"Sous un maillot qui se porte avec fierté, si tu le portes; il faudra le mouiller !" Fan's Club Fribourg Gottéron

27 août 2026

Gottéron: quarante millions de chiffre d’affaires, un million de bénéfice net

 


HC Fribourg-Gottéron SA en chiffres:

Chiffre d'affaires: 40'194'676 CHF

Bénéfice: 1'088'749 CHF

Nombre d'employés: 250 fixes

Nombre d'abonnés: 7'500

Nombre de spectateurs: 375'000


Une saison historique à tous les niveaux  Le HC Fribourg-Gottéron SA a tenu ce mercredi son assemblée générale ordinaire à la BCF Arena. L’exercice 2025/2026 a été exceptionnel à tous les niveaux: premier titre de champion de Suisse de l’histoire du club, BCF Arena pleine à chaque match, excellente santé financière et événements d’une ampleur inédite. Une saison qui restera dans l’histoire. Quarante-six ans après son accession à l’élite, Fribourg-Gottéron a décroché, le 30 avril 2026 à Davos, le premier titre de champion de Suisse de son histoire. Un sacre venu conclure une saison exceptionnelle, ainsi que le 1’186e et dernier match de Julien Sprunger sous les couleurs des Dragons. 

La ferveur autour du club a atteint des sommets. La BCF Arena a affiché complet lors de toutes les rencontres, accueillant plus de 375’000 spectateurs durant la saison et portant à 102 le nombre de matches consécutifs à guichets fermés. L’acte 7 de la finale, pourtant disputé à Davos, a réuni près de 30’000 supporters à la BCF Arena et dans ses alentours. La parade du samedi 2 mai et ses 80’000 personnes resteront comme l’un des plus grands moments de communion collective qu’ait connus le canton. La dynamique gagnante du club s’est également traduite sur le plan économique. Le chiffre d’affaires a franchi pour la première fois la barre des 40 millions de francs et le bénéfice net a dépassé le million de francs. Ce résultat positif permet au club de renforcer ses fonds propres et d’aborder l’avenir sur des bases solides. 

L’engouement s’est vérifié à tous les niveaux. Le merchandising a établi un nouveau record de ventes, notamment grâce à la participation à la finale et au titre de champion. La communication et le digital ont également franchi un nouveau cap: les réseaux sociaux du club ont battu leurs records, avec notamment 122 millions de vues sur Instagram durant la saison. Le lancement d’une nouvelle application, d’un nouveau site internet et d’un programme de match digital a parallèlement permis de poursuivre l’amélioration de l’expérience proposée aux supporters.  La gastronomie a elle aussi réalisé une saison record, en dépassant les 12 millions de francs de chiffre d’affaires. Le Stamm Cardinal est venu étoffer les offres de la BCF Arena. Cette activité a également été portée par l’accueil d’événements d’ampleur nationale, comme Bellarena, la Superfinal ou encore Art on Ice. Une année de développement et de structuration Au-delà de ses succès sportifs et financiers, l’exercice écoulé a été marqué par une importante évolution de l’organisation. Afin d’accompagner le développement du club, les départements Business et Services ont été créés au 1er janvier 2026. Le premier réunit notamment le sponsoring, le marketing, le merchandising, la communication, le brand et le digital, avec pour objectif de renforcer les synergies et l’efficacité entre ces dicastères. Le second regroupe l’infrastructure, les finances et l’administration. 

