Le Conseil d’État fribourgeois ne donnera pas suite aux interrogations concernant la vente des actions de Fribourg-Gottéron détenues par la Banque cantonale de Fribourg (BCF). Il estime que la transaction s’est déroulée dans le respect des règles et qu’aucune enquête n’est nécessaire.
Dans sa réponse à une question du député vert’libéral Daniel Savary, le gouvernement cantonal indique que la cession des titres à Pimpco SA, une société appartenant à la famille d’Albert Michel, ne peut pas être assimilée à un délit d’initié. Il souligne qu’Albert Michel, alors président du conseil d’administration de la BCF, s’était formellement récusé lors des discussions portant sur la valorisation des actions.
L’exécutif relève également que l’opération n’a fait l’objet d’aucune remarque de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA).
L’affaire avait refait surface à la suite d’une enquête publiée par La Liberté, qui révélait que la BCF avait cédé la quasi-totalité de sa participation dans le club à Pimpco SA. Selon plusieurs sources citées par le quotidien, le prix de vente aurait été essentiellement symbolique.
Le Conseil d’État rappelle toutefois qu’au moment de la transaction, début 2019, Fribourg-Gottéron enregistrait des pertes récurrentes, avec un déficit annuel moyen supérieur à 250’000 francs sur les cinq exercices précédents. La valeur de la société était donc limitée à cette période.
Le député Daniel Savary estimait néanmoins que le potentiel de développement économique du club était déjà connu, notamment grâce au projet de transformation de la BCF Arena, piloté à l’époque par Albert Michel. Selon La Liberté, la participation vendue représentait environ 20 % du capital-actions du club, devenu depuis champion de Suisse pour la première fois de son histoire.