Les Dragons ont accueilli un invité de marque ce jeudi matin à l’entraînement. La visite de Nico Hischier donnera-t-elle des idées à Philipp Kurashev, courtisé par toute la Suisse, dont Gottéron?
Haut-Valaisans tous les deux, le directeur sportif de Gottéron et Nico Hischier se connaissent depuis longtemps. «J’avais été en contact avec son père au début de sa carrière», précise «Zeno». Voilà pourquoi le numéro un de la draft 2017 a patiné dans le frigo jouxtant la BCF Arena sous les ordres du skills coach Ilya Khanenko et d’Andrei Bykov avant de poser avec tous les joueurs.
Le reverra-t-on dans les parages cet été? «Malheureusement pas. Je l’ai invité à revenir la semaine prochaine mais il sera en vacances, souffle Zenhäusern. Et en août, il rejoindra Berne, son club formateur.» Après quoi Hischier retournera en NHL, fort d’un nouveau contrat de cinq ans et 58,5 millions de dollars, signé cette semaine avec New Jersey.
A l’inverse, les portes de la NHL pourraient se refermer définitivement pour Philipp Kurashev. Pourquoi parle-t-on ici de l’attaquant bernois? Parce que non conservé par les San Jose Sharks, l’homme aux 360 matches et 160 points dans la meilleure ligue du monde (la plupart avec Chicago) se retrouve sur le marché. Comme beaucoup de clubs helvétiques, Gottéron est sur les rangs.
De l’intérêt pour Kurashev
Sauf que la rumeur l’envoie à Lugano. «A ma connaissance, il n’a encore signé nulle part. Il m’a dit avoir bon espoir de décrocher un nouveau bail en Amérique du Nord», confie Gerd Zenhäusern, qui a eu l’international suisse de 26 ans au téléphone. Le directeur sportif assure en revanche ne pas être en contact avec Thomas Bordeleau, agent libre lui aussi faute d’avoir percé en NHL. Fils de Sébastien Bordeleau, ancien buteur de Berne et Bienne, l’attaquant de 24 ans est détenteur d’une licence suisse qui le rend très attractif sous nos latitudes.
A moins de réussir à attirer un gros poisson, les champions suisses remplaceront Attilio Biasca par un jeune élément. Gerd Zenhäusern cherche notamment une solution du côté de Berne. Avec 21 attaquants sous contrat, le SCB ne pourra pas garder tout le monde…
Pierre Schouwey