Le développement du club s’est également poursuivi dans les domaines de la formation et du hockey féminin. Le mouvement junior compte désormais 16 équipes et environ 330 jeunes, auxquels s’ajoutent plus de 100 participants à l’école de hockey. Le concept de formation cantonal porte ses fruits, mais les surfaces de glace à disposition dans le canton sont désormais insuffisantes pour accueillir tous les jeunes Fribourgeoises et Fribourgeois désireux de débuter le hockey sur glace.  Les Fribourg-Gottéron Ladies ont, pour leur part, confirmé leur progression en décrochant la médaille de bronze du championnat. Yvan Haymoz succède à Hubert Waeber Cette assemblée générale a également marqué un passage de témoin à la tête du club. Après sept années de présidence, Hubert Waeber quitte le Conseil d’administration. Membre de celui-ci depuis 2015 et président depuis 2019, il aura accompagné Fribourg-Gottéron durant une période de profonde transformation, marquée notamment par la construction de la BCF Arena et couronnée par le premier titre de champion de Suisse de l’histoire du club. En reconnaissance de son investissement et de son parcours, le Singinois a été nommé Président d’honneur du club ainsi que président de la Fondation Gottéron. Dans une logique de continuité, Yvan Haymoz a été élu à la présidence du Conseil d’administration. Entré au Conseil en 2013, le Gruérien a fait preuve d’un engagement et d’une passion sans faille pour accompagner le développement du club et contribuer à ses succès durant ces dernières années. Vice-président depuis 2019, le dirigeant fribourgeois incarne la tradition et la quête d’excellence chères à Fribourg-Gottéron. 

Isabelle Emmenegger et Bruno Marmy rejoignent par ailleurs le Conseil d’administration, tandis que Sébastien Dorthe, Stéphane Schlaeppy, Steve Michel et Maxime Droux ont été réélus pour une année. Par son parcours, son expérience et ses compétences, Isabelle Emmenegger vient renforcer le Conseil d’administration et devient, à cette occasion, la première femme de l’histoire du club à y être élue. Fort de cette saison historique, Fribourg-Gottéron ouvre un nouveau chapitre avec la volonté de poursuivre son développement sportif, économique et structurel, tout en restant profondément ancré dans sa région.

planetehockey.com

25 août 2026

Gottéron va devenir l'un des clubs les plus chers de Suisse pour qui veut suivre le match assis

 

Fribourg-Gottéron a revu à la hausse le prix de ses abonnements en places assises pour la saison à venir. Une décision stratégique qui, contrairement à ce que l’on pourrait penser, avait été prise avant le premier titre national de l’histoire du club, explique d’emblée John Gobbi à La Liberté qui consacre un large article au sujet.

Rien de scandaleux puisque la hausse porte notamment le premier prix d’un abonnement assis à 1050 francs contre 990 francs auparavant, le plus cher culminant à 1850 francs hors VIP. Mais Gottéron fait ainsi désormais partie des clubs les plus chers de Suisse, au troisième rang pour les abos assis (seuls Bienne et Ambri sont plus chers) ; il se retrouve dans le milieu du classement pour les abos debout, qui ne bougent pas. Le détail est à retrouvé dans l'article cité en lien.

Le plan de salle a également été revu. Le nombre de places assises augmente, tandis que le secteur debout réservé aux supporters adverses a été fortement réduit. Une évolution qui répond notamment à la demande d’un public souhaitant davantage de places assises, y compirs pour le visiteurs. La capacité de la patinoire, actuellement de 9372 spectateurs, évoluera également, mais Gottéron communiquera ultérieurement le nouveau chiffre.

Les recettes supplémentaires ne serviront pas dans l'immédiat à recruter un septième joueur étranger pour la première équipe. John Gobbi indique en revanche que les budgets ont été revus à la hausse, non seulement pour l’équipe de National League, mais également pour les Ladies et les équipes juniors. « Nous allons passer un cap historique », annonce le directeur, qui réserve encore les détails pour une prochaine communication, sans doute dès demain lors de l'assemblée générale du club.

swisshabs.ch

23 août 2026

Le point sur l'infirmerie

 

Fribourg-Gottéron a enregistré le retour de deux joueurs à l’occasion de son quatrième match de préparation victorieux. Marcus Sörensen, absent lors des trois premières rencontres, a ainsi retrouvé l’alignement, tout comme Yannick Rathgeb.

