"Sous un maillot qui se porte avec fierté, si tu le portes; il faudra le mouiller !" Fan's Club Fribourg Gottéron

22 mars 2026

Roger Rönnberg s'épanouit en Suisse

 



Si on lui souhaite de pouvoir coacher encore de nombreux matchs dans la présente saison, la nouvelle figure de Gottéron ne regrette en tout cas pas d'avoir quitté le confort de sa Suède natale pour notre pays.

Il en a fait part dans une longue interview avec le Göteborgs-Posten dans laquelle il revient sur la découverte de notre championnat. Voici quelques extraits, il est toujours intéressant d'avoir une parole un peu plus libérée que si c'était un média suisse.

Sur son travail avec Gerd Zenhäusern et la direction du club : "Je travaille en étroite collaboration avec un directeur sportif ici, tout comme je le faisais avec Christian Lechtaler à Göteborg. Il est très impliqué dans l'idée que nous allons faire un vrai changement de direction. J'ai le même soutien ici au sein du conseil d'administration que j'avais à Göteborg... il s'agit d'être de plus en plus nombreux à adhérer à la vision et de le faire ensemble."

Sur la polémique du non-renouvellement de contrat de Simon Holdener et d'une intensité et un volume d'entraînement auxquels les joueurs suisses n'étaient pas habitués :  "Il n'a pas vu son contrat renouvelé. Ce n'est pas aussi dramatique que ce qui a été décrit, mais cela devient un peu plus dramatique quand les médias s'en emparent. Il n'a pas obtenu de renouvellement de contrat et nous avons engagé un nouveau préparateur physique. Il n'y a donc rien de dramatique là-dedans. C'est un point sur lequel j'ai une très grande confiance en moi : quel standard physique une équipe doit avoir pour pratiquer le type de hockey auquel je crois."

Qui pour succéder à Holdener ? "Nous en avons engagé un préparateur physique. Nous n'avons pas encore rendu son nom public. C'est quelqu'un avec qui je n'ai jamais travaillé auparavant, en fait. Je pense que nous avons auditionné environ 15 préparateurs physiques différents pour ce poste. Et nous avons fini par choisir quelqu'un qui partage notre vision de ce que nous voulons construire ici."

Il précise également que Julien Sprunger est son lien dans le vestiaire avec le passé du club pour ne pas risquer de tout bouleverser avec sa vision.

Un mot également sur l'ambiance dans la patinoire : "Ça ressemble presque à un public de football. Ça peut devenir un peu bruyant entre les matchs. C'est peut-être le seul point négatif, cet aspect du supportérisme. Nous avons une atmosphère fantastique dans notre aréna. Je pense que c'est la meilleure ambiance de Suisse. C'est une aréna neuve mais qui a conservé la culture du hockey avec des tribunes abruptes et des places debout sur tout un virage. C'est une ambiance absolument fantastique pendant les matchs"

Pour le côté loisir, il a pu retrouver le plaisir du ski et semble adepte de Verbier où il a même un abonnement aux remontées mécaniques. Un sport interdit normalement aux joueurs, mais pas aux coaches ? "Je peux toujours coacher en fauteuil roulant, quand même ! Donc il n'y a pas de danger. C'est différent avec les joueurs. Ils ont probablement stipulé dans leur contrat qu'ils ne doivent pas skier pendant la saison."

Enfin une citation en rapport avec le titre de cet article : "Je pense que c'était ce dont j'avais besoin. J'avais besoin d'un nouveau défi. C'était une étape logique. Ensuite, que j'aie déménagé en Suisse ou que je sois allé entraîner Halmstad... cela importe peu pour moi, tant que je travaille avec des gens de qualité. C'est probablement ce que j'ai emporté avec moi de mes années à Frölunda. Le plus important pour moi est de travailler avec des gens bien — des personnes avec qui on peut travailler ensemble. Qu'on n'ait pas d'idées de base divergentes ou ce genre de choses. C'est là que je suis très satisfait d'avoir trouvé ce type d'amitié et de camaraderie ici — comme celle que j'avais à Göteborg."

swisshabs.ch