"Sous un maillot qui se porte avec fierté, si tu le portes; il faudra le mouiller !" Fan's Club Fribourg Gottéron

4 mai 2026

«Ce n'est pas facile de pleurer devant des milliers de gens»

 


Julien Sprunger a rêvé de cela durant des années. Ce samedi, le No 86 a défilé dans les rues de Fribourg en compagnie de ses coéquipiers. La foule était immense, entre l'Université de Miséricorde et la BCF Arena.

Arrivée sur le parvis de l'enceinte fribourgeoise, l'équipe a été célébrée comme il se doit par des dizaines de milliers de fans. Julien Sprunger, capitaine emblématique et désormais à la retraite, a eu droit à une vidéo remplie d'émotions, avec l'apparition de ses parents, de sa femme et de ses enfants.

Julien, tu te rends compte que tout le monde a pleuré en voyant la vidéo qui te rend hommage.

J'avoue que je n'ai pas vu tous les gens autour de moi. J'étais tellement dedans. J'ai laissé le côté émotionnel de côté pendant des semaines et des semaines. Quand tu vois tes parents, tes enfants, ça va droit au cœur. Ça m'a vraiment touché au plus profond. Ça te rappelle d'où tu viens, ce que t'as fait. C'était très très beau, très intense. C'est clair que c'est jamais facile de pleurer devant des dizaines de milliers de personnes. Mais c'était incroyable.

Julien Sprunger a eu de la peine à retenir ses larmes sur la scène


J'imagine que tu t'étais fait des films, en te disant que si on gagne un jour, la fête sera belle en ville. Ça ressemblait à ça?

La dernière fois que j'ai parlé de ça, c'était quand on était en 2013 contre Berne. On était revenus à 2-2 dans la série. On s'est dit que si on gagnait le prochain match, on avait un puck de série. Tu imagines ce qu'il y a dans la ville, la folie. Depuis, je ne me rappelle pas en avoir parlé. Imaginé, bien sûr. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, depuis le moment où on est montés dans ce camion, c'était complètement fou. Il y avait un monde! C'était malade et irréel. Honnêtement, de partir et de finir là-dessus, c'est incroyable.

Et même dans ton imagination, tu voyais autant de monde dans les rues de Fribourg?

Non, non. Je n'avais que la Saint-Nicolas comme moyen de comparaison. Tu vois sur la place en bas avec la cathédrale qui est pleine. Mais autant de monde, non. J'avais l'impression que non seulement tout Fribourg était là, mais aussi tout le canton. J'ai vu tellement de monde que je connaissais de loin. Il y avait tant de maillots, tant de gens heureux. C'était fou.

Normalement, c'est le genre de scènes qu'on voit quand une équipe gagne la Ligue des champions.

C'est vraiment ça. J'ai en souvenir la parade des Champs-Élysées, quand la France est devenue championne du monde en 1998. Même les gars qui ont gagné dans un autre club disent que c'est incroyable. Moi, je n'ai pas de point de comparaison (rires). Le vivre une fois, c'était magique.

Ça valait le coup de ne jamais se tirer de ce club?

De ne jamais partir, mais surtout de faire une année de plus.

Le capitaine a enfin pu soulever le trophée


Il y a un moment dans la cérémonie que tu as préféré durant la parade, qui t'a marqué?

La place Georges-Python était déjà tant remplie… mais l'arrivée à la cathédrale. C'était symbolique. D'être là au milieu, avec cette communion, c'était magique. J'ai essayé de m'imprégner de chaque instant. C'était complètement fou.

Tu n'es pas trop déçu de ne pas avoir fêté sur la cathédrale, comme tout le monde l'imaginait?

Je vais postuler pour être Saint-Nicolas l'année prochaine, j'y arriverai. Franchement, je ne m'étais jamais imaginé tout ça. Le club a organisé ça d'une manière extraordinaire, la ville aussi. Aujourd'hui, le mot «déçu» ne fait pas partie de mon vocabulaire.


Matthias Davet

blick.ch

Un bien beau supplément consacré à Fribourg-Gottéron

 



Les médias imprimés du moins ceux qui accordent encore une place au sport ont depuis longtemps pris l’habitude de préparer deux unes en fonction du résultat final de l’équipe locale. Hier soir, au moment du bouclage, La Liberté n’a sans doute pas dérogé à cette règle.

Mais le quotidien fribourgeois a fait bien plus fort en proposant dès aujourd'hui un passionnant supplément de 28 pages qui couvre toute l'histoire du club, mais fortement imprégné de ce titre de champion, dont on imagine le travail en amont. Un indispensable souvenir à récupérer pour les fans qui rentrent peut-être d'une longue nuit et dont on ne connaîtra pas la version alternative si l'épilogue de ce championnat avait été différent.

A noter que le Freiburger Nachrichten en a fait de même et vous pouvez le consulter ici.

swisshabs.ch

La prophétie de Roger Rönnberg s'est réalisée

 

Le Suédois a réalisé la prophétie


Lorsque Roger Rönnberg a fanfaronné qu’il savait déjà où il allait fêter le titre de champion de Suisse, tout le monde s’est foutu de lui. Il faut dire que l’entraîneur suédois, jamais avare de bon mot, avait placé la barre haute. Au moment où l’on reprend un club connu pour son armoire à trophée vide (hormis une Coupe Spengler), la phrase ne peut que faire rire.