La situation reste toutefois à surveiller dans les rangs fribourgeois. Henrik Borgström n’est toujours pas en mesure de jouer après avoir été touché lors du premier match de préparation, le 13 août, rappelle La Liberté. Patrik Nemeth, Anthony Richard et Samuel Walser manquaient également à l’appel, mais rien de trop grave selon le coach Rönnberg en cette période de préparation intense.

swisshabs.ch

21 août 2026

Zenhäusern mise sur le travail et la résilience pour défendre le titre

 

L'été a été court, pour Fribourg. Après le titre et de longues festivités, le grand chapiteau des Mondiaux s'est ensuite arrêté à la BCF Arena. Mais pas question de prendre la grosse tête pour autant. Gerd Zenhäusern, le directeur sportif des champions de Suisse, explique depuis les tribunes de la patinoire d'Yverdon que l'heure n'est pas au repos sur les lauriers pour sa troupe.

Est-ce que vous, vous avez pu prendre des vacances cet été?

Oui. En fait, chaque été, je prends trois semaines en juillet, dès que l’école est finie. Ce sont un peu mes seules de l'année, donc je suis obligé de partir! Sinon, je pense que ma famille me quitterait (rires)...

Et c'était comment ensuite? Moins de pression après le titre ou plus parce que vous êtes attendus au tournant?

En fait, la pression est constante, que tu gagnes ou que tu perdes. Ce sont surtout les attentes que nous avons envers nous-mêmes. Une fois qu’on a bien fêté ce titre, les compteurs sont remis à zéro. On sait que, cette année, on n’a encore rien gagné. Évidemment, c’est plaisant d’avoir vécu ça, parce que c’était quand même quelque chose d’incroyable. Mais on est motivés pour en avoir encore plus. On a faim, l’équipe a faim. C’est peut-être un départ un peu particulier parce que l’été a été plus court et que les émotions ont été très fortes. Mais l’équipe est très concentrée.

Est-ce que vous avez désormais la certitude que votre recette fonctionne? Ou est-ce que ce sport évolue tellement qu’il faut, vous aussi, constamment évoluer?

Absolument. On doit évoluer en permanence. Notre philosophie, notre façon de voir les choses, tient aussi au fait que nous avons beaucoup de jeunes joueurs. Nous sommes une équipe très jeune et nous savons qu’il existe encore une belle marge de progression à tous les niveaux, notamment sur le plan individuel. Pour nous, c’est très motivant de les voir se développer à l’entraînement. Mais cela ne concerne évidemment pas seulement eux. Tout le groupe est concentré et motivé. Je pense qu’il existe différentes façons de faire. Nous sommes persuadés que la nôtre correspond à nos moyens et aux valeurs que nous défendons. Après, il faut aussi avoir un peu de chance, il faut le reconnaître. Je pense que ce qui a payé, c’est le travail et la résilience, avec aussi cette part de réussite nécessaire.

Votre travail est-il désormais un peu facilité par le fait que, premièrement, Fribourg est devenu une adresse qui gagne et que, deuxièmement, les gens ont pu constater à quel point ce club est particulier?

C’est une bonne question, mais il est difficile d’y répondre. Le fait d’avoir gagné aide, c’est clair. Nous avons prouvé que nous pouvions le faire. Et je pense que les très bons joueurs ont envie de gagner. Ils veulent rejoindre un club qui sait comment le faire. Mais nous ne l’avons prouvé qu’une fois. D’autres clubs ont plusieurs titres à leur actif et ont donc davantage d’arguments. Mais notre titre peut clairement nous aider. L’engouement autour du club, nous le connaissions, mais nous ne l’avions jamais vu à ce point-là. Comme vous l'avez très bien dit, même certains Fribourgeois ont été étonnés.

Nous aussi, nous avons été très surpris. Et nous sommes en plein dedans. Je pense que c’est quelque chose qui peut motiver un joueur. Mais au bout du compte, ce qui compte aussi, c’est le rôle qu’on peut lui proposer. Depuis quelques années, notamment avec la nouvelle patinoire, Fribourg est devenu une destination attrayante. Il y a aussi tout ce que nous mettons en place: mon travail avec les joueurs, leur développement, le coaching staff, etc... Le fait d’avoir gagné ajoute encore une petite couche. Mais à la fin, pour attirer les bons joueurs, il faut aussi ouvrir les portes et leur montrer ce que nous sommes.

