «Malheureusement pas. Je l’ai invité à revenir la semaine prochaine mais il sera en vacances, souffle Zenhäusern. Et en août, il rejoindra Berne, son club formateur.» Après quoi Hischier retournera en NHL, fort d’un nouveau contrat de cinq ans et 58,5 millions de dollars, signé cette semaine avec New Jersey.

A l’inverse, les portes de la NHL pourraient se refermer définitivement pour Philipp Kurashev. Pourquoi parle-t-on ici de l’attaquant bernois? Parce que non conservé par les San Jose Sharks, l’homme aux 360 matches et 160 points dans la meilleure ligue du monde (la plupart avec Chicago) se retrouve sur le marché. Comme beaucoup de clubs helvétiques, Gottéron est sur les rangs.

De l’intérêt pour Kurashev

Sauf que la rumeur l’envoie à Lugano. «A ma connaissance, il n’a encore signé nulle part. Il m’a dit avoir bon espoir de décrocher un nouveau bail en Amérique du Nord», confie Gerd Zenhäusern, qui a eu l’international suisse de 26 ans au téléphone. Le directeur sportif assure en revanche ne pas être en contact avec Thomas Bordeleau, agent libre lui aussi faute d’avoir percé en NHL. Fils de Sébastien Bordeleau, ancien buteur de Berne et Bienne, l’attaquant de 24 ans est détenteur d’une licence suisse qui le rend très attractif sous nos latitudes.

A moins de réussir à attirer un gros poisson, les champions suisses remplaceront Attilio Biasca par un jeune élément. Gerd Zenhäusern cherche notamment une solution du côté de Berne. Avec 21 attaquants sous contrat, le SCB ne pourra pas garder tout le monde…

Pierre Schouwey

laliberte.ch