Douze mois plus tard, «RR» passe pour un prophète au moment où il a permis aux Dragons de triompher pour la première fois de son histoire. Il aura droit à la fête dont il a rêvé devant la cathédrale Saint-Nicolas de Fribourg. Quelle transformation pour le Dragon depuis son arrivée voici douze mois seulement.

La pression de l'an II

Mais comme rien n’est jamais linéaire tant dans la vie que dans le sport, il serait faux de prétendre désormais que les Dragons vont gagner dans les années à venir à coup sûr. «Quand on veut être sûr de son coup, on plante des navets», comme le dirait le Roi Loth de la célèbre série Kaamelott.

Surtout, Roger Rönnberg va désormais devoir faire avec la pression de l’an II et le risque d’usure qui plane sur la tête de tout entraîneur. Pour sa première année, il est parvenu à imposer sa patte en mode «marche ou crève», avec parfois ce sous-texte: «qui m’aime me suive». Et cela ne s’est pas fait sans anicroches tant il peut friser parfois le dogmatisme. Le préparateur physique, Simon Holdener, va s’en aller, car il n’avait pas les mêmes visions que le big boss. Le héros du titre, Lucas Wallmark, malgré un contrat valable, a également préféré quitter la BCF Arena au terme de cette saison.

Pari gagnant

Roger Rönnberg n’est pas là pour gagner un concours de popularité, du moins pas dans le vestiaire. Il est là pour gagner des titres. Et il a déjà commencé la moisson. Ces frictions ne sont, en un sens, pas graves. Elles font partie de la vie d’une entreprise. Et ce n’est pas anormal que la méthode Rönnberg puisse avoir heurté certaines sensibilités. En l’engageant, le directeur Gerd Zenhäusern voulait justement changer la culture de son club pour y injecter une faim de victoire que le club n’avait probablement plus connue depuis longtemps.

Un changement de façon de travailler pour un changement de dimension. Pour l’heure, le Haut-Valaisan paraît avoir mis son club dans la bonne direction. Les jeunes joueurs semblent vouloir travailler avec Roger Rönnberg. D’attractif, Fribourg Gottéron est devenu une adresse prisée. Une place forte. Le pari était risqué, mais il est gagné.


Merci Monsieur Rönnberg !


Grégory Beaud

blick.ch

Gottéron a trouvé le remplaçant de Lucas Wallmark

 

Tout frais champion de Suisse, Fribourg Gottéron pense déjà à la saison prochaine. Lucas Wallmark a confirmé, après le but du titre, qu’il allait rentrer au pays. Mais Gerd Zenhäusern lui a déjà trouvé un successeur. Pas forcément poste pour poste, d’ailleurs. Selon nos informations, le club de la BCF Arena a mis Anthony Richard (29 ans) sous contrat pour deux saisons.

Capable d’évoluer au centre comme à l’aile, l’attaquant vivra sa première expérience en Europe après avoir passé toute sa carrière entre la AHL et la NHL. Drafté en 2015 par les Nashville Predators (4e tour, 100e position), le natif de Trois-Rivières a principalement évolué en AHL, où il a disputé 589 matches pour 381 points (179 buts, 202 assists).

Fribourg Gottéron avec sept étrangers?

Il n’a que rarement eu sa chance dans la plus prestigieuse ligue du monde. Lors de la saison 2024/2025, il a disputé un total de quinze matches sous le maillot des Philadelphia Flyers (2 buts, 4 assists). Avant son passage en Pennsylvanie, il a également porté les couleurs des Nashville Predators, des Montréal Canadiens et des Boston Bruins.

À Fribourg, il est le sixième étranger sous contrat après les défenseurs Michael Kapla et Patrik Nemeth, ainsi que les attaquants Marcus Sörensen, Jacob De La Rose et Henrik Borgström. Comme Fribourg Gottéron disputera la Champions Hockey League, il y a fort à parier que les Dragons entameront la saison avec sept étrangers sous contrat, contrairement au choix effectué l’automne dernier.

blick.ch

Expo à voir : des Augustins à St-Léonard. Le hockey sur glace à Fribourg

 



Le timing ne pouvait être plus idéal puisque c'est hier soir qu'a eu lieu le vernissage de cette exposition que les fans fribourgeois - et autres ouverts d'esprit - pourront voir en marge des championnats du monde, entrée gratuite jusqu'au 30 mai.

Cette exposition plonge les visiteurs dans l’évolution du hockey sur glace dans le canton de Fribourg, des origines à aujourd’hui. Le parcours propose une immersion complète dans l’histoire de la discipline, tout en ouvrant une réflexion sur son avenir. Documents d’archives, textes, photographies, vidéos, articles de presse et témoignages audio composent une riche mosaïque retraçant plus d’un siècle de passion.

Le public peut également découvrir des objets d’époque rarement exposés, comme des gants, des maillots ou encore des patins, témoins concrets de l’évolution du jeu et de ses équipements au fil des décennies.

L'Atelier, Place Notre-Dame 16, Fribourg. Infos par ici

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