Robin Carrel

20min.ch

Léon Jenny, une vie à attendre ce trophée

 

Nathalie Spicher et Jakob Lüdi, secrétaire et président du Club des étoiles de Fribourg-Gottéron, 
ont tenu à présenter le trophée à leur plus ancien membre
Thomas Delley


Vendredi 1er mai 2026, 7 h 30. Fribourg se réveille sans avoir dormi. Léon Jenny, si. C’est Justine, sa petite-fille, qui le tire de ses rêves. «Grand-papa, on est champions!» D’ordinaire, les soirs de match – du moins les plus importants –, elle apporte quelques bières, allume la télévision et regarde Gottéron avec son grand-père. Cet acte VII de la finale a fait exception. «J’avais un empêchement.» L’essentiel est ailleurs: les quelques larmes de bonheur, de soulagement aussi, ont simplement coulé avec quelques heures de retard sur les joues de l’ancien Dragon. Le plus vieux encore de ce monde. Léon Jenny avait 14 ans en 1943 lorsqu’il a intégré le HC Gottéron, 29 lorsqu’il a remisé ses patins en 1958 et… 97 ans quand, enfin, son club de cœur a décroché le titre suprême.

Vendredi 1er mai, quelques heures plus tard. Tandis que Fribourg vit une journée irréelle, cinq jeunes Singinois de Tavel prennent la route. Direction Montreux et la Maison des Bosquets, où réside l’ancien attaquant. Leur but? Obtenir l’autographe du plus ancien joueur de Gottéron en vie. Le lendemain du plus grand soir de l’histoire du club, pour retrouver l’un de ceux qui l’avaient commencée.

Des maillots rétro

Jeudi 20 août. La coupe de champion de Suisse a vécu depuis. Bien vécu, même. Elle a fait le tour du canton, été exhibée partout et vu passer des milliers de mains. Mais qui connaît un tant soit peu Jakob Lüdi sait à quel point le président du Club des étoiles de Gottéron se nourrit de l’histoire de son club et chérit ceux qui l’ont écrite. Alors, ce jeudi matin, accompagné de sa nièce Nathalie Spicher, secrétaire du club, il débarque en territoire vaudois avec le trophée. «L’aîné de la famille Gottéron mérite qu’on lui fasse voir la coupe!»

Il est 11 h. Exactement l’heure choisie par Fribourg-Gottéron pour dévoiler sur ses réseaux sociaux les maillots que porteront les Dragons cet hiver. «C’est la saison des légendes», sourit Jakob Lüdi. Les trois chandails rendent justement hommage aux différentes époques qui ont façonné l’histoire du club. Parmi elles, forcément, les premières décennies, lorsque Gottéron jouait encore dans sa vallée, sur l’étang de la pisciculture, puis aux Augustins. Léon Jenny, lui, a connu toutes les époques. «On devrait écrire un livre avec les anecdotes qu’il nous raconte, sourient ses proches. Il a une mémoire incroyable.» Enfant de la Basse-Ville, il avait 8 ans lorsque le club a vu le jour. Six ans plus tard, il enfilait le maillot de la première équipe. Ce «tricot» de l’époque vivra à nouveau. «C’est beau!» s’émeut-il.

La petite cérémonie imaginée par Jakob Lüdi se voulait intime. Seule la famille du bientôt centenaire a été conviée, notamment ses trois filles, Monique, Claudine et Françoise et leurs maris, ainsi que deux représentants de La Liberté. «Je suis germanophone de naissance, mais j’ai toujours lu La Liberté», nous glisse Léon Jenny sur le ton de la confidence. «D’ailleurs, je la lis encore aujourd’hui. Mais je l’admets: uniquement les articles qui parlent de Gottéron.» La flatterie n’en est pas (uniquement) une. Dans sa chambre transformée en petit musée consacré aux Dragons trônent plusieurs exemplaires du journal et, soigneusement conservées, les éditions consacrées au titre historique.

Les trois filles de Léon Jenny, Monique, Claudine et Françoise (de g. à dr.) posent à ses côtés
Thomas Delley


Une histoire par photo

Sur l’armoire, juste à côté, un maillot à son nom, floqué du numéro 96 et signé par l’ensemble des joueurs. Léon Jenny l’avait reçu pour ses 96 ans, en mai 2025, à l’occasion du Dragon Lunch. Ce jour-là, Gottéron avait traité son doyen en héros: invité sur scène, célébré devant l’assemblée puis immortalisé au milieu de toute l’équipe. Et parce que Léon Jenny aime raconter, il avait ensuite invité Lars Leuenberger à (r) ouvrir avec lui son album de souvenirs, rempli de clichés des années 1940 et 1950. «Il avait une histoire à raconter pour chaque photo», se souvient Nathalie Spicher, témoin privilégiée de la scène.
Le maillot floqué «Léo Jenny», signé par tous les joueurs de la saison dernière, accroché sur l’armoire
Au-dessus d’une photo dont s’est saisi Jakob Lüdi, datée de 1943
Thomas Delley

Oui, même s’il a quitté la ville de Fribourg pour Lausanne, puis Vevey pour des raisons professionnelles – il travaillait chez Nestlé –, Léon Jenny n’a jamais abandonné son club de cœur. «Ah, il n’y avait que ça, Gottéron!» rigole Monique, l’aînée de ses trois filles. Elle n’avait que deux ans lorsque son père l’avait embarquée pour un tour d’honneur de la patinoire, en 1953. Jenny et ses coéquipiers venaient de fêter la promotion en ligue B, après une victoire 12-2 aux Augustins contre Thalwil, dernier de deuxième division. Léon Jenny s’en souvient en détail. «C’était grâce à notre gardien! Avant, on n’avait que des pommes au but, on perdait toutes les finales. Puis on a mis Otto Stempfeld et on a gagné!»

Des souvenirs comme celui-là, il semble pouvoir en sortir à la demande. «Regardez», lance-t-il en se saisissant d’une photographie datée de 1943. Son doigt parcourt quelques visages avant de s’arrêter. «Je suis celui-ci, le seul qui porte un casque. Je m’étais ouvert le front lors d’un match précédent, sur toute la longueur! Alors on m’avait fabriqué un casque en cuir.» Puis, sans transition, son doigt désigne cette fois un objet posé à gauche de la télévision. «C’est mon accordéon, une schwytzoise! Mais je ne peux plus en jouer, j’ai une oreille fichue.» Léon Jenny était certes hockeyeur, mais aussi et surtout artiste. Musicien, donc, mais également «faussaire». «Il copiait à la perfection les œuvres des grands peintres», racontent ses filles, qui les recevaient en cadeau, avec une recommandation: «Surtout, vous ne les vendez pas, hein! Sinon, il faudra m’apporter des oranges en prison.»

La coupe «Léon»

La maison de retraite montreusienne offre ce jeudi un calme auquel la coupe de champion de Suisse n’a pas toujours été habituée ces dernières semaines. Le trophée ne passe pas inaperçu pour autant. Plusieurs employés s’approchent et demandent à être photographiés avec «Monsieur Jenny» et la coupe. Son propriétaire d’un jour semble d’ailleurs vite s’y attacher, au point de proposer de la garder quelque temps et même de lui trouver un nouveau nom: «Léon».

Il aurait aussi pu choisir «Trepp», son surnom de hockeyeur, hommage flatteur à Hans-Martin Trepp, attaquant emblématique des grandes années du HC Arosa. Ou pourquoi pas «Slava» ou «Paul-André», en référence à Bykov et Cadieux, les deux seuls Dragons qu’il n’a jamais osé tutoyer. «J’avais beaucoup trop de respect pour eux! Slava, quand il jouait avec son copain Khomutov… Ohlala, c’était d’une beauté!»

Ça y est: le plus ancien Dragon a pu, lui aussi, embrasser la coupe de champion de Suisse
Thomas Delley


Belle, elle l’est aussi, cette scène du 20 août 2026. Quand Jakob Lüdi regarde son aîné avec émotion et lui dit: «Léon, je t’en fais la promesse: tu n’auras pas à attendre 89 autres années avant que je vienne te présenter un deuxième trophée.»

Jonas Ruffieux

laliberte.ch